• Mes chers amis, le chef du gouvernement se barricade, lui et son mentor, cet infirme perclus qui ne gouverne plus, impuissant dans une fin de règne surréaliste ... tout deux ont désormais déclaré la guerre au Peuple. Il est écris, à présent, non pas l'histoire qui aurait pu être si Chirac avait été un Homme d'état, mais celle qui fut pour témoigner pour l'éternité de ce fiasco et de la ruine de notre modèle unique à laquelle ce ver de pommier nous conduit depuis plus de 10 ans.

    Mes chers amis, les néolibéraux sont des chacals. Il faut les rejeter de notre pays, les traquer et graver à coup de marteau et de pelle dans leur crane matérialiste l'humilité devant le Peuple... Ils ne sont rien que ce que nous les avons laisser devenir, nous allons les stopper net dans leur illusion de triomphe, nous allons les réduire à leur triste ambition.
    Nous devons rejeter en bloc le CPE et toutes les propositions qui violent nos principes de droit, nous devons le faire pour l'amour de la Justice (1) mais aussi pour sonner le glas des politiques néolibérales dans ce pays.
    Nous ne voulons d'Aristote dans nos universités que pour mieux le démolir, nous ne voulons pas de sa société suspicieuse, nous ne voulons pas de curés aussi pour nous apprendre la futilité de l'existence. La vie n'est pas quelque chose de futile, la vie est essentielle et unique, nous l'exigeons la meilleure possible et cette aspiration n'a pas de prix ...
    Nous voulons poursuivre notre quête du Bien, refermer la parenthèse matérialiste ouverte par le mitterrandisme, tirer un trait sur trente ans de politique néolibéale, nous devons choisir notre voie en sujets libre de droit, sans contrainte, et ceux qui nous représentent doivent s'exécuter ... point final....

     


    Il faut aussi rejeter le CPE afin que ce gouvernement collaborationniste, sans pouvoir réel que celui d'envoyer les CRS matraquer les jeunes, à la botte des dix plus importantes familles au monde, détenant 80% de la richesse produite sur la planète; gouvernement au pas cadencé d'une poignée d'intérêts pourris, corrompus et déshumanisés que l'on n'impose plus au Peuple dans une démocratie digne de ce nom, que leur épreuve de force est condamné à l'échec, que l'on ne gouverne plus un pays comme la France sans concertation, sans le respect de ceux qui sont censé nous représenter, sans entendre les revendications légitimes, immédiatement exécutoires de la rue; entendez le Peuple qui s'exprime ouvertement aujourd'hui ou fuyez ....
    Enfin, nous devons rejeter ce contrat pour ceux et celles en Europe qui suivent au jour le jour cette crise parce que le CPE n'est pas une invention française, c'est un outil néolibéral qui se mondialise; légaliser la précarité pour tous les individus partout en Europe afin de ne même pas envisager l'éradiquer; il faut donner des arguments à ceux qui dénoncent cette utopie capitaliste, il faut aussi leur donner de l'espoir car ce combat est planétaire et très actif.
    Informons-nous, il y a partout dans le monde des gens qui refusent ce système et qui émettent des propositions dont on ne peut pas même discuter tant le discours politique se pare des mérites de la raison et se justifie par l'ordre nécessaire des choses ....


     


    Notre gouvernement est composé de nains méprisables qui sans bruit sapent l'oeuvre de nos géants, leur avenir immanent serait de finir entassé dans un sac comme de vulgaires volatiles contaminés à jeter dans une fosse à merde là où devraient finir ceux qui se fourvoient dans le déshonneur.
    Nous avons la Constitution avec nous. Nous avons l'article 2 de la Déclaration des droits de l'Homme et du citoyen qui élève à la hauteur d'un principe suprême la résistance à l'oppression.
    La résistance à l'oppression est un devoir, mes chers amis, car ceux qui s'attaquent à la démocratie et à la République doivent être muselés, ils ne méritent pas d'être protégés par des lois qu'ils sabotent et qu'ils violent dès qu'ils parviennent au pourvoir. C'est à ce prix la tolérance, sinon la tolérance est atroce tolérance, tolérance de l'injustice, tolérance de l'inacceptable, tolérer ce gouvernement est devenu inacceptable ...


