• De l'Immigration choisie à la résistance civique

    Mes chers amis, l'Assemblée nationale votera mercredi 17 mai 2006, l'adoption définitive en première lecture du projet de loi sur l'immigration choisie. Le texte sera présenté au Sénat à partir du 9 juin. L'urgence est déclarée. Il n'y aura pas de seconde lecture.
    Nous devons nous mobiliser contre ce projet inique en exprimant collectivement notre opposition à une immigration jetable comme l'ont exprimé dignement les 35.000 manifestants rassemblés samedi à Paris.(1) Mais nous devons aussi élever plus haut notre désapprobation en nous opposant à la politique inquiétante menée depuis plusieurs mois par le gouvernement français à l'encontre des immigrés réguliers et des sans-papiers. Une politique migratoire sectaire et autoritaire qui vise à exposer les immigrés au vandalisme de la médiocrité des préjugés en les présentant au mieux comme une charge économique, au pire comme une harde d'envahisseurs criminels. C'est une honte de stigmatiser ainsi l'étranger pour les seules raisons qu'il est économiquement faible et que nous traversons une crise; alors que d'autres, violent le droit international, torturent au nom de la liberté, tout en continuant de jouir, eux, de la considération générale et de l'aval des puissants de ce monde. Et ça continue ! Dans quelques semaines, plus de 10.000 enfants inscrits illégalement à l'école de la République seront purement et simplement expulsés vers leur pays d'origine. Au nom de la dictature économique, pingres, cupides, égoïstes, non seulement nous voilà entrain de planifier le sort d'individus dans une surenchère de plus en plus ignoble (de 10.000 expulsions en 2002 à 25.000 programmées pour fin 2007) mais après la violation des églises, la traque du clandestin entre avec la police jusque dans les écoles de la République ! Il semble que plus rien n'est de valeur devant l'utopie capitaliste au sein d'une société qui s'engouffre malgré elle dans la décadence et le parjure. Des enfants dont la plupart ne parlent que le Français, qui n'ont connu que la France, qui sont une richesse certaine pour notre pays et non une charge, ces enfants deviendront soudain étrangers une seconde fois dans leur pays d'origine, inutiles et abandonnés à leur funeste destin derrière la pudeur indécente du mot « reconduite » pour qualifier ce qu'il y a lieu de nommer expulsion. Au nom de fondamentaux au dessus de toute considération, nous avons le droit et le devoir de résister à cette guerre ouverte que les civilisations occidentales ont déclaré à l'Humanité toute entière.

    Résister à des lois scélérates est un droit naturel

    Nous en avons le droit parce que l'historique de la démocratie a constamment conditionné la légitimité du pouvoir politique au respect de lois non écrites disposées au sommet de la hiérarchie des normes, au dessus de toute législation de circonstance, échappant même à la désinvolture criminelle du droit positif (2). Ces principes sont applicables en toutes circonstances. Ce sont des fondamentaux au nombre de 4 : le respect des vivants et des morts, l’hospitalité, l’inviolabilité de l’être humain, l’imprescriptibilité de la vérité. Par conséquent, dans une démocratie, tout pouvoir n'est tolérable qu'à la double condition de ne pas entrer en contradiction avec ces principes sacrés, de les défendre à tout prix lorsqu'ils sont menacés, en mettant si besoin, la puissance publique au service de la justice et du progrès quand bien même devrait-elle pour cela, s'attaquer à la dictature des « faits » avec autant de conviction que s'il s'agissait d'abattre une tyrannie ordinaire. De surcroît, il appartient aux citoyens, seuls responsables de leur liberté et méprisant le pouvoir, d'élever la contestation jusque dans la rue, s'ils constatent collectivement l'existence d'incompatibilités insurmontables entre le respect de ces principes supérieurs et les lois positives de l'Etat.

