• Mes chers amis, moi aussi je tiens à apporter, de toutes mes forces, ma contribution à la colère de Claude Hagege, professeur au Collège de France, dans le quotidien le Monde d'hier.
    On nous assassine !

    On assassine notre culture et notre modèle et nous sommes là, impuissants, inertes victimes consentantes, moutons qu'on égorge comme otages égorgés par les radicaux islamistes; Français égorgés par le néolibéralisme triomphant mais Français sans réaction ... Français pétainistes, petite france, petits journal avec grand pitre à la tête de l'Etat; petit Pétain, grand Chirac; grand Laval, petit Sarko ... bah ! Ils feraient mine d'être outrès les fourbes, mais ils coucheront bien tôt ou tard dans la même pelisse; gouvernements de traitres et de collabos à vomir jusqu'à la dernière pituite d'avanie ...

    D'ici quelques jours, le Sénat s'apprête a amender le protocole de Londres, il s'agit purement et simplement d'imposer l'anglais comme langue des brevets.
    Certes, loin de nous la crispation d'esprit à crier la France ! La France ! comme en son temps d'aucun criaient l'Europe ! Nous ne mangeons pas de ce pain là ... une France racornie sur elle-même ne serait plus un pays digne de son exception, alors les gens de ma trempe la jugeraient indéfendable.
    Il s'agit tout au contraire, de se convaincre que cette disposition n'a qu'un but essentiel et d'autres accessoires :

    - pas seulement la volonté d'éliminer tout statut officiel des langues autre que l'anglais dans des secteurs d'avenir où les intérêts commerciaux des USA sont en jeu ... Peine perdue ... nous formons tant de scientifiques que nous n'avons pas le marché intérieur pour les faire travailler ! C'est vous, étasuniens, qui les achetez à prix d'or car vous n'en faites pas, en faisant croire à un déclin français ... même à s'exprimer en anglais, le génie et la création n'ont pas de langue si bien que les bons resteront bons, les mauvais seront toujours aussi médiocres ... Non vraiment, le problème n'est pas là-

    C'est bien au delà du mobile économique qu'il apparaît.
    Il s'agit d'une disposition hautement politique car la puissance étasunienne ne peut plus supporter le maintien, même de plus en plus compromis, d'un modèle totalement opposé à sa vision du monde. Depuis des mois, elle met toute son agressivité et ses bas moyens pour le saper en profondeur, pour l'atteindre et le sacrifier purement et simplement. On immole notre modèle au nom du néolibéralisme.
    C'est un acte de guerre au même titre qu'en Irak sauf qu'il s'agit là de saper la souveraineté de la France, d'atteindre son crédit s'exprimant dans sa langue, de diminuer son influence dans le monde; elle qui produit plus de scientifiques ne publierait pas dans sa langue, tandis que les USA qui n'en produisent quasiment pas bénéficieraient d'un monopole.

    Mes chers amis, de tous côtés les agressions pleuvent, on nous salit à tout propos, nous payons le prix de notre liberté lors de l'invasion irakienne, nous payons le courage du vote noniste européen.
    Nous assistons aujourd'hui à la mise en chantier d'un régime totalitaire, le néolibéralisme ne tardera pas à montrer son vrai visage même au plus irresponsables d'entre nous ...


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  • Dans la série de visions pessimistes chères aux psychologues des foules considérant le Peuple impulsif, irritabiliste, incapable de raisonner, sans esprit critique, emprisonné dans l'exagération des sentiments, mes chers amis, nous avons assisté l'autre soir, à une comédie tragi-comique digne du meilleurs pastiche de la fonction ministérielle d'amuseur public.
    Je veux parler de la présentation de la principales innovation de son plan contre le travail au noir et le chômage : le CESU, (chèque emploi-service universel) par ce triste frère Borloo en direct sur une chaîne privé.
    Enthousiaste, gesticulant sur sa chaise, heureux et souriant comme un présentateur de variété, allant jusqu'à mettre en scène le journaliste du 20h, le prenant à témoin en l'appelant par son petit nom; le ministre volapuk, s'est adressé aux Français comme à de véritables débiles parfaitement convaincu qu'ils sont trop bêtes pour comprendre l'importance de sa réforme comme si nous étions assez idiots pour tomber dans un piège aussi grossier.