    1)  http://www.blogg.org/blog-31810-date-2006-02-02-billet-285105.html 
         http://www.blogg.org/blog-31810-date-2006-02-06-billet-287260.html


    74 commentaires
  • Mes chers amis, après le CPE pourquoi ne pas lancer le CPM : le contrat pour les meufs.
    Sachant que le taux de chômage des femmes est supérieur à celui des hommes (+ de 11% pour – de 9%) et que les femmes perçoivent un salaire de 20% inférieur à celui des hommes, il est évident qu'elles sont, au même titre que les jeunes, dans une situation discriminante et qu'il est préférable de les voir travailler même dans la précarité plutôt que de s'abrutir dans leur cuisine.
    On ne voit pas pourquoi ce qui constitue une législation exorbitante du droit commun pour les uns ne se justifierait pas pour les autres.
    On pourrait prévoir par exemple que l'employeur ait la possibilité de licencier une salariée au prétexte qu'elle serait enceinte car cela occasionne de grâves perturbations au sein de l'entreprise ou même comme avec le CPE, lui laisser la faculté de rompre les relations contractuelles de façon discrétionnaire.



    Pourquoi ne pas lancer le CPV : un contrat tout spécialement conçu pour les vieux ou encore, le CPS : le contrat pour sidéens qui prévoirait des dispositions plus ou moins favorables à l'entreprise fonction de l'état de santé du « titulaire »; ceux en phase terminale étant les plus intéressants puisque statistiquement proches de disparaître et donc conforme à la nécessite vitale de favoriser la flexibilité ou plutôt pour être dans le vent : le turn over ...


    Il est surprenant que les néolibéraux reprochent constamment à notre modèle son inflation législative, alors que depuis le gouvernement Raffarien, les entreprises disposent d'une tripotée de contrats, tous destinés à répondre de manière efficace à leur besoin de flexibilité.
    Ainsi, mes chers amis, jeunes, salariés d'intérim, salariés en CDD et CDI, salariés sous le régime du CNE et moulte étudiants stagiaires occupant gracieusement de véritables postes à responsabilité ou à pourvoir ... bref une multitude de situations juridiques qui cloisonnent les sujets de droit, qui les communautarise avec un souci constant de faire en sorte que leurs intérêts soient différents voire totalement opposés pour les monter les uns contre les autres, au mieux les isoler afin de les affaiblir dans leurs revendications ...
    Demain, mes chers amis, chacun dans son coin, nous défendrons mesquinement nos droits fondamentaux; les noirs les leur, les nains aussi, les gays, les femmes battues, les jeunes, les vieux etc... compilation de droits fondamentaux les uns sur les autres comme un mille-feuille mais agissant indépendamment et donc moins efficaces.


    Isoler les sujets de droits pour mieux les affaiblir, isoler les sujets de droit pour agir sur leur liberté, isoler et creuser les inégalités, diviser pour régner -...


    87 commentaires
  • Mes chers amis, notre vieux-beau Premier ministre est au pied du mur, là où les destins s'affirment ou s'étiolent définitivement.
    Il a choisi d'affronter de front les Français et l'opposition quitte à subir le verdict de la rue et la vindicte parlementaire.