    Ce droit à la résistance que les néolibéraux qualifient « d'épidémie populiste », de « jacquerie populaire » ou encore de «  gouvernement de la rue » est d'une telle évidence qu'il est consacré par les textes fondamentaux les plus importants . Ainsi, le Préambule de la Déclaration Universelle des droits de l'homme de 1948 dispose " il est essentiel que les droits de l'homme soient protégés par un régime de droit pour que l'Homme ne soit pas contraint suprême recours, à la révolte contre la tyrannie et l'oppression". En France, l'article 2 de la Déclaration des droit de l'Homme et du citoyen énonce le principe naturel de la résistance à l'oppression, principe élevé à la hauteur d'un droit constitutionnel par les Sages dans leur décision de 1982 sur les nationalisations. Enfin, il arrive de plus en plus souvent à la jurisprudence d'invoquer l'existence de principes supérieurs non écrits et d'application absolue pour étendre une liberté, ou pour écarter l'application d'une sanction pénale. C'est ainsi que dans l'affaire Albert Jacquard, la Cour d'appel de Paris a reconnu la primauté de la conscience individuelle sur le droit positif (3) et que le tribunal de Boulogne-sur-Mer a refusé de condamner les personnes poursuivies pour leur aide aux sans-papiers parce qu'ils « servaient une cause humanitaire »(4)

    Résister à des lois scélérates est un devoir de conscience

    Mais nous avons aussi le devoir de résister à ces projets et politiques macabres quitte à choisir en citoyens responsables de violer délibérément une loi scélérate. La loi est faite pour libérer et non pour contraindre. Quand elle interdit, c'est seulement pour protéger. Elle ne pourrait, en aucun cas, servir d'outil à un régime d'injustice, ou servir de prétexte à l'abnégation de la dignité humaine. En violant une loi scélérate, on ne viole pas la loi, au contraire, on la défend , mais en conservant à l'esprit qu'elle est au service de la Justice, sans être en soi la Justice. C'est pour cela qu'il n'est pas nécessaire de faire dire à la loi que la torture est illégale pour condamner légitimement la torture. C'est pour cela que le projet de loi sur « l'immigration choisie » fait l'unanimité des Eglises contre lui; parce qu'il s'attaque à des valeurs universelles.

    Expulsons ces enfants illégalement scolarisés au nom du respect de la loi, expulsons-les puisqu'ils ne peuvent prétendre à un droit qu'ils n'ont jamais eu. Mais en vérité, à défaut de nationalité française légalement reconnue, tant qu'ils auront vécu sur le sol français, leur temps de présence effective sera leur histoire en même tant que la nôtre. Cette histoire, disais-je, devrait interpeller les consciences sur des notions à la fois simples et évidentes de justice car le droit peut tout décréter, mais il lui est impossible de remettre les choses en l'état étant incapable de parvenir à effacer les pans de vie des êtres humains ... Effacer la vie, effacer l'histoire, effacer le vécu rétroactivement, en les renvoyant chez eux, le droit peut le dire, mais la justice ne peut pas le faire. Le gouvernement néolibéral peut le dire, mais les Français ne laisseront pas faire. La mémoire l'interdit puisqu'elle est fidélité et qu'aucune vertu n'est possible sans la fidélité. Ainsi, le souvenir qui restera gravé dans la mémoire de ces enfants sera le témoin de notre fidélité ou pas aux valeurs d'assistance et d'asile qui ont fait notre pays et qui sont, sans doute, les seules raisons pour lesquelles, nos ennemis étasuniens hésitent encore à nous exterminer.

