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Demos, le blog...

Le modèle Français en danger

On refait le monde | 09 décembre 2005

 

Chers amis, la comptabilité des entreprises est une affaire éminemment politique car elle reflète la vision que l'on a de la micro économie et, au delà, de la société.
Or, depuis le 1er janvier 2005, les "principes" de la comptabilité ont été mondialisées.
Dorénavant, dans la présentation de leurs comptes consolidés, toutes les entreprises cotées de l'UE doivent respecter des normes comptables internationales élaborées par une institution privée à la botte des USA (l'IASB). Ces nouvelles normes visent à donner aux dirigeants et surtout, aux actionnaires, le pouvoir de piller les entreprises dont ils prennent le contrôle au mieux de créer de la richesse virtuelle sur le dos de la communauté. 
Jusqu'à présent, en application des principes de "prudence" et de l'enregistrement comptable au "cout historique", une entreprise qui accusait une moins-value sur titre devait enregistrer cette perte immédiatement. Désormais, non seulement, ces moins-values ne seront plus du tout comptabilisées, mais les éventuelles plus-values pourront, elles, apparaître dans les comptes et permettre ainsi "avant toute cession" de distribuer aux actionnaires des dividendes supplémentaires...C'est toujours ça à se mettre dans les poches...!
Exemple : une entreprise détentrice de titres A qui, en Bourse, ont baissé de 100, et de titres B qui, eux, ont progressé de 150; selon les anciens principes, cette entreprise devait comptabiliser une perte de 100 alors que les plus-values elles, ne pouvaient apparaître dans les comptes qu'après la cession des titres (pour des raisons évidentes que la cotation d'un titre est fluctuante), maintenant c'est le contraire ...!

 

Qui veut noyer son chien, l'accuse de la rage. L'évocation d'une nouvelle ère, grâce à l'entrée en scène de "principes comptables" maffieux s'apparentent déjà à une manipulation grossière.
Pendant que des écarts insupportables se creusent entre les individus, que les gens s'endettent à vie pour un pavillon, que les Etats durcissent leur législation à l'égard des libertés publiques; des fusions gigantesques se produisent, impliquant des masses énormes de capitaux à rémunérer, des équipes dirigeantes gèrent à la petite semaine des entités sur un fauteuil éjectable, face à des actionnaires toujours plus pressés et plus avides, irresponsables, surgissant d'on ne sait où pour imposer une approche suicidaire du commerce, de la productivité, du devenir du capitalisme et par la même, de la civilisation occidentale.
Ces nouveaux capitalistes de catastrophe; ces racailles de la finance accusent notre modèle de tous les mots avec la stratégie sournoise de mondialiser par la fourberie au besoin la force le néo-libéralisme, qu'un nombre de plus en plus importants d'actifs, principalement incorporels et financiers, ne soient plus du tout amortis; autoriser l'inscription dans les comptes de multinationales de bénéfices potentiels calculés par des experts sur la base d'estimation sans aucune référence directe à des valeurs réelles. Ces bâtards n'ont à la bouche que l'excuse du Réalisme pour justifier leur affligeante illusion de triomphe, transformant l'utopie d'un monde meilleur en une sinistre farce. Les néolibérauxs travaillent sur les apparences en spéculant sur le virtuel, en créant une économie de façade, en fabricant un monde artificiel cauchemardesque pour une moitié de la planète et misérabiliste pour l'autre, pendant que les institutions européennes et les gouvernements de l'Union méprisent les Peuples qui résistent en poursuivant leur réformes néo-libérales à n'importe quel prix.
Jusqu'où iront-ils si nous les laissons faire? Combien de temps encore avant que les gouvernements néolibéraux européens tirent à balles réelles sur le Peuple manifestant à commencer par la France ...?

