• Mes chers amis, l'Assemblée nationale votera mercredi 17 mai 2006, l'adoption définitive en première lecture du projet de loi sur l'immigration choisie. Le texte sera présenté au Sénat à partir du 9 juin. L'urgence est déclarée. Il n'y aura pas de seconde lecture.
    Nous devons nous mobiliser contre ce projet inique en exprimant collectivement notre opposition à une immigration jetable comme l'ont exprimé dignement les 35.000 manifestants rassemblés samedi à Paris.(1) Mais nous devons aussi élever plus haut notre désapprobation en nous opposant à la politique inquiétante menée depuis plusieurs mois par le gouvernement français à l'encontre des immigrés réguliers et des sans-papiers. Une politique migratoire sectaire et autoritaire qui vise à exposer les immigrés au vandalisme de la médiocrité des préjugés en les présentant au mieux comme une charge économique, au pire comme une harde d'envahisseurs criminels. C'est une honte de stigmatiser ainsi l'étranger pour les seules raisons qu'il est économiquement faible et que nous traversons une crise; alors que d'autres, violent le droit international, torturent au nom de la liberté, tout en continuant de jouir, eux, de la considération générale et de l'aval des puissants de ce monde. Et ça continue ! Dans quelques semaines, plus de 10.000 enfants inscrits illégalement à l'école de la République seront purement et simplement expulsés vers leur pays d'origine. Au nom de la dictature économique, pingres, cupides, égoïstes, non seulement nous voilà entrain de planifier le sort d'individus dans une surenchère de plus en plus ignoble (de 10.000 expulsions en 2002 à 25.000 programmées pour fin 2007) mais après la violation des églises, la traque du clandestin entre avec la police jusque dans les écoles de la République ! Il semble que plus rien n'est de valeur devant l'utopie capitaliste au sein d'une société qui s'engouffre malgré elle dans la décadence et le parjure. Des enfants dont la plupart ne parlent que le Français, qui n'ont connu que la France, qui sont une richesse certaine pour notre pays et non une charge, ces enfants deviendront soudain étrangers une seconde fois dans leur pays d'origine, inutiles et abandonnés à leur funeste destin derrière la pudeur indécente du mot « reconduite » pour qualifier ce qu'il y a lieu de nommer expulsion. Au nom de fondamentaux au dessus de toute considération, nous avons le droit et le devoir de résister à cette guerre ouverte que les civilisations occidentales ont déclaré à l'Humanité toute entière.

    Résister à des lois scélérates est un droit naturel

    Nous en avons le droit parce que l'historique de la démocratie a constamment conditionné la légitimité du pouvoir politique au respect de lois non écrites disposées au sommet de la hiérarchie des normes, au dessus de toute législation de circonstance, échappant même à la désinvolture criminelle du droit positif (2). Ces principes sont applicables en toutes circonstances. Ce sont des fondamentaux au nombre de 4 : le respect des vivants et des morts, l’hospitalité, l’inviolabilité de l’être humain, l’imprescriptibilité de la vérité. Par conséquent, dans une démocratie, tout pouvoir n'est tolérable qu'à la double condition de ne pas entrer en contradiction avec ces principes sacrés, de les défendre à tout prix lorsqu'ils sont menacés, en mettant si besoin, la puissance publique au service de la justice et du progrès quand bien même devrait-elle pour cela, s'attaquer à la dictature des « faits » avec autant de conviction que s'il s'agissait d'abattre une tyrannie ordinaire. De surcroît, il appartient aux citoyens, seuls responsables de leur liberté et méprisant le pouvoir, d'élever la contestation jusque dans la rue, s'ils constatent collectivement l'existence d'incompatibilités insurmontables entre le respect de ces principes supérieurs et les lois positives de l'Etat.