    Le navrant de ces politiques migratoires fondées sur la bio-politique est qu'elles s'attaquent aux valeurs universelles. Or, il est de l'essence de la pensée nazi de s'attaquer aux valeurs universelles. C'est pour cela que le néolibéralisme est une forme de nazisme; parce qu'il viole les lois universelles de l'Humanité. Voyez comment se trame le fil conducteur qui relie notre réalité néolibérale avec celle des juifs français de la période noire d'occupation déchus rétroactivement de leur nationalité sur plusieurs générations. Hier les convois de train pour acheminer, aujourd'hui des règlements à l'échelle européenne pour organiser ce que l'on nomme « reconduite » comme une pudeur indécente. Quand on a de la réalité plein la bouche, il est important que les mots ne manquent pas à leur fonction de désignation adéquate des choses sans la honte d'exprimer clairement le mot qui convient à chaque cas d'espèce. Et demain, irons-nous jusqu'à abandonner les sans-papiers comme les autorités marocaines ont abandonné des dizaines d’immigrés africains en plein désert du Sahara Occidental ? Nous perdrions toute crédibilité. La France serait traînée dans la boue du macadam et notre résistance à la mondialisation néolibérale deviendrait inutile et indécente.

    Pour toutes ces raisons, dans la plus parfaite légalité, DEmos lance un appel à la désobéissance civique en attendant de prôner s'il le fallait, la résistance par tout moyen. En effet, si la désobéissance civique suppose l'action non violente, la Déclaration des droits de l'Homme et du citoyen de 1789, seule norme positive que nous revendiquons en l'état, ne le précise pas. Résistons sans violence en commençant par signer la pétition du Réseau éducation sans frontières (RESF). Cette pétition s'intitule «Nous les prenons sous notre protection». Elle émane d'enseignants, de parents d'élèves et de lycéens qui appellent «tous ceux qui se sentent concernés par la défense des droits de l'homme» à «s'opposer aux expulsions massives de jeunes et de familles entières».

                        http://www.educationsansfrontieres.org/article.php3?id_article=24

    Aujourd'hui, les néolibéraux soutenus par les médias tentent de nous convaincre de voter pour l'extrême droite en 2007, ils ne le disent pas comme ça, ils disent : devant ce désastre politique la tentation des extrêmes est très fortes. Mais ils disent cela parce qu'ils méprisent le Peuple. Ils veulent faire croire au Peuple qu'il n'est pas capable de prendre son destin en main en votant pour la ruine universelle. Ils se trompent encore comme ils se trompent en imaginant que nous les laisserons commettre un tel crime ...

    1. Samedi 13 mai 2006
    2.
    Le droit positif, c'est l'ensemble des normes juridiques en vigueur dans l'espace, dans l'instant,  toutes sources confondues.
    http://www.ldh-toulon.net/article.php3?id_article=273
    4.
    http://www.ldh-toulon.net/article.php3?id_article=328.

     