 

Chers amis l'UE, ses fonctionnaires et ses ministres puent le fric. Nous devons d'urgence dénoncer cette mascarade,  non pour vivre en autarcie repliés sur nous mêmes, mais bien au contraire pour proposer et entamer avec les Peuples européens et toutes les bonnes volontés de nouvelles négociations fondatrices d'un nouveau traité fort de l'expérience du traité de Rome et des traités successifs. Nous devons le faire avec force et conviction si nous voulons parvenir demain à construire l'Europe qui vaille le coup de sacrifier une partie de notre Souveraineté : l'Europe des Peuples, pour la Paix et la prospérité dans un capitalisme social et humain et non dans une mascarade de Démocratie et de Justice ...

 

Publié par demos à 18:23:49 dans L'économie de guerre. | Commentaires (10) |

Tortures et manipulations | 07 décembre 2005

Article mis à jour le 1octobre 2006.




La Cour suprême américaine a jugé par cinq voix contre trois, le 29 juin 2006, que le président américain George W. Bush avait outrepassé ses pouvoirs en instituant des tribunaux militaires à Guantanamo pour juger les "combattants ennemis" dans le cadre de sa guerre contre le terrorisme. Elle a, par ailleurs,  rejeté l'argument du gouvernement selon lequel le «Detainee Treatment Act» (DTA) dont il est question dans cet article avait un effet rétroactif sur les affaires en cours les rendant irrecevables. Depuis l'administration Buch a soumis au Parlement étasunien un nouveau texte identique à celui rejeté par la Cour suprême et obtenu l'aval des deux assemblées. En attendant une seconde censure éventuelle de la Cour suprême, les détentions arbitraires et les tortures se poursuivent dans un vide juridique absolu. (1





Cher amis, les USA s'enfoncent un peu plus chaque jour dans le totalitarisme et la répression aveugle...Mardi dernier, les sénateurs ont limité considérablement la faculté qu'ont les détenus de Guantanamo de s'adresser à la justice en parfaite violation des décisions de la Cour suprême qui avait consacré ce principe sur le fondement multi-centenaire de l'Habeas corpus.

Par 84 voix contre 14 seulement, le Sénat a adopté outre l'organisation de tribunaux d'exception par l'administration Bush, un texte visant à mettre fin à la possibilité de recours des prisonniers politiques y compris sur le territoire étatsunien. Dorénavant, ils ne pourront faire appel des décisions des tribunaux militaires que s'ils auront été condamnés soit à plus de 10 ans d'emprisonnement, soit à la peine de mort, étant souligné que l'appel ne pourra intervenir que devant la Cour fédérale de
Washington...! Point positif à noter toutefois sans ironie aucune, l'utilisation de chiens est en passe d'être interdite dans les interrogatoires de prisonnier à condition toutefois que la Chambre des
députés valident cet amendement ce qui semble improbable car la majorité des députés républicains ont indiqué que cet amendent était inutile puisque la torture est interdite par le droit étasunien depuis 1994 ! On croit réver...

Les États-Unis sont dans une période charnière de leur histoire comme d'ailleurs toute l'humanité en ce début de siècle. les Nations ont à faire des choix et ces choix hypothèquent irrémédiablement leur avenir. Les États-Unis imposent unilatéralement et par la force une modifications des
règles du jeu économique et politique. Nous payons tous à présent les conséquences de ses choix. Aujourd'hui, le modèle de société étatsunien ne cherche plus à convaincre, exalté qu'il est dans l'illusion du capitalisme triomphant, insensible au désastre humain qu'il provoque et encourage.

On ne combat pas une idée en lui opposant une autre idée, mais en la poussant à son paroxysme pour mieux en pointer les contradictions. La société étasunienne est au terme d'un paradoxe qu'elle refoule dans l'inconscient collectif comme nous le faisons individuellement face à nos
propres contradictions. Un petit pays comme la France n'a pas le droit de se tromper d'amis. Il est de notre devoir impérieux de nous indigner sans désespérer de voir ces crétins sortir de cette spirale obscurantiste quoiqu'il y ait lieu d'en douter fortement eu égard ces nouvelles dispositions.
Quand l'européen aspire à plus de liberté, l'américain donne l'exemple d'un citoyen satisfait de la dictature policière et du working-poor. Plutôt que d'utiliser son bulletin de vote afin de promouvoir une certaine idée du bonheur, et ainsi donner l'exemple; il choisit majoritairement la peur de l'inconnu, la cupidité et l'opportunisme. Sur le plan économique, l'état d'injustice dans lequel se trouve la société étatsunienne prouve que le capitalisme, lorsqu'il n'est pas refréné, parvient rapidement au bout de sa
logique; il ne sert plus le système qui l'engendre, il l'utilise en l'appauvrissant au profit d'une poignée.
Cette situation est à la fois une honte et un échec; une honte pour un pays développé qui abandonne en chemin la partie la plus vulnérable de ses habitants; un échec pour son modèle économique et social incapable d'assumer un bien être minimum à toute la population.