    Ce droit à la résistance que les néolibéraux qualifient « d'épidémie populiste », de « jacquerie populaire » ou encore de «  gouvernement de la rue » est d'une telle évidence qu'il est consacré par les textes fondamentaux les plus importants . Ainsi, le Préambule de la Déclaration Universelle des droits de l'homme de 1948 dispose " il est essentiel que les droits de l'homme soient protégés par un régime de droit pour que l'Homme ne soit pas contraint suprême recours, à la révolte contre la tyrannie et l'oppression". En France, l'article 2 de la Déclaration des droit de l'Homme et du citoyen énonce le principe naturel de la résistance à l'oppression, principe élevé à la hauteur d'un droit constitutionnel par les Sages dans leur décision de 1982 sur les nationalisations. Enfin, il arrive de plus en plus souvent à la jurisprudence d'invoquer l'existence de principes supérieurs non écrits et d'application absolue pour étendre une liberté, ou pour écarter l'application d'une sanction pénale. C'est ainsi que dans l'affaire Albert Jacquard, la Cour d'appel de Paris a reconnu la primauté de la conscience individuelle sur le droit positif (3) et que le tribunal de Boulogne-sur-Mer a refusé de condamner les personnes poursuivies pour leur aide aux sans-papiers parce qu'ils « servaient une cause humanitaire »(4)

    Résister à des lois scélérates est un devoir de conscience

    Mais nous avons aussi le devoir de résister à ces projets et politiques macabres quitte à choisir en citoyens responsables de violer délibérément une loi scélérate. La loi est faite pour libérer et non pour contraindre. Quand elle interdit, c'est seulement pour protéger. Elle ne pourrait, en aucun cas, servir d'outil à un régime d'injustice, ou servir de prétexte à l'abnégation de la dignité humaine. En violant une loi scélérate, on ne viole pas la loi, au contraire, on la défend , mais en conservant à l'esprit qu'elle est au service de la Justice, sans être en soi la Justice. C'est pour cela qu'il n'est pas nécessaire de faire dire à la loi que la torture est illégale pour condamner légitimement la torture. C'est pour cela que le projet de loi sur « l'immigration choisie » fait l'unanimité des Eglises contre lui; parce qu'il s'attaque à des valeurs universelles.

    Expulsons ces enfants illégalement scolarisés au nom du respect de la loi, expulsons-les puisqu'ils ne peuvent prétendre à un droit qu'ils n'ont jamais eu. Mais en vérité, à défaut de nationalité française légalement reconnue, tant qu'ils auront vécu sur le sol français, leur temps de présence effective sera leur histoire en même tant que la nôtre. Cette histoire, disais-je, devrait interpeller les consciences sur des notions à la fois simples et évidentes de justice car le droit peut tout décréter, mais il lui est impossible de remettre les choses en l'état étant incapable de parvenir à effacer les pans de vie des êtres humains ... Effacer la vie, effacer l'histoire, effacer le vécu rétroactivement, en les renvoyant chez eux, le droit peut le dire, mais la justice ne peut pas le faire. Le gouvernement néolibéral peut le dire, mais les Français ne laisseront pas faire. La mémoire l'interdit puisqu'elle est fidélité et qu'aucune vertu n'est possible sans la fidélité. Ainsi, le souvenir qui restera gravé dans la mémoire de ces enfants sera le témoin de notre fidélité ou pas aux valeurs d'assistance et d'asile qui ont fait notre pays et qui sont, sans doute, les seules raisons pour lesquelles, nos ennemis étasuniens hésitent encore à nous exterminer.

    Le navrant de ces politiques migratoires fondées sur la bio-politique est qu'elles s'attaquent aux valeurs universelles. Or, il est de l'essence de la pensée nazi de s'attaquer aux valeurs universelles. C'est pour cela que le néolibéralisme est une forme de nazisme; parce qu'il viole les lois universelles de l'Humanité. Voyez comment se trame le fil conducteur qui relie notre réalité néolibérale avec celle des juifs français de la période noire d'occupation déchus rétroactivement de leur nationalité sur plusieurs générations. Hier les convois de train pour acheminer, aujourd'hui des règlements à l'échelle européenne pour organiser ce que l'on nomme « reconduite » comme une pudeur indécente. Quand on a de la réalité plein la bouche, il est important que les mots ne manquent pas à leur fonction de désignation adéquate des choses sans la honte d'exprimer clairement le mot qui convient à chaque cas d'espèce. Et demain, irons-nous jusqu'à abandonner les sans-papiers comme les autorités marocaines ont abandonné des dizaines d’immigrés africains en plein désert du Sahara Occidental ? Nous perdrions toute crédibilité. La France serait traînée dans la boue du macadam et notre résistance à la mondialisation néolibérale deviendrait inutile et indécente.