    - Le CESU ...? Mais c'est formidable !
    - Après le CPE, (l'avancée sociale la plus importante jamais proposée aux jeunes) : le CESU !
    - La fourmi verte, mon cher Hugues....
    - Demain, quand vous aurez besoin de quelqu'un pour porter les commissions de mémé, pour faire changer la pile du rasoir de pépé ou pour les 20 métiers qui entourent quotidiennement les ménages francais ... Eh bien il y aura la fourmi verte !
    -Une véritable révolution que cette fourmi verte car tout le monde l'aura dans la poche.
    - Vous verrez, ce sera comme le téléphone portable.

    Hallucinant ! Proprement affligeant de débilité et vexatoire.
    Ce gouvernement nous pousse à la ruine absolue; il s'abétise en même tant qu'il nous insulte.
    Faire d'une réformette, sans doute intéressante, une révolution capable de juguler le chômage et la précarité engendrés par les délocalisations d'entreprises cupides c'est une chose; mais de là à se donner en spectacle, se foutre de la gueule du monde, s'adresser aux Français comme à des crétins à de quoi interpeller le sens commun . Mais ou va t on, mes chers amis, gouvernés par cette bande d'incompétents proprement liquifiés sans envergure, au fond du caniveau ...?.

    Plus grave, assurément plus insidieux, l'article paru dans Libération en date du 11 courant; article rédigé par cette sotte de Vanessa Schneider au cours duquel l'on apprend que pratiquement tous les hommes politiques ont subi une opération de chirurgie esthétique.
    Effectivement, dans une société où l'on vit de plus en plus vieux, mais où l'on vieillit de plus en plus vite, il se trouve que de se refaire le portrait pour paraître et pour tromper est d'une logique implacable ... Fort bien...
    Mais de là à tirer la conclusion selon laquelle il faut s'attendre à ce qu'en 2007, les Français votent pour le plus beau ou si vous préférez pour celui dont l'opération aura le mieux réussi est une insulte qui dépasse la tolérance et l'entendement, indigne d'un journal d'envergure nationale.
    Une analyse digne d'une cruche qui serait mieux inspirée de poursuivre sa cuisine politique à domicile et, pour le bien de tous, en contrat à temps partiel...

    Mademoiselle Schneider veut tellement paraître intelligente et originale dans ses analyse qu'elle en devient ce qu'elle a sans doute toujours été pour gravir les échelons du journal qui l'embauche : une politologue de bas-étage déculottée, journaliste complaisante qui participe à une pantalonnade comme à une saison de prêt à porter, en exprimant rien d'autre qu'un discours de pseudo-savante habillé de scientisme aux fantasmes politiques des "honnêtes gentes" affolées par le socialisme.
    Ces "chattering class" dont cette perruche péroxydée est l'excellente représentante n'ont, du reste, jamais aussi bien servi le pouvoir et le courant néolibéral, enlisées dans l'audimat, et la course à la productivité du futile, de l'inutile...

    Vous avez donc compris, mes chers amis, pourquoi nous avons voté « non » à feu la constitution européenne... c'est la faute à Donald qui a découvert que Moustique était un petit garçon et non un jeune écureuil fougueux, il lui a troué la noisette et cassé sa cabane. Depuis c'est la guerre dans toute la forêt...


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  • Mes chers amis, dans la série « l'autoritarisme s'installe tranquillement en France » il est maintenant question de jeter au placard notre belle Constitution.
    C'est le nouveau coup de butoir encaissé par notre modèle face à des néolibéraux parvenus au paroxysme de l'hystérie collective.
    J'entends piauler les chacals et leur VIème République comme les grenouilles de la Fontaine coassaient leur lassitude de l'état démocratique.

    Pour quelle raison, la Constitution de la Vème République serait-elle la cause de la crise majeure que traverse notre pays ...?
    Est-ce que la Constitution a favorisé le détricotage de notre législation sociale, l'injustice et la précarité... Ou bien est-ce la déréglementation, le désengagement politique et l'affaiblissement de l'Etat; le pouvoir absolue en cadeau de l'humanité au capitalisme de catastrophe qui serait la cause de tous nos problèmes ...?