    Il est peu de dire que cette semaine, de Villepin joue gros, obligé de déformer la vérité pour imposer son utopie capitaliste avec la bénédiction de ce pitre de Chirac, « un exemple à suivre » selon ses propres termes.
    A t-on déjà vu plus chafouin que cet individu qui a n'a pas hésité hier à considérer son projet comme « le plus social jamais élaboré pour les jeunes »..?
    Feignant la colère en s'insurgeant contre « des informations erronées », promettant que « les droits sociaux fondamentaux seront respectés », assurant aussi qu'aucun titulaire de CPE ne pourra être « limogé » en raison de son cas particulier : femme enceinte, noir ou beur auquel il convient d'ajouter ceux qui devront subir l'aléa des affaires comme si c'était aux salariés et non aux chefs d'entreprise d'assumer seuls de tels risques, (lire "Les chefs d'entreprise sont-ils des assistés" http://www.blogg.org/blog-31810-date-2005-11-16-billet-241758.html ou "Les bateaux ivre de la finance" http://www.blogg.org/blog-31810-date-2006-10-22-billet-460988.html), alors que tout le monde sait que les politiciens sont totalement incapables de tenir ce genre de promesse.
    Alors que le CPE a précisément pour objectif de légaliser le « turn over » de la main d'oeuvre non qualifiée au sein de l'entreprise; ces « working-poor » dont la tâche essentielle consistent à se mettre au service d'un système qui les broie et en abuse au profit d'intérêts cupides...



    Vous ne devez vous convaincre, mes chers amis, que nous vivons dans un monde virtuel.
    Il suffit de diffuser en boucle le même mensonge éhonté sur les chaînes commerciales d'information pour en faire une vérité et un argument politique : Le CPE, vous ne le saviez pas, c'est un progrès social.
    Tout démontre le contraire mais il l'est point final.
    Les déclinologues qui contestent n'ont rien compris.
    Les chefs d'entreprise ne mettrons pas un terme aux CPE pour des raisons autres qu'objectives...
    Les bailleurs loueront leurs logements à des gens licenciables du jour au lendemain, et les banques tiendront compte des revenus de CPE dans l'octroi de prêts...
    Le Premier ministre l'a promis; pourquoi craindre la précarité?
    Les déclinologues ont des revendications archaïques dans ce pays à constamment refuser des réformes aussi progressistes que le CPE. Qu'on se le dise...



    Par ailleurs, tenez vous bien, Le chef du gouvernement a également affirmé sans rougir que « l'immense majorité des Français comprennaient le sens et soutennaient son projet » ce qui est faux nom d'une pipe !
    L'immense majorité des Français soutiendrait son projet alors qu'il vient de perdre 5 points au baromètre LH2 paru aujourd'hui dans Libé, alors que 52% des Français se disent « opposés » au CPE dont 65% de jeunes bien évidemment puisqu'ils sont, pour le moment, les premiers concernés.
    Voilà où nous en sommes, mes chers amis, parvenus aux pratiques de la propagande la plus abjecte.
    Affirmez sans broncher des contre-vérités, stratégie néolibérale à l'image d'une administration buhs-chienne matraquant l'opinion publique quant à la présence d'ADM en Irak alors que tout, absolument tout, prouvait le contraire.
    On affirme sans la moindre explication pourvu que le discours soit relayé par les médias et ça marche !
    Les néolibérauxs travaillent sur les apparences en spéculant sur le virtuel, en créant une économie de façade, en fabricant un monde artificiel pendant que les institutions européennes et les gouvernements de l'Union méprisent les Peuples qui résistent en poursuivant leur réformes néolibérales à n'importe quel prix.




    Il va de soi que de régresser de 50 ans en supprimant la scolarité obligatoire jusqu'à 16 ans, c'est aussi un progrès.
    Un progrès d'envoyer au labeur (j'appelle chat un chat) des millions d'enfants dès l'age de 14 ans. Franchement !
    Est-ce que les richesses exceptionnelles crées par nos société capitalistes nécessitent que l'on revienne sur des avancée sociétales aussi fondamentales quand on pense que la Sécurité Sociale a été instaurée en 1945 quand notre pays était à genoux, ruiné, tout à reconstruire...?