Le matérialiste-réaliste à une secrète horreur du Beau, seul l'intéresse le Succès comme les bigotes nomment parfois vulgaire la beauté qu'elles se défendent d'admirer. "Or, le peuple américain ne veut pas reconnaître ce qu'il sait parfaitement : à savoir que son mode de société ne peut pas
perdurer dans ces conditions. Son hégémonie est devenu insupportable, par la force militaire et la puissance de son économie, l'Amérique empêche les peuples ambitieux de construire la société que nos pères idéalisaient. Nous ne sommes plus chez nous, libres de choisir notre futur sauf à passer par la dictature du marché ( le débat sur le référendum européen en est un exemple affligeant). On peut dire objectivement que l'Amérique a rendu impossible la réussite d'un humanisme social européen pour l'avoir gangrené par sa puissance économique depuis 20 ans, aidé des Anglois dans une volonté commune de l'abattre. Consciemment ou inconsciemment, les USA poussent au déclin de la civilisation occidentale. La prise de conscience que cette réalité imposée n'est pas conforme à celle promise et conceptualisée par l'homme politiquement libre n'aura de cesse de grossir. Quand elle aura atteint son paroxysme, rien de pourra la stopper. C'est une guerre de l'opportunisme matérialiste contre la pensée qui est perdue d'avance pour les tenants de l'ultra-libéralisme car un système qui fabrique de la richesse en produisant de la pauvreté est voué raisonnablement à disparaître...


1. http://www.blogg.org/blog-31810-date-2006-10-05-billet-449113.html

Publié par demos à 11:21:14 dans La décadence étasunienne | Commentaires (15) |

Démocratie directe... | 06 décembre 2005

 

Chers amis, la Démocratie Directe est l'émergence d'un nouveau type de citoyen qui ne se reconnaît pas dans le système politique actuel. C'est un citoyen responsable, intéressé par la vie de sa cité qui désire participer aux décisions. Il consent à une délégation d'application de ses décisions mais n'admet pas qu'un élu se substitue totalement à son arbitrage. Le fonctionnement actuel de la démocratie, vertueux dans son principe, cache une dérive caractérisée par la captation du pouvoir par les partis.  On observe également une évidente contradiction entre les promesses des candidats de tous bords lors des campagnes électorales et les dispositions qu'ils prennent une fois parvenus au pouvoir. Depuis des années, pas seulement en France, la désertion plus ou moins importante des électeurs entraîne l'accentuation du décalage entre les citoyens et leurs représentants.


Cette abstention entraîne également la sur-expression des électeurs engagés dans une action militante et le discrédie des élus dont la légitimité est mise à mal par l'abstention.  Nous ne pouvons compter que sur nous-mêmes, non sur les appareils politiques. Passons-nous de ces intermédiaires. Unissons-nous, en faisant front solidairement à nos problèmes et vous constaterez que l'intérêt individuel peut servir l'intérêt collectif et qu'inversement l'intérêt collectif peut renforcer l'intérêt individuel dans sa diversité. Une proposition de loi a été déposée en juin 1999 afin de donner un cadre juridique à la carte de vote électronique qui permettrait aux citoyens de participer directement à certains projets à l'échelle communale. Bien entendu, le domaine d'application de la carte de vote électronique n'aurait de cesse de s'étendre dans le but de donner à cette initiative une dimension nationale. Je rappelle que le projet de carte de vote électronique n'a strictement rien à voir le système en vigueur aux USA.


