• Mes chers amis, la droite néolibérale matraque constamment l'opinion publique, figurant le déclin d'une France sclérosée, incapable de se réformer, vampirisée par un modèle social favorable aux assistés et autres oisifs. Ces macabres prêcheurs ignorent superbement la littérature économique publiant régulièrement les chiffres des principaux indicateurs économiques; et ces chiffres, ne leur en déplaise, contredisent de façon radicale leur discours récurant. (1)



    Par exemple, depuis près de 10 ans, chaque rapport de l'OCDE souligne la forte productivité française du travail, l'une des meilleure au monde, et dernièrement établi que le temps consacré par les Français au travail reste dans la moyenne annuelle mondiale (2). Cela n'empêche nullement ce fourbe Sarkosy de prétendre que les Français ne travaillent pas assez.



    Le but d'un tel discours consiste à convaincre le peuple d'accepter docilement le détricotage de son modèle sociétal au profit d'un état de plus en plus autoritaire et d'une économie constamment tenue en état de guerre. Les plus radicaux des détracteurs de notre modèle sont Français eux-même. Pour certains, l'idée de créer une entreprise en France leur paraît ridicule alors que selon le célèbre cabinet KPMG « la France offre globalement des coûts d'implantation plus faibles que ses grands voisins européens, non seulement sur l'énergie, les transports et l'immobilier, mais aussi sur la main d'oeuvre. » (3).



    Sans vouloir établir une contre liste idyllique des performances de l'économie française, dans la tradition du lutin contestataire Demos rappelle aux pessimistes, les mêmes qui critiquent la France s'étant installés à l'étranger mais qui reviennent le plus souvent en convoi sanitaire complètement ruinés, bien content de percevoir un RMI , rappeler disais-je, que l'économie française demeure 2ème exportateur européen derrière l'Allemagne (4) , que les trois groupe Français du bâtiment (Vinci, 1er groupe mondial de concessions, de construction et de services associés, Bouygues, Eiffage) positionnent notre pays parmi les premiers bâtisseurs européens, que dans l'industrie pharmaceutique, la France est le 4ème producteur et cinquième exportateur mondial. Encore la France est le troisième exportateur mondial de voitures particulières. Dans le secteur des télécommunications, Alcatel est le quatrième fabricant d'équipements de télécommunications, il occupe la première place dans le secteur des systèmes de transmission et il est leader mondial des réseaux câblés sous-marins, que le coût de l'Internet est un des plus bas au monde, réseaux et équipements explosent depuis 10 ans...



    Est-il nécessaire d'évoquer EDF, fournisseur de 30% de l'électricité européenne récemment privatisé, le plus gros hold up du siècle avec la bénédiction de citoyens en état de servitude volontaire, ou encore la carte maîtresse du nucléaire civil assurant l'indépendance énergétique française à l'orée d'une crise mondiale majeure dans le secteur des énergies. Le réseau autoroutier est le plus dense du monde et le plus long de l'Union européenne avec 990 577 km dont 10 383 km d'autoroutes (deuxième rang européen). Quant aux dépenses nationales de recherche et développement, elles représentent 2 % du PIB, ce qui place l'effort français de recherche au quatrième rang parmi les pays de l'OCDE. Nous sommes le premier formateur de scientifiques pendant que la droite néolibérale affole les gens en prétendant une exode des cerveaux français .... Mes chers amis, qu'est ce qu'on attend pour faire la fête ? Qu'est ce qu'on attend pour être heureux ?




