Mes chers amis, depuis samedi, l'UDF est devenu un « parti libre ».
A Lyon, sur fond de scène orange comme pour rappeler aux 2500 militants présents la révolution ukrainienne, Bayrou a fustigé le gouvernement et rompu définitivement avec l'UMP.
« La majorité, c'est 2007 ! » clame le rebelle de l'extrème-centre; « la 3ème voie proposée par son courant est la première ».
En estimant qu'il fallait appuyer toutes les valeurs de droite et de gauche honorables mais dévoyées par les partis qui prétendent les incarner; Bayrou a défendu son « projet d'espérance » avant que le pays « explose en communauté ou en jacquerie ». (lire aussi "Mépris du peuple et révisionnisme historique" sur la façon de qualifier les actions populaires http://www.blogg.org/blog-31810-themes-57599.html ou "Utopie capitaliste et haine du pauvre" http://www.blogg.org/blog-31810-date-2005-12-29-billet-266866.html)
On sait que Bayrou n'a ni le goût du système américain, ni celui de la surenchère verbale quoique samedi, le veau s'est, à son tour, transformé en taureau.
Nous attendons la suite avec impatience... (sur l'UDF, Bayrou et la direction du PS, lire aussi "Hollande : cancer du socialisme" http://www.blogg.org/blog-31810-date-2005-11-16-billet-242461.html
Pendant ce temps, de Villepin croit faire de la politique en jouant au poker avec son avenir de présidentiable.
Il vient d'avancer de quinze jours l'examen du CPE (contrat-précarité-exclusion) devenu un simple amendement aux lois de frère Borloo.
Un simple amendement, mes chers amis, suffirait à causer le plus important chambardement du Code du travail français de toute son histoire ainsi que le détricotage de notre modèle de société.
Une ligne de droit pour condamner des millions de jeunes et, à terme, la totalité des salariés français à la sous-condition d'esclave des temps modernes, chair à canon de la guerre économique impitoyable que se livrent les capitalistes cupides du monde entier sur le dos des pauvres gens...
Quel risque énorme de Villepin a choisi de prendre en tentant de passer en force ... ! Il cherche sans doute à griller la manifestion du 7 février à l'appel de pratiquement toutes les organisation syndicales, mais aussi, l'Unef chez les étudiants, les mouvements lycéens, même les parents d'élèves du FCFE en plus de tout le réseau associatif de gauche.
De Villepin cherche sans doute à prouver qu'une politique volontariste pourrait évincer Sarkozy de la liste des présidentiables alors que c'est lui qui va se faire éjecter, comme Balladur le fut, en son temps, avec son smic-jeune, en se mettant bêtement les étudiants à dos...
Il veut réformer avant 2007 au risque de faire basculer le pays dans la grêve générale. Sans doute, une directive ou un conseil habituellement foireux de Jacques Chirac, champion du monde du non sens politique.
En choisissant de se mettre les étudiants à dos, de Villepin vient d'hypothèquer son avenir politique.
Demos dit : la chûte est proche ...
Publié par demos à 17:30:01 dans DOSSIER ARCHIVES CPE | Commentaires (43) | Permaliens
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