    Pour toutes ces raisons, dans la plus parfaite légalité, DEmos lance un appel à la désobéissance civique en attendant de prôner s'il le fallait, la résistance par tout moyen. En effet, si la désobéissance civique suppose l'action non violente, la Déclaration des droits de l'Homme et du citoyen de 1789, seule norme positive que nous revendiquons en l'état, ne le précise pas. Résistons sans violence en commençant par signer la pétition du Réseau éducation sans frontières (RESF). Cette pétition s'intitule «Nous les prenons sous notre protection». Elle émane d'enseignants, de parents d'élèves et de lycéens qui appellent «tous ceux qui se sentent concernés par la défense des droits de l'homme» à «s'opposer aux expulsions massives de jeunes et de familles entières».

                        http://www.educationsansfrontieres.org/article.php3?id_article=24

    Aujourd'hui, les néolibéraux soutenus par les médias tentent de nous convaincre de voter pour l'extrême droite en 2007, ils ne le disent pas comme ça, ils disent : devant ce désastre politique la tentation des extrêmes est très fortes. Mais ils disent cela parce qu'ils méprisent le Peuple. Ils veulent faire croire au Peuple qu'il n'est pas capable de prendre son destin en main en votant pour la ruine universelle. Ils se trompent encore comme ils se trompent en imaginant que nous les laisserons commettre un tel crime ...

    1. Samedi 13 mai 2006
    2.
    Le droit positif, c'est l'ensemble des normes juridiques en vigueur dans l'espace, dans l'instant,  toutes sources confondues.
    http://www.ldh-toulon.net/article.php3?id_article=273
    4.
    http://www.ldh-toulon.net/article.php3?id_article=328.

     


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  • Mes chers amis, avant que le coq ne chante, nous nous serons parjuré trois fois. Car dans ce pays, tout est fait pour stigmatiser le clandestin auprès de l'opinion publique. On le traite pire qu'un vulgaire criminel, quoiqu'un détenu dispose, lui, de garanties, fort heureusement; et qu'un assassin a droit à un défenseur. Tandis que le clandestin, sur lequel la gente honnête ne jette pas même un regard de pitié supérieur, lui, est dépouillé de ses droits, déshumanisé. Désormais, le langage des politiques s'exécute aux ordres de guerre, et c'est à la lutte contre « le fléau de l'immigration clandestine » que nos élus préparent l'avenir de la France et celle de nos enfants. Beau projet ! Belle perspective ! Le top ! Dorénavant, les projets « ambitieux » du pourri Sarko, consistent à établir des quotats sans les nommer, à fixer, à court ou moyen terme, ses objectifs chiffrés d'expulsables, et nous, de l'écouter comme si l'on parlait de bétail, de troupeaux, en oubliant qu'il s'agit bien d'êtres humains. Mais en les oubliant; nous nous oublions nous même; oubliant que nous parlons d'individus jouissant de la personnalité juridique, et lentement, nous tissons un fil commun entre notre vision des clandestins, et le regard jeté par l'entre-deux guerre sur tous les juifs d'Europe. Nous perdons de vue l'absolue des droits de l'Homme. Nous trahisons notre Révolution, nous trahissons la Déclaration des droits de l 'Homme dans ce quelle a d'unique, dans ce qui fait sa particularité : son Universalité. Ainsi, nous nous parjurons une première fois.

    De quel droit traiter la clandestinité comme un agissement criminel ? Je m'y oppose de toutes mes forces et je m'y opposerai toute ma vie. Est-ce la Justice qui décrète de préjuger criminel l'espoir, la contrainte de la nécessité vitale et le plus incroyable à tenter pour la survie et la protection de sa famille ? Je suis persuadé qu'il n'en est rien. Le droit le dit, parce que le droit dit ce qu'on lui dit de dire; mais la Justice sûrement pas. La Justice condamne une telle ignominie. La Justice est absolue. Et que dire de la multiplication et de l'aggravation alarmante des atteintes aux droits les plus élémentaires des sans-papiers dans notre pays; jusqu'à encourager la délation. Sommes-nous tombés à ce point au fond du caniveau pour honorer les délateurs ? Allons ! Croyez-vous qu'en liquidant les droits des immigrés et des sans-papiers, nous sauverons ce qui reste de nos acquis, pauvre épave qui résiste péniblement aux rouleaux de la mondialisation néolibérale? Si tel était le cas, ce serait un parjure, il nous affaiblirait parce que l'injustice affaiblit plus l'injuste que sa victime, et nous perdrions de tous les côtés.