    Quant à l'Europe mes chers amis, au même titre que notre gouvernement, elle pue le fric.
    L'Europe que l'on nous propose est une chimère de démocratie et de vie meilleure.
    Nous devons d'urgence dénoncer cette mascarade,  non pour vivre en autarcie
    repliés sur nous mêmes, mais bien au contraire pour proposer et entamer avec
    les Peuples européens et toutes les bonnes volontés de nouvelles négociations fondatrices d'un nouveau traité fort de l'expérience du traité de Rome et des traités successifs.
    Nous devons le faire avec force et conviction si nous voulons parvenir
    demain à construire l'Europe qui vaille le coup de sacrifier une partie de
    notre Souveraineté : l'Europe des Peuples, pour la Paix et la prospérité
    dans un capitalisme social et humain et non dans une mascarade de démocratie
    et de Justice à l'image de la globalisation libérale dans laquelle se fourvoit le gouvernement français...


    150 commentaires
  • Mes chers amis, je ne veux pas écrire sur la notion de contrat comme un pouacre de juriste le ferait à peu près aussi bien que moi, s'il s'agissait seulement de lui donner une définition, à faire du par coeur sans aucune réflexion de philosophie juridique, flanchard de ce qu'il est censé défendre face à la cupidité des fous furieux qui nous gouvernent comme le font actuellement les avocats et autres complices d'un système en pleine déconfiture...
    Je souhaite évoquer l'utilité du contrat pour mettre en lumière les dangers du CPE, sans douter de la vérité de notre modèle unique, avec la considération que j'aie à l'égard de notre système de société comme si l'on pouvait parler de civilisation là où la démocratie fait défaut...
    A quoi sert le contrat ...?
    Pourquoi est il si important dans une démocratie?



    1. Mes chers amis, parmi les raisons pour lesquelles la philosophie s'est emparée dès le XVIIème siècle de la notion de contrat, il en est une essentielle qui nous interesse au plus haut point dès qu'il s'agit de jeter un regard critique sur le CPE.
    Le contrat contient, en effet, l'idée d'une obligation, le plus souvent une obligation réciproque, mais toujours, une obligation que l'on se fait à soi-même, comme celle de tenir une promesse ou de s'engager à donner quelque chose à quelqu'un.
    La pratique du contrat, par conséquent, implique et favorise la prise de conscience de l'individualisme, de l'Homme en tant que sujet de droit libre de ses engagements.
    C'est Rousseau qui l'écrit, c'est aussi ce demi-bête de Hobbes, et c'est toute la philosophie qui a embrassé cette conception, surtout la pensée libérale.
    L'obligation contractuelle est la conception moderne de la liberté car c'est par le contrat que le siècle des Lumières a inventé l'outil par excellence de reconnaissance de l'individu.
    Non mes chers amis, la communauté des citoyens n'est pas naturelle; elle n'est pas la réalité première; ce qui est premier, au contraire, c'est l'individu.
    On est Homme avant d'être un citoyen ... Aristote s'est encore trompé...
    Comprenez mes chers amis, qu'il n'y a pas de contrat dans les communautés primitives, là où l'individu n'a pas d'existence en dehors d'un groupe structuré en ordres ou en castes qui lui assigne la place à laquelle il doit se tenir dans les rapports juridiques qu'il entretient avec les tiers.
    L'utilité du contrat, par conséquent, est bien qu'il rend les hommes libres en favorisant l'exercice de leur liberté.
    Je peux contracter, donc je suis libre ... Fort bien...