    1. Lire aussi sur ce blog http://www.blogg.org/blog-31810-date-2006-03-06-billet-303488.html

    2. http://tf1.lci.fr/infos/economie/0,,3301505,00.html




    3. http://www.lexpansion.com/art/15.0.143162.0.html




    4. http://www.lemonde.fr/web/chat/0,46-0@2-3234,55-759022,0.html ou http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/france_829/decouvrir-france_4177/france-bref_2271/economie_4457.html
        (même source pour les principaux chiffres évoqués dans cet article)


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                                              Article mis à jour le 11 mars 2007

     

    Chers amis, il est question dans ce petit article des aides financières et publiques accordées aux entreprises dans notre pays. Un domaine parfaitement inconnu de la comptabilité publique. En 2003, un rapport du commissariat au plan estima que « le dispositif d'aides publiques aux entreprises se caractérise en France par une méconnaissance des aides distribuées aux niveaux national, régional et local » . A l'époque, rien que pour les aides de l'Etat, le rapport estima leur montant à 15 milliards d'euros pour l'année 2001, soit 1% du PIB, sans compter donc, les collectivités territoriales savoir : la région, le département et la commune. Le même rapport nota par ailleurs « que le système d'aides français bénéficie largement aux grands groupes au détriment des petites et moyennes entreprises » .. Cela on s'en doutait...

    Mais il y a plus préoccupant. En 2005, lors de la fameuse affaire Hewlett-Packard, Le Premier ministre chargea le Conseil d'orientation pour l'emploi (COE) - un organisme composé de 50 élus crée pour la circonstance - de rendre une étude "d'évaluation de l'utilisation et l'efficacité des aides publiques accordées aux entreprises". Comme lors du précédent rapport, le COE conclût que « les aides aux entreprises constituent aujourd'hui un champ vaste, mal connu et peu évalué », il déplora « qu'il n'existe à ce jour aucun recensement exhaustif des aides publiques attribuées en France » . Reprenant le premier rapport pour y inclure les aides des collectivités territoriales et autres obscurs organismes publics, le COE estima le montant des aides à 3,5% du PIB soit, tenez-vous bien, 60 milliards d'euros par an !  Il s'agit là des aides directes et indirectes telles que les allègements fiscaux où, là aussi, il n'existe aucune étude ou rapport de synthèse laissant la porte ouverte à toutes sortes de spéculation. ... bref ... l'opacité du montant des aides publiques est une constante sauf un commencement de chiffre officiel qui donne le vertige : 60milliards d''euro !

    60 milliards d'euros représentent une masse budgétaire qui n'est pas de dimension ordinaire. Pour en évaluer l'importance, il convient de la comparer à d'autres budgets. Par exemple, celui de la défense (32 milliards d'euros en 2005) , celui de la Justice (5 milliards), 13 milliards pour l'intérieur, 6 milliards pour le logement, et 56 milliards pour le budget de l'Education nationale, c'est à dire le poste le plus important de tous les ministères. Je n'aurai pas l'impudeur de prétendre que les entreprises reçoivent d'une main ce qu'elle versent de l'autre au titre de leur contribution à l'impôt sur les sociétés puisque comme son libellé l'indique, cet impôt ne concerne pas le commerce exploité en nom propre, mais je note qu'en 2005, les entreprises outre les sociétés ont reçu 60 milliards de subventions directes alors que le montant de l'impôt sur les sociétés s'est élevé à 50 milliards.

    Et pour tous les branleurs, les assistés, c'est à dire les Rmistes et autres chômeurs selon le MEDEF, les fainéants profiteurs qu'il est absolument urgent de « contrôler avec plus d'énergie », il en coute à la collectivité 5 malheureux milliards d'euros par an; 5 milliards d'euros desquels il faut inclure les aides directes attribuées aux entreprises pour l'emploi d'un RMIste qui sont, bien évidemment, comptabilisées dans le coût du Rmi au lieu de figurer en partie dans le calcul des aides publiques aux entreprises puisque c'est du fric qu'elles reçoivent.