    Les néolibéraux déplorent une France qu'ils jugent racornie, une France qui se refermerait sur elle-même au lieu de s'ouvrir à la mondialisation en se réformant.. Balivernes ! Quand il s'agit d'ouvrir béantes nos frontières aux prédateurs maffieux, aux escrocs qui sévissent sur les marchés financiers, à toutes sortes d'entités commerciales qui accaparent les profits sans les redistribuer comme la règle du jeu capitaliste le présuppose; les néolibéraux applaudissent en exigeant davantage. Mais quand il s'agit d'hommes, de solidarité, de fraternité, de justice; les néolibéraux ne s'offusquent nullement de barricader la France, d'ériger un mur de contraintes, invisible mais réel, pour violer, pour piétiné le droit à la vie et bafouer notre culture d'asile historique sans autres explications qu'un déterminisme économique affligeant. Et d'entre-bailler les portes de notre pays à ceux qui sont utiles. Attendez de voir demain, après l'immigré inutile, le français inefficace dépouillé, lui aussi, de ses droits naturels. D'ailleurs, n'est ce pas déjà le cas ?. Comprenez que l'inutile est celui qui ne rapporte rien à la cupidité de cette économie de guerre que rien n'oblige d'accepter sinon l'épouvantail de la ruine totale brandît comme une apocalypse pentecotiste qui terrorise tout le monde.  « Si la Justice n'était qu'un courant d'utilité, il pourrait être juste, pour le bonheur de presque tous, de sacrifier les pays pauvres, d'en sacrifier quelques-uns sans leur accord et fussent-ils parfaitement innocents et sans défense. Or, c'est ce que la justice interdit. S'il fallait, pour sauver l'humanité, condamner un innocent faudrait-il s'y résigner ? Non pas, répondent Kant, mais aussi Dostoïevski, Bergson, Camus. Le jeu n'en vaut pas la chandelle, ou plutôt ce serait pas un jeu mais une ignominie. L'utilitarisme touche ici sa limite » (1).  Au nom de quoi devrions-nous sacrifier la Justice puisque sans elle il n'y aurait ni légitimité, ni illégitimité. Rien ne vaudrait absolument, pas même l'amour. Sans la Justice, sans elle, le monde ne peut pas exister absolument. Il n'aurait aucun sens. Or, dans l'indifférence générale, l'Assemblée nationale codifie le plus naturellement du monde la xénophobie comme les étasuniens ont naturellement codifié la torture, mais en faisant de notre pays et de son peuple les complices d'une législation au service de la barbarie. Ainsi, nous nous parjurons une seconde fois.

    J'aime à penser que la France s'est enorgueillie, malgré la sape néolibérale, d'avoir su résister au CPE, cette régression sociale intolérable que les autres pays n'ont pas pu éviter,(ou n'ont pas voulu éviter que nous importe...) et se déshonore, au contraire, en donnant le spectacle affligeant d'une société qui tombe le masque de l'égoïsme contre une promesse de futur meilleur que les néolibéraux n'ont pas même l'audace de lui faire.Quant à ceux qui viendront offrir le troisième baiser, le dernier parjure, il n'y a pas loin de penser qu'ils seront étiquetés socialistes. Ceux qui se prétendent socialistes mais qui valent à la fidélité socialiste ceux que mon chien m'est fidèle à travers son écuelle quotidienne; ils seraient bien capable d'oublier de saisir le Conseil constitutionnel. 60 députés suffiraient, peut-être, pour sauver l'honneur de la France, de son Assemblée nationale et de ses petits commerçants mesquins. Prenons-garde que demain, l'on décide de crucifier fièrement et sans complexe sur les portes de nos entreprises une pancarte où serait inscrits « Arbeit macht frei » ...

    1) le passage entre guillemets est du philophophe André Comte-Sponville.

