• Mes chers amis, selon l'OCDE, en 2004 (derniers chiffres connus) et en tenant compte des jours de congé, la moyenne hebdomadaire d'heures travaillées par les Français se situait à 27.9, c'est à dire au même niveau que l'Allemagne (27.8). Ce chiffre que l'on devrait faire ingurgiter à coups de pelle ou graver dans le crane à coups de marteau de tous les prévaricateurs du MEDEF, démontre que la France travaille autant sinon plus que son principal concurrent économique européen.
    Mais il y a bien mieux.
    La même étude se basant sur un indice de productivité à 100 pour les USA - en clair les USA étant l'indice de référence- selon cet indice de productivité disais-je, la France se situait à 103 alors que l'Allemagne se situait à 101 ! Bien entendu, les plus éclairés auront remarqué que la productivité française est bien supérieure à celle des USA dont les esclaves travaillent 44.5 H/S!
    La Français qui n'en branle pas une ... elle est bien bonne celle-la ...!

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  • Mes chers amis, les chiffres font la Une de la presse économique de ce matin : les 40 plus importantes entreprises françaises cotées à la Bourse de Paris annoncent pour la 5ème année consécutives des dividendes historiques.
    En 2005, elles affichent 75 milliards d'euros de bénéfices ! (+19,2% sur 2004), soit +100% de hausse en 5 ans.
    Certaines entreprises comme Danone se payent même le luxe de racheter leurs propres actions.
    Il faudrait que les détracteurs du modèle français nous explique clairement comment il est possible que dans une France dont l'économie serait en ruine, haletante et chancelante, les entreprises qui font la richesse de ce pays puissent afficher des dividendes aussi exceptionnels...

    Pendant ce temps, le revenus des ménages est en chute libre depuis plusieurs décennies.
    En 1985, les cadres gagnaient 4 fois plus que les ouvriers, aujourd'hui ils gagnent 2,5 fois plus.
    Le risque de perte d'emploi, c'est à dire la précarité, à doublé en 20 ans, chiffre qui n'est pas prêt de s'améliorer si le CPE devait être légalisé.
    Un ménage sur 2 vit avec moins de 1800 E par mois alors que selon l'Insee, pour 2005, un couple avec 2 enfants jusqu'à 14 ans est considéré comme pauvre lorsqu'il gagne moins de 1613 E mensuels.
    Par ailleurs, + de 3 millions de personnes vivent sous le seuil de pauvreté fixé à 620E par l'INSEE dont 33% de salariés, ces Wolking-poor qui ne peuvent même pas s'offrir une location.
    Les exemples pullulent d'une fracture sociale inimaginable dans un pays qui n'a jamais été aussi riche.




    Pendant ce temps en Grande-Bretagne, pays de référence des néolibéraux, les ménages britanniques croulent sous les dettes.
    Le nombre de faillites personnelles a augmenté de 45% en 1 an atteignant 67.580 foyers.
    Ce record, lui aussi historique, s'explique par la facilité avec laquelle les Anglais accèdent au crédit; richesse de façade, économie virtuelle, les magasins débordent de propositions de prêts de sorte que l'endettement des ménages atteint 1645 milliards avec les conséquences que l'on imagine lorsque les revenus ne suffisent plus à couvrir les intérêts des emprunts (1).


    A qui profite tout ce fric que l'on ne redistribue pas et qui ne vient pas même équilibrer la balance des comptes?
    Combien de temps allons-nous accepter de se faire plumer purement et simplement, de se faire manipuler par le capitalisme de catastrophe.


    Mes chers amis, ce qui se passe en France comme partout en Occident est le résultat de nos choix de société et les conséquences de ces choix n'ont rien d'illogique.
    C'est cela le capitalisme sauvage : l'aggravation des inégalités dissimulée derrière la croissance des principaux indicateurs économiques... point final
    Sommes-nous capables d'inverser la tendance ?
    En avons-nous vraiment la volonté?


    Mes chers amis, cette situation est à la fois une honte et un échec.
    Une honte pour un pays développé qui abandonne en chemin la partie la plus vulnérable de ses habitants.
    Un échec pour notre modèle économique et social incapable d'assumer le bien être minimum à toute la population.
    Les moins performants, les moins productifs, les moins instruits, les plus fragiles, n'ont pas leur place dans un système essentiellement matérialiste et destructeur qui sanctionne l'échec sans appel.
    Tandis que les politiques publiques s'étiolent sous le coups de butoir du marché et de l'idéologie budgétaire libérale, mal préparés, mal armés, mal défendus, les plus démunis sombrent dans l'indigence.
    Nous devons d'urgence réagir contre un système qui n'a de libéral que le nom et qui fabrique de la richesse en produisant de la pauvreté...