    Libre certes, mais à condition de me tenir dans un rapport contractuel, car un contrat ne peut pas tout légitimer. Rousseau a bien montré les limites de ce qui pouvait faire l'objet d'un contrat.
    L'exemple emblématique est bien le contrat par lequel on se donnerait tout entier à un maître, aliénant ainsi une liberté que la convention est elle-même censée protéger ou plutôt exprimer...
    Vous devez vous convaincre, mes chers amis, qu'il y aura toujours une énorme différence entre l'esclave antique et l'ouvrier moderne même si les tâches effectuées sont aussi pénibles, aussi socialement dévalorisantes pour ceux qui les exécutent car l'ouvrier moderne n'est pas attaché à un maître pouvant tout exiger de lui...
    Dans le cadre du CPE, l'employeur ne pourra certes pas tout exiger du salarié et la question n'est pas là; mais il pourra à tout moment pendant l'exécution de la convention décider unilatéralement de reconsidérer sa contre-partie pour jauger si elle valait la peine...
    Est ce que ça valait le coup?
    Est ce que ça vaut le coup le labeur d'un jeune?
    Est ce que ça vaut le coup de s'engager ... de tenir sa parôle fusse dans un rapport contractuel ...?
    Voilà l'état de bassesse où le néolibéralisme réduit notre civilisation car une valeur sur laquelle assurément nous pouvons tous nous fédérer; c'est qu'un contrat est un contrat, une parole est une parole ou bien notre société est en pleine déconfiture....



    Il va de soit qu'il ne s'agit en aucun cas d'ignorer le principe de droit selon lequel l'on ne peut pas s'engager "vitae eternum"  fusse dans un contrat de travail, là encore, ce n'est pas la question; mais de dénoncer un « contrat » dans lequel l'obligation principale de l'employeur est vidée de sa substance.
    L'un s'engage avec une proportion à s'engager plus, l'autre s'engage avec une proportion à s'engager moins.
    L'un est stable, l'autre et interchangeable...
    Insécurité juridique; aujourd'hui  "précarité"», (1)aux siècles des Lumières ce qu'appelait Rousseau « un faux-contrat » impliquant un faux sujet libre de droit, des relations faussées, une chimère d'obligation, le contrat disparaissant face à l'insécurité juridique comme dans l'état de nature.
    Nous reculons jusqu'à Aristote mes cher amis, c'est une régression inimaginable....



    2. La seconde utilité du contrat est proprement française.
    C'est une conception que les néolibéraux qualifient sournoisement de communiste, d'étatisme envahissant ou de gauchisme démagogue; que l'on appelle socialisme aujourd'hui, mais qui existait déjà dans le Droit romain; qui existera toujours parce qu'il y a Aristote et Platon point final...
    On trouve une excellente illustration de cette utilitarisme du contrat dans l'ouvrage de J. Rawls, un philosophe étasunien qui a proprement copié le modèle de jurisprudence des Cours suprêmes françaises, pour en faire le centre de sa « théorie de la justice contractuelle ».
    Il ne s'agit pas comme avec Rousseau de concevoir le contrat sous l'angle d'une reflexion sur la souveraineté et le pouvoir politique, mais sur une pratique de société juste.
    Cette conception du contrat considère que la justice est la première vertu des institutions sociales, et par conséquent, qu'une société juste devrait reposer sur des concepts approuvés à l'hunanimité, des valeurs fondamentales qui nous fédèreraient sans exception.(2)
    Cela revient à dire que la société juste repose sur un contrat ou un consentement de ses membres.
    Ainsi, la répartition de l'extraordinaire production de richesses de nos sociétés modernes, incomparable dans toute l'histoire de l'humanité, doit être telle qu'elle puisse entrainer la coopération de tous, volontairement, sans containte, y compris des défarovisés.



    Mes chers mais, le contrat sert aussi à réaliser le plus beau des projet humain : la Justice...
    La théorie de la « justice contractuelle » n'a rien de comparable au communisme puisque l'un consiste à charger l'Etat tout puissant de répartir les richesses (de façon forcement injuste au demeurant); l'autre agit entre les liens contractuels des individus afin de rendre plausible et concret le concept de Justice.
    Le concept c'est la Justice; le contrat est son outil; l'un est du domaine de la philosophie, l'autre de la politique; l'un réfléchit, l'autre agit.
    Voilà le mouvement que nous devons promouvoir au contraire des néolibéraux qui reculent...
    C'est bien parce que le contrat est le modèle idéal de Justice que les néolibéraux tentent de saper ses fondements, qu'ils cherchent à lui ôter toute valeur dans les rapports entres individus; sachant parfaitement que sans contrat, nous sommes isolés et vulnérables; sans la sécurité juridique que nous assure le contrat, nous ne sommes plus des hommes libres.