  • Commentaires

    1
    Mardi 16 Mai 2006 à 13:22
    le problème...
    C'est que beaucoup de pays ont commencé ou vont commencer à fermer leurs frontières aux immigrés les plus pauvres ! La hollande, l'angleterre... Les USA, le canada, l'Australie... La Belgique, ect, ect... Que doit faire la France ? Vaste débat... Pour ma part je ne vois pas pourquoi on ne pourrait pas choisir son immigration... Mais bien sûr, les pauvres resteront sur le carreau ! C'est comme ça depuis la nuit des temps... Hélas...
    2
    Mardi 16 Mai 2006 à 13:37
    Mon cher mac,
    votre commentaire est pitoyable ... c'est pour dire Hélas ! que vous intervenez sur mon blog ? Vous me dérangez, cher ami ...
    3
    Mardi 16 Mai 2006 à 20:39
    Réveil ?!?
    Samedi 06 Mai 2006 le débat sur l'immigration en France dans une impasse Une fois de plus, l'immigration se trouve au coeur de l'actualité politique et sera, n'en déplaise aux béats, un sujet central de la campagne présidentielle et des années à venir. Bien entendu, les anathèmes fusent de part et d'autre et rien ne semble devoir vraiment changer : les procédures de délivrance des visas vont encore se compliquer et, en parallèle, le ressentiment des migrants de première ou deuxième génération va s'accroître contre notre pays. Tétanisée, la droite va donner des gages "d'humanisme et de solidarité" à la gauche, laquelle se vautrera dans la démagogie. Voici ma contribution au débat, duquel je n'attends rien vu l'aveuglement et/ou l'émasculation de ses ténors. La France et la tradition de l'immigration. OUI, la France est une terre d'immigration traditionnelle. OUI, la générosité (pas la veulerie) de notre pays à l'égard de ses immigrés l'honore. OUI, la France a conjoncturellement besoin d'un flux migratoire pour que fonctionne son économie, anémiée par l'égoïsme démographique des baby-boomers. Ceci étant posé, que faire ? La légitimité de la sélection. Ouvrir ou non ses portes à l'étranger est un droit fondamental. Dans un pays, maison commune, les citoyens délèguent la "gestion de la porte" à l'Etat, lequel exerce théoriquement avec précaution cette responsabilité. La France est la propriété des Français, quoi qu'en disent les faux généreux. l'Etat est le gérant de cette - magnifique - propriété. Cette gestion doit s'effectuer exclusivement en fonction des intérêts des propriétaires. l'Etat n'a pas mandat pour défendre des intérêts propres ou extérieurs. Voici, de mon point de vue, la déclinaison de ce principe : + La France ne doit accueillir des immigrants que s'ils sont nécessaires à son économie. Les seules exceptions admissibles sont les réfugiés politiques qui courent un risque réel parce qu'ils défendent des valeurs proches des nôtres, c'est-à-dire quelques milliers de personnes, dont l'accueil doit être réparti entre les nations qui partagent la même générosité. + L'Etat n'a de devoir qu'envers ses citoyens : aucun Etat étranger ne peut exiger de la France quoi , que ce soit, si ce n'est le respect des traités internationaux conclus et ratifiés en fonction des intérêts des Français (théoriquement). Ainsi, quand j'entends l'ambassadeur de Côte d'Ivoire exiger de la France un logement pour les Ivoiriens résidant en France, je manque m'étouffer (8000 Français ont été chassés de ce pays il y a quelques mois)... Idem lorsque l'épouvantable Bouteflika, qui a consacré sa jeunesse à organiser le départ de mon peuple d'Algérie, exige plus de visas pour ses pauvres compatriotes. + L'immigration peut être temporaire, du fait des immigrants ou de celui du pays qui les accueille. Avoir travaillé légalement en France pendant trois ans ne donne pas un droit automatique à la résidence éternelle. C'est une affaire de contrat. + Chirac déclarait récemment que la France a autant de racines musulmanes que chrétiennes. Cette ineptie est peut être au coeur de notre incapacité à vivre sereinement l'immigration : accueillir 300.000 Polonais catholiques ou 300.000 Algériens musulmans n'est pas neutre et n'a pas les mêmes conséquences. Malgré cent ans de laïcité, la France reste une terre de chrétienté et c'est TANT MIEUX. La liberté religieuse n'a rien à voir avec le substrat culturel que nul ne peut nier. + Le métissage n'est pas la panacée universelle. En fait, il n'est ni bon ni mauvais. Il n'est pas une chance et il n'est pas non plus l'oeuvre du diable. Le promouvoir est aussi ridicule que le