    Mes chers amis, la réponse a nos questions ne se trouve pas dans nos institutions et encore moins dans une VIème République qui n'aurait de République que le nom.
    Car nous devons nous convaincre; le Ministre de France Sarko ne fait pas dans la dentelle avec son projet hallucinant de VIème république, sinistre Katrina pour la démocratie française.
    Non seulement, ses propositions dénotent un mépris du Peuple qui dépasse l'entendement, mais surtout, une telle réforme conduirait le pays dans un cahot constitutionnel indescriptible face à la première crise politique.

    Alors que la communauté réclame depuis des décennies une plus grande reconnaissance des citoyens (notamment des minorités), que l'intérêt général commande de rapprocher les citoyens de leurs représentants pour toujours plus de Démocratie et de Justice; le tirailleur Sarko propose : Il faut accroître les pouvoirs du Président de la République, lui permettre, au besoin, de s'adresser directement à l'Assemblée nationale pour lui dire ce qu'elle doit voter, faire en sorte que le Parlement ne vote plus que des « résolutions », réduire le rôle du 1er Ministre à celui de « coordinateur ».

    Mes chers amis, nous sommes face à un véritable défi en cette année 2006.
    Créer dans la plus parfaite légalité un véritable dictateur des temps moderne,
    pied de nez ironique à ce foutre d'Aristote comme si le Droit suffisait à se protéger d'une quelconque dictature; comme si le statut des Juifs n'était pas du Droit en 1941... L'article 16 permanent.

    L'accroissement du rôle du chef de l'Etat alors que la Constitution de 1958 le dote déjà de pouvoirs institutionnels exorbitants; c'est nécessairement en faire un despote.
    Qu'est ce qu'un régime dans lequel le chef de l'Etat est autorisé à interpeller l'Assemblée nationale, une Assemblée qui ne rendrait plus que des « résolutions » (juridiquement des incantations sans force de loi), dans lequel le 1er Ministre serait réduit au rôle de « coordinateur »...? Un tel régime n'est rien de moins qu'une dictature politique.

    On ne peut ignorer plus longtemps les risques que les néolibéraux sont disposés à nous faire prendre pour protéger et assouvir leur interets cupides.
    Un 
    capitalisme fascisant nous guête...
    L'autoritarisme s'installe en France comme il s'installe partout où règne le carcan néolibéral.
    Moins de pouvoir aux juges, plus à la police;
    moins de pouvoir à la loi, plus à l'exécutif et de surcroît, un exécutif réduit à un homme doté de pouvoirs absolus.
    Mais ou va t-on...?


    La France a connu 15 constitutions en 180 ans.
    Chacune de ces constitution a été rédigée pour l'éternité; 3 régimes présidentiels, le pouvoir collégial, la dictature de l'exécutif, puis celle du législatif pour finalement aboutir à un texte quasiment parfait, un texte d'une modernité incroyable qui s'est toujours adapté aux crises politiques, qui n'a jamais contrarié la volonté du Peuple, une perle qu'on ne peut modifier et encore moins transformer sans la plus grande précaution.
    Gardons-nous d'oublier que la Constitution de la Vème république nous a permis de traverser toutes les crises majeures et non des moindres comme par exemple, la guerre d'Algerie, mai 1968 et 1981, et surtout les cohabitations, là où les autres constitutions ont conduit les régimes aux coups d'état.

    On voit bien que l'objectif des néolibéraux est une véritable stratégie de détricotage de notre modèle.
    Les néolibéraux et les hommes qui animent ou le soutiennent ce courant terroriste passe son temps à miner la confiance des citoyens dans le but évident de s'appropriéer tous les pouvoirs et d'instaurer une dictature néolibérale qui ne prend même plus la peine de cacher sa figure de pouacre...