 

Publié par demos à 09:43:28 dans Car une 3ème voie existe. | Commentaires (4) |

La France en danger ! | 05 décembre 2005

Chers amis, la France est en état d'urgence.
Depuis le 9 novembre 2005, nous ne devons pas perdre de vue qu'il y a dans ce pays des espaces où le gouvernement peut ordonner à la police de procéder à des arrestations massives, où il peut interdire les manifestations, censurer les médias, interdire les réunion, fermer les salles de spectacle, perquisitionner et restreindre les mouvements des personnes sans devoir fournir de preuves ou de raisons justifiant de telles actions.
Depuis les émeutes de novembre la police a procédé à 3 000 arrestations et 1 700 CRS sont postés dans les cités de banlieues.
 Cette mesure extraordinaire digne d'un état policier a été pratiquement cautionnée par toute la classe politique, y compris par la direction actuelle du PS, une tête de serpent sournoise, corrompue au néo-libéralisme, traite au Socialisme et affligeante de médiocrité.



Cependant, l'état d'urgence est-il une mesure compatible avec notre droit ? Une réponse négative s'impose. Certes, la loi de 1955 ne peut pas faire l'objet d'un contrôle de constitutionnalité par le Conseil constitutionnel puisque dans ce pays, fort heureusement, la juridiction suprême n'a pas la possibilité de vérifier la constitutionnalité d'une loi déjà promulguée. Certes, Le Conseil constitutionnel a déjà décidé en 1985 que "la gestion  quotidienne de l'état d'urgence appartient au pouvoir exécutif" ce qui signifie que les recours devant le Conseil d'état se font au coup par coup, contre une disposition particulière du préfet touchant un particulier et non sur la validité de la loi instaurant l'état d'urgence. Mais dans ce pays de droit jusqu'à preuve du contraire, les décisions des pouvoirs publics ne sont pas des actes discrétionnaires, elles sont soumises à des conditions. L'état d'urgence modifie le fonctionnement de l'état de droit, il n'y met pas fin !
C'est la raison pour laquelle la loi pose une exigence : il faut "UN PERIL IMMINENT".
Ce péril imminent existait le 9 novembre, date à laquelle le gouvernement a décidé par décret d'instaurer l'état d'urgence pour 12 jours seulement, mais ce péril n'existait pas le 17 novembre lorsqu'il fut décidé de le proroger pour 3 mois avec la complicité criminelle des Parlementaires puisque nous assistions à cette époque à une décrue de la violence.
Comment se fait-il qu'on est pas trouvé 60 parlementaires pour saisir le Conseil constitutionnel qui aurait assurément invalidé cette loi scélérate ...?



Chers amis, Chers futurs électeurs de 2007, le néolibéralisme nous entraîne tranquillement dans la dictature et l'état policier(1) . Ne nous y trompons pas, l'état d'urgence est moins destinée aux banlieues qu'au mouvement social dur qui pourrait se déclencher dans le pays.
Cette loi est un avertissement, une tentative d'intimidation préventive en cas de grève et de manifestations. Voyez comment se met en place insidieusement au plan économique un libéralisme effréné, et au plan politique l'instauration d'un véritable Etat policier.
Voyez comment les deux sont liés. Il s'agit d'obtenir le calme social par une politique autoritaire.
Que le Conseil constitutionnel n'est pas pu exercer son contrôle sur une loi aussi extraordinaire est le signe évident d'un affaiblissement des Libertés dans ce pays et du danger qui nous guette demain de vivre dans une société de violences, d'intimidation et de soumission totale...



 



1.  http://www.blogg.org/blog-31810-date-2005-12-22-billet-263294.html 



 

Publié par demos à 14:26:06 dans Dossier "Crise des banlieues" | Commentaires (78) |

Des idées neuves... | 02 décembre 2005


P
our avoir des idées neuves, il faut préalablement prendre conscience de son environnement et le refuser ... une fois ce travail intellectuel achevé, les idées neuves apparaissent naturellement ...

Publié par demos à 16:25:02 dans Car une 3ème voie existe. | Commentaires (2) |

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