condamner absolument. Ce qui est sûr est qu'il n'est pas facile de le vivre, en particulier en Europe. + Limiter l'accès de certaines nationalités et favoriser au contraire celui de certaines autres me semble légitime et essentiel pour le succès de l'intégration. Il est par exemple évident que recevoir en France un Argentin est infiniment plus facile qu'accueillir un Soudanais. Racisme ? Certainement pas. Il s'agit de lucidité. Loin de moi l'idée d'une quelconque supériorité intrinsèque de telle ou telle race ou nation. Je suis par contre convaincu que le fossé entre notre culture et celle du monde arabe et de l'Afrique est énorme. De la même façon qu'un Français ne s'installe pas spontanément dans un village de la brousse congolaise, un paysan malien va subir un choc grave en arrivant à Paris. + Il n'y a pas de responsabilité post-coloniale qui justifie l'immigration. De la même façon que les Français n'exigent pas un droit à l'installation en Allemagne du fait des agressions répétées de ce pays, les Algériens n'ont aucun visa moral pour venir en France. Ils nous ont mis dehors, dans la douleur, et doivent tirer toutes les conséquences de leur émancipation. Visas, regroupement familial et expulsions. Bien que disposant d'un réseau consulaire étendu, la France gère très mal la délivrance de visas. Il s'agit d'un vaste sujet, que je connais pour avoir travaillé trois ans en consulat. Force est de constater que nous savons mal discriminer. Les accords de Schengen, éminemment néfastes, ont aggravé cette incompétence. Il est aujourd'hui plus difficile pour un Dominicain fortuné de venir passer ses vacances en famille sur la Côte d'Azur que pour un imam algérien djihadiste installé en France d'obtenir une carte de séjour... Le regroupement familial part d'une bonne intention : comment demander à un travailleur étranger de renoncer à vivre en famille ? Cela dit, il donne aujourd'hui lieu à tous les abus. Dans un système sain, où l'étranger n'est admis en France que s'il arrive avec un emploi et où il repart en cas de rupture du contrat de travail, le fait que son conjoint et ses enfants l'accompagnent est parfaitement acceptable. En revanche, un étranger sans emploi ne doit pas pouvoir faire venir sa famille. Il est bien plus naturel qu'il la rejoigne dans son pays d'origine ! Le problème des expulsions est épineux : il vaut mieux bloquer les indésirables avant leur entrée sur le territoire. Pourtant, expulser un étranger arrivé irrégulièrement est un devoir de l'Etat vis-à-vis de ses citoyens et, accessoirement, des étrangers qui ont pris la peine de respecter nos lois pour entrer. Il est choquant qu'une prime au retour soit concédée aux illégaux qui consentent à partir, c'est-à-dire à se mettre en conformité avec notre droit. Les migrations, un problème mondial. Au-delà de ces considérations, qui peuvent sembler bien illusoires dans l'état de notre monde, je ne peux pas ne pas évoquer un des arguments les plus pernicieux du débat : l'égoïsme des pays riches serait la cause essentielle de la pression migratoire. Je reviendrai sur ce point-clé dans un prochain article, qui me fournira une transition parfaite pour glisser vers l'Amérique latine et remiser provisoirement au placard cette actualité française bien déprimante.
    4
    Mardi 16 Mai 2006 à 23:00
    Je n'ai pas de commentaire à formuler
    sur un commentaire personnel qui n'engage que votre conscience... mais vous pouvez revenir exposer votre opinion sur ce blog quand vous le voulez ...
    5
    Mardi 16 Mai 2006 à 23:02
    Ceci dit,
    je note sur votre blog des commentaires de nature homophobe ... ca commence très mal ...
    6
    Jeudi 18 Mai 2006 à 20:09
    encore heureux
    que M. daigne m'inviter à exposer mes opinions sur son blog. Evitez les jugements hâtifs à mon encontre et gardez vos adjectifs outranciers jusqu'à ce que vous en compreniez bien la teneur. Bonne divergence en tout cas,
    7
    Samedi 20 Mai 2006 à 15:59
    Au principal,
    vous ne devez pas croire que les gens qui comprennent vite raisonnent hâtivement, cher Phiconvers ... ce serait hypothéquer le peu de crédit dont vous pourriez disposer sur ce blog ...
    8
    bob_de_suisse
    Lundi 22 Mai 2006 à 13:15
    mort de rire
    pour les commentaires ;-) Concernant le post, pas trop le temps de lire, y a des gens qui bossent ici ;-)
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