    1. Sur l'état de l'endettement des ménages français http://www.blogg.org/blog-31810-date-2005-11-16-billet-241758.html


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  • Mes chers amis, un sondage réalisé par Ifop pour le compte du salon des entrepreneurs à l'échelle européenne a donné des résultats édifiants.
    Les Français se situent dans le peloton de tête européen des créateurs d'entreprise.
    25% des personnes interrogées expriment l'intention de créer leur entreprise à 8 points au dessus des Allemands, 6 des Italiens et 13 des Espagnols (28%pour les Anglais).

    Par ailleurs, 36% se déclarent prêts à le faire dans les 2 prochaines années, plaçant ainsi les Français en première position des Européens cultivant l'esprit d'initiative (29% pour les Anglais, 27% les Italiens, 33% les Allemands et 32% les Espagnols).
    Le lutin contestataire Demos entends d'ici les perturbateurs prétextant qu'il ne s'agit que d'un sondage.
    Certes, mais il faudra alors nous expliquer la formidable explosion des créations d'entreprise enregistrées en France en 2004 (224.000 entreprises crées soit une hausse de 12% par rapport à 2003 qui était déjà une année record). L'explosion des introductions d'entreprises à la bourse de Paris cette année (+58%).
    La proliférations des cabinets d'avocats d'affaires étasuniens sur la place de Paris (+180%) depuis le début de l'année etc...

    On est donc loin de l'image d'assistés socialisants et de fainéants bon à rien que le Medef avec la complicité d'un gouvernement archi-menteur et archi-manipulateur tentent de nous inculquer à coups de  couvre-feu et d'incantations alarmistes.
    Sachant que le salarié français est en plus le plus productif parmi tous nos partenaires économiques y compris les USA, (rapport de l'OCDE) il serait temps que l'on comprenne que toutes ces balivernes sur une prétendue catastrophe économique latente et la nécessité de mettre un terme d'urgence  à l'exception française sont de sinistres manipulations destinées à asseoir le néo-libéralisme dans nos têtes.

    Le français cultive l'esprit d'entreprise, innove et demeure le plus productif. Les chiffres sont là pour le démontrer alors que nous sommes assommés de travail, qu'on nous demande toujours plus pour toujours moins.
    A qui profite le fruit de cette productivité ?
    A qui profite les milliards d'euros que la classe moyenne, l'artisanat et les PME payent chaque année pour compenser les cadeaux que fait la droite à cette poignée de capitalistes cupides ?
    A qui profite tout ce fric alors que toutes les études font état d'une paupérisation croissance des ménages et d'un démantèlement historique de notre protection sociale?
    Pendant combien de temps allons-nous nier l'évidence qui est là, sous nos yeux?
    Ils nous bananent sans la moindre pudeur...


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  • Mes chers amis, on nous bassine depuis des lustres à propos d'un inconvénient majeur des politiques de relance : elles causeraient une inflation galopante source de déficits inadmissibles dans une économie saine et responsable.
    On ne peut, ânonnent en coeur les futurs chômeurs des écoles de commerce et de sciences-économiques, dépenser plus qu'on ne gagne... Fort bien...
    Mais alors il faudrait m'expliquer en quoi se serrer la ceinture nous récompense t-il de nos efforts ?
    Sommes-nous bénéficiaires en terme économique et en éthique d'abandonner sur le chemin plusieurs millions de nos compatriotes au nom de cette sacro-sainte stabilité, au nom de l'équilibre budgétaire ? Un équilibre qui est une chimère et pour cause...


    Non seulement, L'Occident croule sous le déficit, mais ce déficit est bien plus important que celui qui existait à l'époque où l'on pratiquait le Keynésianisme.
    Non seulement la maîtrise de l'inflation creuse les inégalités en nourrissant l'exclusion et l'injustice (33% des salariés vivent sous le seuil de pauvreté fixé à 620E par l'INSEE) mais en plus, nous ne parvenons même pas à tirer le moindre avantage individuel ou collectif de ce protestantisme idéo-économique historiquement et statistiquement erroné qui nous pourrit la vie au point de mettre notre civilisation en danger.
    Il va de soit que ce constat est mondialisé tout autant que le néo-libéralisme.