    3 commentaires
  • Mes chers amis, le néolibéralisme est un courant de pensée incompatible avec les valeurs défendues par la Démocratie car il ne respecte pas la volonté du Peuple.
    Son discours cherche à gangrener les consciences en faisant du langage un outil de propagande comme l'ont déjà fait les régimes autoritaires au cours
    de l'histoire de l'Humanité en général et celle de la France en particulier,
    pour acceder au pouvoir et justifier leur répression .
    Dans le fil continuateur des courants pessimistes et égoïstes des siècles
    passés (malthusianisme, darwinisme social et hooverisme), le néolibéalisme
    s'inspire de la pensée de G. Le Bon dont les thèses ont constamment
    contaminé la droite conservatrice et même la gauche lorsqu'elle s'est
    exprimée sur le terrain populiste.
    La caractéristique de cette pensée affligeante porte sur un préjugé
    lamentable vis à vis du Peuple et de ses choix politiques.
    Les néolibéraux se méfient du Peuple, du sais-je me faire "traiter" de
    communiste voire de stalinien, je prendrai quelques exemples tirés d'un
    article du Monde diplomatique pour appuyer mon analyse.

    Replaçons au soir du 29 mai 2005, qu'avons-nous entendu de la bouches
    écumant de rage des néolibéraux...?
    "tsunami populaire", "catastrophe", "impasse", "fiasco", "crise majeure..."
    Le vote des Français analysé comme "des cris de douleurs, de peur,
    d'angoisse et de colère",
    "un exécutoire malsain où l'on détournera la règle du jeu référendaire pour
    cracher sa bile à la face du pouvoir".
    Vision pessimiste chère aux psychologues des foules considérant "le Peuple
    impulsif, irritabiliste, incapable de raisonner, sans esprit critique,
    emprisonné dans l'exagération des sentiments".
    Les politologues de bas-étage, journalistes complaisants qui participent à
    cette pantalonnade, n'ont pas exprimé autre chose qu'un discours de
    pseudo-savants habillés de scientisme aux fantasmes politiques des "honnêtes gentes" affolées par le socialisme.
    Ces "chattering class" 'ont, du reste, jamais aussi bien servi le pouvoir et
    le courant néolibéral, enlisées dans l'audimat, et la course à la
    productivité du futile, de l'inutile...
    "rage protestataire" (C.Imbert) - "masochisme", "épidémie populiste" (ce
    triste S. July) - "paranoïa aiguë (F.O Giesbert).
    "Une abysses d'ignorance politique" d'un peuple qui doit être "éclairé" car
    on lui a posé "une question trop difficile" en le prenant pour "un étudiant
    en droit' (L. de Nateuil pour le Figaro du 30 avril 2005)
    Préjugé de classe encore et toujours, la France d'en haut, entrepreneurs,
    décideurs, diplômés, cultivés, et la France "d'en bas", nonniste qui "s'est
    trompée de vote" comme si les Français n'avaient pas compris l'enjeu
    historique de ce référendum où la Star Acadamia travestissant l'analyste
    politique en vulgaire propagandiste sans conscience.

    Plus tard, dans cette pornographie de langage, les "foules électorales" se
    transforment en "foules criminelles" des banlieues.
    La "jacquerie électorale", la "thrombose sociale" et "le krach de 2002",
    pourrissent tandis que l'on assiste "impuissant" à la "décomposition du
    corps social".
    Des "Violences délirantes qui relèvent plus du psychique que du politique"
    (article hallucinant de N. Baverez dans le Point de novembre 2005).
    Les "Veaux se transforment parfois en taureaux" (D. Jeambar dans l'Express
    du 21 mars 2005).
    Dans cette orgie de mots, les "voyous" et "les racailles" remplacent les
    "chiens enragés" et les "sale vermine" comme au temps des émeutiers de juin 1848.

    D'ailleurs, ce n'est pas la première fois que le Peuple se trompe dans ses
    choix ou commet quelques crimes.
    Il est donc nécessaire de réécrire l'Histoire de France.
    "Faut-il réhabiliter Louis XVI ?" (couverture de la revue L'Histoire du mois
    de novembre 2005)
    Pire encore, "Faut-il être indulgent avec Louis XVI?" (M. Winock, profeseur
    émérite à SP).
    Mais si l'on est indulgent avec Louis XVI, faut-il l'être avec Pétain?
    Les Allemands doivent ils être indulgents avec Hiltler?
    De Louis XVI pour condamner "la résistance à la moindre réforme", le "refus
    de s'adapter au cours du monde", le rejet de "la seule ouverture tangible
    qui s'est offerte" transforme ce traitre en apôtre du "Oui" à la
    constitution européenne.
    Si Louis XVI avait voté, il aurait voté Oui !
    Il n'est jamais trop tard pour dire au Peuple qu'il n'a pas le choix.
    "Le légitimisme dynastique rejoint alors le légitimisme contemporain par
    lequel le conservatisme se pare des mérites de la raison et se justifie par
    l'ordre nécessaire des choses" (A. Garrigou le MD 01/2005).