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    Mes chers amis, le projet de loi sur « l'immigration choisie » discuté à l'Assemblée nationale est-il susceptible d'apporter quelques solutions à la question de l'immigration clandestine ? Une réponse négative s'impose. Cette loi va causer une augmentation du nombre de clandestins dans notre pays. Les conséquences de cette législation sont d'une telle évidence, qu'on peut se demander légitimement si le but poursuivi par les néolibéraux n'est pas, précisément, de générer et de favoriser l'immigration clandestine. Car partout dans le monde, là où règne le carcan de l'économie néolibérale, on retrouve le même projet. Voyez les USA; pays de répression, pays de délateurs, où l'on condamne à vie les malades mentaux, où se cache un flic derrière chaque église et autant d'armuriers que de Mac Do; eh bien, dans ce pays de justiciers, il y aurait 32 millions de clandestins ! Certes, il y a la géographie, le pays est riche - quoique ses habitants pitoyables à tout point de vue - il est normal qu'il attire ses voisins pauvres du Sud. ... Mais ces millions de clandestins travaillent pour des cacahouètes, ils sont embauchés sur le trottoir, au vu et au su de tout le monde, y compris des autorités, ils n'ont pratiquement aucun droit sinon celui d'être expulsable, ils ne se plaignent pas et pour cause, c'est une population fragilisée, une aubaine pour les besoins de l'économie cupide de ce pays.

    Comprenez, mes chers amis, qu'une stratégie néolibérale oeuvre depuis 30 ans et atteint tranquillement ses objectifs parce que nous tardons à prendre collectivement conscience de sa pernicieusité. Le projet de loi d'immigration par le travail s'inscrit dans cette stratégie. Il s'ajoute au projet de Feu la constitution européenne, à l'instauration du CNE, au mort-né CPE, au désastre extravagant de nos hommes politique .. bref c'est toujours le même schéma au service d'un idéal capitaliste qui vire à l'utopie. La mondialisation néolibérale présente l'état comme un ennemi du peuple, et c'est un mensonge éhonté . Grâce aux institutions internationales qu'ils contrôlent, les néolibéraux élaborent des règlements à l'échelle de la planète qui finissent par affaiblir dangereusement la puissance publique (je pense à la libre-concurrence par exemple). Ces législations s'imposent et favorisent le désengagement de l'Etat aux profits d'entités privées cotées sur les plus grands marchés boursiers, dirigées par une poignée de familles détenant une majorité de contrôle sur des millions d'actionnaires, et qui n'ont, de surcroît, aucune religion, aucun pays, aucune éthique. Mais en s'attaquant à l'Etat, le néolibéralisme s'attaque aussi à la démocratie car il vise l'individu à travers la ruine universelle du pouvoir régulateur de la volonté générale. Il n'agit pas seulement sur son statut de salarié, il s'attaque à ses droits fondamentaux, il ébranle son universalité et l'universalisme des droits de l'Homme. C'est la Déclaration des droits de l'Homme et du citoyen qui est ainsi jetée au pilon; qu'on ne s'y trompe pas.

    Mes chers amis, l'objectif de la pensée néolibérale est d'isoler l'humanité, de dépouiller l'individu de ses droits, de mater ses revendications, de refréner ses passions et ses enthousiasmes. Le but est d'opposer les intérêts de chacun avec l'espoir de créer un conflit pour mieux fragiliser. Tout cela à dessein de mettre l'individu au service d'une poignée de capitalistes cupides et déresponsabilisés. Voyez comment se met en place insidieusement au plan économique un libéralisme effréné, et au plan politique l'instauration d'un véritable Etat policier.Voyez comment le néolibéralisme a ruiné l'idéal européen, comment il défraternise les continents partout dans le monde, comment il criminalise le clandestin et culpabilise l'immigré comment il fonctionne constamment en désunissant.

    En s'attaquant à l'immigré, mes chers amis, les néolibéraux s'attaquent aux Français comme le CPE s'attaquait aux jeunes parce que le statut de non-droit du clandestin est cet idéal de précarité vanté par la pensée néolibérale. Parce que l'immigration clandestine ne doit pas être un laboratoire du néolibéralisme. Nous devrions y penser et nous mobiliser pour faire échouer ce projet misérabiliste. Un projet qui comme pour le CPE ne pourrait pas voir le jour si nous prenions collectivement conscience du danger qu'il représente pour notre société.