    Il ne faut pas livrer le contrat aux néolibéraux, mes chers amis, parce si l'on peut encore douter d'en avoir définitivement fini avec le despotisme politique, restons convaincus que nous n'en avons pas encore fini avec l'injustice...



    “la vie, la santé, l'amour sont précaires donc... Pourquoi le travail ne le serait-il pas ?”
    L.Parisot, MEDEF, 09/2005



     


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  • Mes chers amis, depuis samedi, l'UDF est devenu un « parti libre ».
    A Lyon, sur fond de scène orange comme pour rappeler aux 2500 militants présents la révolution ukrainienne, Bayrou a fustigé le gouvernement et rompu définitivement avec l'UMP.
    « La majorité, c'est 2007 ! » clame le rebelle de l'extrème-centre; « la 3ème voie proposée par son courant est la première ».
    En estimant qu'il fallait appuyer toutes les valeurs de droite et de gauche honorables mais dévoyées par les partis qui prétendent les incarner; Bayrou a défendu son « projet d'espérance » avant que le pays « explose en communauté ou en jacquerie ». (lire aussi "Mépris du peuple et révisionnisme historique" sur la façon de qualifier les actions populaires http://www.blogg.org/blog-31810-themes-57599.html ou "Utopie capitaliste et haine du pauvre" http://www.blogg.org/blog-31810-date-2005-12-29-billet-266866.html) 


    On sait que Bayrou n'a ni le goût du système américain, ni celui de la surenchère verbale quoique samedi, le veau s'est, à son tour, transformé en taureau.
    Nous attendons la suite avec impatience... (sur l'UDF, Bayrou et la direction du PS, lire aussi  "Hollande : cancer du socialisme" http://www.blogg.org/blog-31810-date-2005-11-16-billet-242461.html 


    Pendant ce temps, de Villepin croit faire de la politique en jouant au poker avec son avenir de présidentiable.
    Il vient d'avancer de quinze jours l'examen du CPE (contrat-précarité-exclusion) devenu un simple amendement aux lois de frère Borloo.
    Un simple amendement, mes chers amis, suffirait à causer le plus important chambardement du Code du travail français de toute son histoire ainsi que le détricotage de notre modèle de société.
    Une ligne de droit pour condamner des millions de jeunes et, à terme, la totalité des salariés français à la sous-condition d'esclave des temps modernes, chair à canon de la guerre économique impitoyable que se livrent les capitalistes cupides du monde entier sur le dos des pauvres gens...


    Quel risque énorme de Villepin a choisi de prendre en tentant de passer en force ... ! Il cherche sans doute à griller la manifestion du 7 février à l'appel de pratiquement toutes les organisation syndicales, mais aussi, l'Unef chez les étudiants, les mouvements lycéens, même les parents d'élèves du FCFE en plus de tout le réseau associatif de gauche.
    De Villepin cherche sans doute à prouver qu'une politique volontariste pourrait évincer Sarkozy de la liste des présidentiables alors que c'est lui qui va se faire éjecter, comme Balladur le fut, en son temps, avec son smic-jeune, en se mettant bêtement les étudiants à dos...
    Il veut réformer avant 2007 au risque de faire basculer le pays dans la grêve générale. Sans doute, une directive ou un conseil habituellement foireux de Jacques Chirac, champion du monde du non sens politique. 
    En choisissant de se mettre les étudiants à dos, de Villepin vient d'hypothèquer son avenir politique.
    Demos dit : la chûte est proche ...


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