    Légitimisme, mes chers amis, on y arrive tranquillement...
    Quel serait le jugement porté par un faux-pendard mais un vrai décapité
    comme Louis XVI sur l'état de la France d'aujourd'hui...?
    DEmos dit "Il en sortirait agréablement surpris..."


    7 commentaires
  • Mes chers amis, Bush a promis de reconstruire la Nouvelle-Orléans « plus
    grand et mieux ».
    Déjà les entreprises privilégiées du président comme Halliburton, Shaw et
    Blackwater Security, spécialisées dans le capitalisme de catastrophe,
    commencent à bénéficier de cette reconstruction tout juste repus des profits
    colossaux engrangés sur les rives du Tigre en Irak
    Elles profitent de ce marché du malheur pour purifier la ville de sa
    population noire et pauvre, la reléguant dans les bayous pour ériger
    notamment à la Nouvelle-Orléans, un nouveau Disneyland du jazz.
    Après avoir échoué à transformer l'Irak en « un laboratoire du
    néolibéralise »,
    les Étasuniens cherchent a faire jaillir des ruines de Katrina une véritable
    utopie capitaliste sur le dos de millions de gens.

    « Nous allons faire du littoral un pole d'attraction magnétique pour la
    libre entreprise. Pas question de reconstruire une Nouvelle-Orléans dominée
    par le secteur public". (J. Wilke 15092005 au Wall Sreet Journal)
    « Enfin les cités de la Nouvelle-Orléans ont été nettoyées; ce que nous
    n'avons pas su faire, Dieu s'en est chargé. »
    Autre déclaration du célèbre républicain louisianais R. Baker qui révèle
    l'égoisme de la classe politique néolibérale, quelle soit blanche ou noire
    parfaitement insensible au sort de leurs conscitoyens pauvres des cités
    délabrées et des zone marginales.
    Elle révèle outre sa nature égoiste, une haine du pauvre qui dépasse
    l'entendement car même la Bible avait au mieux pris la peine de s'émouvoir
    du sort des indigents (selon la Bible les pauvres souffrent sur terre, mais
    ils seront récompensés au Paradis de sorte que les riches jouissent de leur
    richesse tout en enviant les pauvres pour leur félicité dans l'au-delà).

    1) Une utopie de capitalisme

    En réalité, il y a quelque chose qui ne tourne pas rond dans la pensée
    néolibérale.
    Elle n'est pas dans la logique de la philosophie libérale défendue jusqu'ici
    par les philosophes materialistes.
    D'abord elle trahit les fondements et les valeurs de ses défenseurs les plus
    prestigieux.
    Je pense à Epicure bien entendu et sa philosophie de la joie;
    je pense aussi à Horace avec sa célèbre formule « Carpe Diem » et, surtout,
    je pense à Spinoza qui a constamment combattu la Religion à travers nos
    illusions en nous libérant, en quelque sorte, de son joug.
    La philosophie néolibérale trahit le materialisme qui lui a donné le sein
    car elle est devenue une religion, un idéal, une utopie capitaliste.
    C'est un modèle économique qui s'impose comme un régime politique (cf feu la
    constitution européenne).
    Ainsi, l'économie libérale ne serait plus destinée à satisfaire des besoins
    fussent-ils privilégiés favorisant au passage le sort de malheureux, elle
    est devenue une façon de voir les choses, de penser l'homme, son
    environnement et sa destiné.
    Elle est devenue la pensée unique.
    Elle demeure bien plus dangereuse que le communisme et le fascisme réunis.
    C'est un dictature qui s'installe dans une pacification sociale affligeante.