     


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    Mes chers amis, en pleine crise d'Etat, d'affaires scabreuses sans intérêt sinon celui de démontrer à quel point notre gouvernement est un ramassis de traîtres vendus au néolibéralisme à fusiller sans délai et sans procès; le procès se jouant en ce moment à l'Assemblée nationale où - un parterre d'égoïstes bon à rien et mauvais en tout, irrémédiablement discrédités aux yeux des démocrates - délibère sur un projet scélérate et misérabiliste; j'entends le projet sur l'immigration choisie soumis par le FN masqué Sarko. J'ai dit «  Ils délibèrent  ! » : Bien sûr que non ! Ils piaulent à faire tomber la tête d'un pouacre pour la remplacer par un bien plus pouacre. La peste vacillera au profit du choléra ! Voilà leur souci tandis que la France est engloutie dans la ruine politique universelle. Ils vont le voter ce projet, main dans la main, comme ils auraient voté le traité constitutionnel, comme ils ont voté le CNE et le CPE. Ils vont le voter fièrement pour les uns et petitement pour les autres.

    Mes chers amis, a l'instant de ces lignes, j'aime à penser ramener le débat à des question simples d'honnête citoyen. Chaque année, dans le monde, près 8 millions de personnes sont victimes de ce tueur silencieux et sadique qu'est la faim persistante. En 2004, 4 millions d'humain sont morts de la malaria et du sida dans le monde dont 80 % en Afrique. Le paludisme, lui, tue un malheureux toute les 30 secondes. Pendant que l''OMS supplie les pays du Nord vieillissants et perclus à former davantage de médecins pour éviter de dépouiller le Sud, 11 millions d'enfants de moins de cinq ans meurent chaque année dans les pays pauvres; c'est à dire que toutes les minutes, 21 enfants décèdent « principalement de causes qui auraient pu être évitées » selon l'Unicef. Ils crêvent de maladies, mes chers amis, qui se soignent en 24 heures dans un pays comme la France A cause du pillage des cerveaux, plusieurs pays d’Afrique subsaharienne sont dans l'impossibilité absolue de répondre aux besoins élémentaires de la population. Il y a 20 médecins pour 100.000 habitants dans 38 pays du continent africain. A heurter la raison, au moins 60 % des médecins formés au Ghana dans les années 80 ont quitté leur pays. A ce rythme, dans 25 ans, l’Afrique se sera vidée de ses cerveaux. Et ils sont déjà si misérables...

    Pendant ce temps, la Commission européenne représentative de la première puissance économique du monde, elle, élabore des projets destinés à améliorer l’attractivité de l’UE pour les scientifiques du monde entier. Au lieu de s'impliquer pour tenter de limiter cette hécatombe – ce qui n'est pas une faculté mais un devoir impérieux - , l'Europe du fric sordide réglemente pour "faire de l’UE, l’économie de la connaissance la plus compétitive du monde". Et Tony Blair, ce pastiche de socialiste à vomir, clame sa volonté de disposer pour son pays de travailleurs hautement qualifiés. Même la France, mes chers amis, s'engouffre dans ce parjure au nom de la libre-concurrence, et béante fanatique, la bouche écumante de vanité Mariani peut exiger fièrement le meilleurs pour notre pays.

    Quand l'Europe forme 173.800 médecins chaque année, l'Afrique en forme 5100. L'Europe a t-elle un besoin imminent de cette poignée de scientifiques ...? Et l'Amérique ...? Et la France a t-elle un besoin impérieux de 7000 médecins algériens sur 10.000 médecins étrangers au lieu d'en former comme elle en a les moyens ? Sauf qu'en 30 ans, 127 000 spécialistes hautement qualifiés ont quitté le continent africain, que depuis 1990, ce sont 20.000 élites qui quittent chaque année l'Afrique au profit de l'Europe ou de l'Amérique du nord. Cet exode est considéré par les Nations Unies comme l'un des principaux obstacles au développement de l’Afrique.