    Ils n'y a tout de même qu'en France que l'on assiste à des contradictions aussi évidentes. Quand on pense que Madame Parisot au nom du Medef n'a de cesse de réclamer un contrôle accru des demandeurs d'emploi alors que des sommes pharaoniennes versées aux entreprises ne font l'objet d'aucune comptabilité nationale, que leur contrôle est inexistant, et que pour clore le tout, les entreprises reçoivent des aides publiques pour créer de l'emploi alors qu'elles licencient à tour de bras comme HP ou Danone par exemple; entreprises voleuses de deniers publics qui prennent de l'argent pour une mission tout en délocalisant dans le but de profiter davantage de la misère des salariés misérables des pays émergeants. Outre l'irresponsabilité juridique instituée par le droit français des procédures collectives à l'égard des dirigeants d'entreprise (1), on est en droit de se demander comment il est tolérable de laisser le Medef condamner le modèle "d'assistanat" français alors que lui même a l'audace de se mettre dans la poche 60 milliards d'euros nets libre de tout engagement ...?

    1). http://www.blogg.org/blog-31810-date-2005-11-16-billet-241758.html

     

    Pour en savoir plus lire le Figaro du 24 janvier 2007 "Aides publiques : le jackpot des entreprises" - le figaro et l'analyse sur  actuchomage


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  • Mes chers amis, alors que la Chine qui a su se rendre à la mode, attire de plus en plus les entreprises, on commence à reconnaître qu'il n'est pas si facile d'y faire des affaires.
    Pour certains, comme Yidir Plantade (La face cachée de la Chine), ce serait même impossible.
    C'est ainsi qu'en 2004, seule 26% des entreprises étrangères ont fait des bénéfices.
    A titre d'exemple, Pepsi Cola, présente en Chine depuis 25 ans, n'a jamais fait le moindre bénéfice ! Produire coûte de plus en plus cher pour des raisons évidentes que les Chinois ne sont pas plus serviles par nature que d'autres nations et qu'ils aspirent, eux-aussi, à plus de bien être mais surtout, la consommation intérieure est quasiment inexistante tellement les gens sont pauvres et misérables. Ces gens travaillent 12 à 15 heures par jour, ils vivent et couchent dans des dortoirs prévues au sein même des entreprises qui les exploitent, quelquefois à plusieurs centaines de kilomètre de chez eux, visitant leur famille une ou deux fois par an.

    Plus surprenant, mes chers amis, en réalité, l'économie chinoise est tirée vers le haut par les entreprises étrangères. Appâtées par le « miracle chinois », certaines oublient que leurs investissements sont en grande partie à l'origine des 9% de croissance enregistrés l'an dernier. Depuis 2003, les 208.056 entreprises possédant des capitaux étrangers ont généré près de 60% du PIB cumulé ! C'est à dire plus de la moitié du développement économique exponentiel que connaît ce pays.


    Mais il y a beaucoup plus problématique pour la Chine car les économistes estiment que si la Chine poursuit sur sa lancée, en 2010, c'est à dire demain, ce pays importera 55% du pétrole dont il a besoin. Or, du pétrole, il y en a de moins en moins pour ne pas dire plus du tout d'ici 15 à 20 ans. Quand les ménages chinois vont commencer à consommer avec le rythme d'un consommateur occidental, sachant que la Chine est incapable de faire face aux besoins d'énergie de sa population puisque les réserves sont de quelques jours, les centrales thermiques tournent en flux tendus (le terme est un peu faible) et leur nucléaire civil pour l'instant est obsolète; qui, mes chers amis, qui fournira l'énergie dont ce pays aura besoin ...?

    Nous avons la technologie. Nous nous sommes saigné pendant 40 ans pour disposer d'une énergie que toutes les politiques occidentales trop rapaces et prévaricatrices ont abandonné faute de résultat à court terme. Nous sommes en situation de quasi-monopole sur l'énergie de demain. Notre avance est considérable.
    Voilà mes chers amis, ce que les déclinologues et les texans néolibéraux se gardent bien de mettre en avant dès qu'il s'agit de faire état des atouts majeurs de notre pays...


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  • "La mondialisation  n'est pas un concept sérieux.
    nous l'avons inventé pour faire accepter notre volonté d'exploiter les pays placés dans notre zone d'influence"


    J.K Galbraith


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  • Travail du latin tripalium, instrument de torture à trois pieux


    http://www.homme-moderne.org/rienfoutre/attention/wacquant.rm


    "Travail : attention danger de Carles ..."



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