    2) La haine et le mépris du pauvre

    Mais il y a pire encore car dans cette illusion de liberté, les néolibéraux
    n'hésitent pas à employer les moyens les plus vils pour imposer leur idéal
    de société, à prôner le révisionnisme historique, à favoriser la tolérance
    de l'atroce, à déterrer les Hommes du passé pour leur faire dire n'importe
    quoi, à manipuler les consciences pour agir sur les libertés publiques, en
    infiltrant tous les secteurs, de snober la volonté du peuple, de monter les
    gens les uns contre les autres, de condamner l'idéal en se comportant
    finalement en intégriste de la pensée, et mentir devant l'évidence comme le
    faisaient les curés sous la IIIèm république, faire exactement le contraire
    de ce que l'on dit et surtout, mes cher amis, prôner avec une audace inouïe
    la haine et le mépris du pauvre et des faibles.

    Ce mépris du pauvre, le lutin contestataire DEmos l'a cherché dans l'histoire de la pensée et des idées car jusqu'à présent la pensée libérale tentait de nous épargner toute mauvaise conscience au sujet du pauvre, mais sans nous inciter à le détester.
    Ce qui a changé, c'est cela...
    J'écris ce qui a changé, mes cher amis, sans évoquer la nouveauté car cette
    révulsion du miséreux est un atavisme du néolibéral (surtout aux USA) qui
    tire sa lie pour ne pas dire sa goutte de pisse de funestes philosophies du
    milieu du XIXème siècle, époque où le regard posé par la société sur ses
    pauvres se durcit considérablement.

    Ce sont le financier D. Ricardo et le Pasteur pentecotiste T.R. Malthus qui
    vont semer les graines du néolibéralisme.
    Selon cette théorie : Les ressources de l'humanité ne permettent pas de
    subvenir aux besoins de l'homme.
    Ils y en a trop sur terre; si les pauvres sont pauvres, c'est de leur faute
    car ils ont une fécondité excessive.
    La pauvreté ayant sa cause dans la couche, les riches ne sont pas
    responsables de son existence et n'ont donc aucune obligation morale ou
    juridique vis à vis des nécessiteux et de leur funeste condition.

    Autre source, « le darwinisme social » ne demeure t-il pas le terreau idéal
    du néolibéralisme...?
    Dans la même lignée que le malthusianisme, le darwinisme social considère
    que l'élimination des pauvres serait le moyen utiliser par la nature pour
    améliorer la race.
    La qualité de la famille humaine sortirait renforcée de la disparition des
    faibles et des déshérités.
    Ainsi, pour Spencer (non Darwin pour info) dans la vie économique comme dans
    la biologie, la règle suprême, c'est la survie des plus aptes.
    En somme, la libre concurrence serait à l'économie, ce que la sélection
    naturelle est à l'amélioration des espèces.
    On voit bien que dans cette théorie, le faible est complètement déshumanisé
    et il apparaît parfaitement logique qu'une société qui applique un tel
    système ne s'en préoccupe pas.

    Enfin, évoquons les thèses de C. Coolidge et surtout H. Hoover pour le XXème siècle.
    -Tout aide publique aux pauvres ferait obstacle au fonctionnement efficace
    de l'économie.
    Il est de l'intéret suprême de préserver la société en n'aidant pas les
    pauvres, du reste aussi, dans leur propre intérêt car tout aide décourage
    l'effort, entraîne le désoeuvrement du paresseux et favorise l'assistanat.
    Par conséquent, un individu tombant dans la pauvreté où ne parvenant pas à
    en sortir est un faible qui ne doit sa situation précaire qu'à son manque de
    volonté ou sa nature rigide.

    En conclusion, la recherche d'évacuer toute mauvaise conscience au sujet des
    pauvres par le mépris et la haine est devenue une préoccupation majeure
    des néolibéraux pendant que s'affine jour après jour leur idéologie macabre...
    « Je veux une France qui bouge ! » clamait le Ministre de la France, Sarkosy...
    Une France qui bouge avec Malthus et son cortège de vieilles conserves
    cabossées...
    Une France ratatinée que les Français refusent ...


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