    Mes chers amis, des pays comme les USA pillent les pays pauvres, ils l'ont toujours fait; cela est conforme à leur culture d'être fier de profiter de la misère d'autrui. Ils nomment cette cupidité : démocratie, liberté ou libre concurrence que sais-je, mais ce sont des décadents corrompus, laissons les dans leur merde culturelle. Comprenez qu'il est plus facile pour un pays aussi puissant que les USA dont les adhérents sont élevés dans la culture de l'arnaque l'un l'autre, de rogner sur les budgets de formation en préférant voler les cerveaux des pays dans l'incapacité de se défendre; qu'une fois émigrés, et bien content de l'être, ces mêmes cerveaux produisent des richesses qui restent confinées au bénéfice de l’économie d’accueil; faisant payer des licences aux pays d'origine s’ils veulent en profiter alors qu'il ont contribué à former la source !

    Chaque année, l’Afrique importe environ 150.000 spécialistes ce qui lui cause une dépense annuelle de 4 milliards de dollars uniquement pour palier aux politiques égoïstes et lamentables des pays riches. A titre d'exemple, au cours des 10 dernières années, la Banque mondiale n'a dépensé que 2,6 milliards de dollars pour réduire la dette des 17 pays les plus endettés, alors qu'elle dispose de plus de 38 milliards de capitaux. Ces 38 milliards de notre argent, en autre peuple, versé de toute bonne foi pour l'annulation de la dette des pays pauvres et très endettés (PPTE). Comment peut on espérer, un jour, juguler le flux d'immigrants des pays pauvres vers les pays riches si on le vide du peu de « matière grise » qu'ils sont capables de produire ? Comment peuvent- ils lutter contre les fléaux de santé publique s’ils sont vidés de leurs médecins ? Comment peuvent-ils se former sans enseignants ? Cette injustice ne pourrait exister sans une volonté implicite au moins sans faiblesse, sans égoisme, sans intérêt pour notre pays sinon celui de participer à une guerre à l'échelle planétaire dans laquelle les victimes – et non les soldats - se comptent pas millions. Laissons-les autres s'entre-tuer sans nous puisqu'il est plus facile de les convaincre de faire la guerre que de travailler pour la paix. Nous devons nous mobiliser pour ne pas entrer à notre tour dans cette spirale déshonorante indigne d'une Nation comme la France. C'est une chose de se convaincre les uns les autres de la famine comme une fatalité du continent africain, c'en est une autre de participer activement à ce qu'il y a lieu d'appeler un génocide. Comprenez, mes chers amis, que le projet d'immigration choisie légalise la sélection humaine, la codification de ceux qui seront exclus de la communauté des êtres humains dans notre pays, et ceux qui seront dignes d'en bénéficier. C'est de la bio-politique. C'est du nazisme. En votant la loi sur l'immigration proposée par Sarko, l'Assemblée nationale se prostitue dans un projet de planification humaine non à vocation raciale, mais à vocation économique. Et le Peuple, dans tout cela, fait figure d'otage d'un racolage indécent de crime contre l'humanité.

    Mes chers amis, « La Shoa a eu lieu. Comment cela a-t-il été possible? Et qu’est-ce qui fit qu'elle fut possible, que cette horreur devint la réalité ? Pouvons-nous discerner dans notre réel quelques prémices qui feraient que, d’une manière ou d’une autre, une horreur de même type en vienne à se réaliser une seconde fois ? Car le nazisme, mes chers amis, se distingue du fascisme par le recours organisé à la sélection, par la mise en place de fait et de droit de manière systématique à un plan d'extermination. Peut importe qui est la victime de cette sélection et de cette extermination, dès l'instant où ce plan existe. Nous devons reconnaître la singularité du nazisme, et pour donner un sens à cette reconnaissance, nous devons fonder une dialectique entre la mémoire du passé et la critique du présent, dans le but de mettre en lumière les fils multiples qui relient notre monde à celui, bien récent, dans lequel est né ce crime et y voir les dangers que ce projet néolibéral d'immigration fait courir à tous les individus.. Lisez Kant, mes chers amis, « Si la Justice disparaît, c'est chose sans valeur le fait que des hommes vivent sur la terre» (Kant, Doctrine du droit)


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  • "Je cherche à séduire les électeurs du FN.
    Qui pourrait m'en vouloir de récupérer ces gens dans le camp républicain ?"


    Le président de l'UMP, Nicolas Sarkozy


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