    A qui profite tout ce fric que l'on ne redistribue pas et qui ne vient pas même équilibrer la balance des comptes?


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  •  

    Chers amis, la comptabilité des entreprises est une affaire éminemment politique car elle reflète la vision que l'on a de la micro économie et, au delà, de la société.
    Or, depuis le 1er janvier 2005, les "principes" de la comptabilité ont été mondialisées.
    Dorénavant, dans la présentation de leurs comptes consolidés, toutes les entreprises cotées de l'UE doivent respecter des normes comptables internationales élaborées par une institution privée à la botte des USA (l'IASB). Ces nouvelles normes visent à donner aux dirigeants et surtout, aux actionnaires, le pouvoir de piller les entreprises dont ils prennent le contrôle au mieux de créer de la richesse virtuelle sur le dos de la communauté. 
    Jusqu'à présent, en application des principes de "prudence" et de l'enregistrement comptable au "cout historique", une entreprise qui accusait une moins-value sur titre devait enregistrer cette perte immédiatement. Désormais, non seulement, ces moins-values ne seront plus du tout comptabilisées, mais les éventuelles plus-values pourront, elles, apparaître dans les comptes et permettre ainsi "avant toute cession" de distribuer aux actionnaires des dividendes supplémentaires...C'est toujours ça à se mettre dans les poches...!
    Exemple : une entreprise détentrice de titres A qui, en Bourse, ont baissé de 100, et de titres B qui, eux, ont progressé de 150; selon les anciens principes, cette entreprise devait comptabiliser une perte de 100 alors que les plus-values elles, ne pouvaient apparaître dans les comptes qu'après la cession des titres (pour des raisons évidentes que la cotation d'un titre est fluctuante), maintenant c'est le contraire ...!

     

    Qui veut noyer son chien, l'accuse de la rage. L'évocation d'une nouvelle ère, grâce à l'entrée en scène de "principes comptables" maffieux s'apparentent déjà à une manipulation grossière.
    Pendant que des écarts insupportables se creusent entre les individus, que les gens s'endettent à vie pour un pavillon, que les Etats durcissent leur législation à l'égard des libertés publiques; des fusions gigantesques se produisent, impliquant des masses énormes de capitaux à rémunérer, des équipes dirigeantes gèrent à la petite semaine des entités sur un fauteuil éjectable, face à des actionnaires toujours plus pressés et plus avides, irresponsables, surgissant d'on ne sait où pour imposer une approche suicidaire du commerce, de la productivité, du devenir du capitalisme et par la même, de la civilisation occidentale.
    Ces nouveaux capitalistes de catastrophe; ces racailles de la finance accusent notre modèle de tous les mots avec la stratégie sournoise de mondialiser par la fourberie au besoin la force le néo-libéralisme, qu'un nombre de plus en plus importants d'actifs, principalement incorporels et financiers, ne soient plus du tout amortis; autoriser l'inscription dans les comptes de multinationales de bénéfices potentiels calculés par des experts sur la base d'estimation sans aucune référence directe à des valeurs réelles. Ces bâtards n'ont à la bouche que l'excuse du Réalisme pour justifier leur affligeante illusion de triomphe, transformant l'utopie d'un monde meilleur en une sinistre farce. Les néolibérauxs travaillent sur les apparences en spéculant sur le virtuel, en créant une économie de façade, en fabricant un monde artificiel cauchemardesque pour une moitié de la planète et misérabiliste pour l'autre, pendant que les institutions européennes et les gouvernements de l'Union méprisent les Peuples qui résistent en poursuivant leur réformes néo-libérales à n'importe quel prix.
    Jusqu'où iront-ils si nous les laissons faire? Combien de temps encore avant que les gouvernements néolibéraux européens tirent à balles réelles sur le Peuple manifestant à commencer par la France ...?

     

    Chers amis l'UE, ses fonctionnaires et ses ministres puent le fric. Nous devons d'urgence dénoncer cette mascarade,  non pour vivre en autarcie repliés sur nous mêmes, mais bien au contraire pour proposer et entamer avec les Peuples européens et toutes les bonnes volontés de nouvelles négociations fondatrices d'un nouveau traité fort de l'expérience du traité de Rome et des traités successifs. Nous devons le faire avec force et conviction si nous voulons parvenir demain à construire l'Europe qui vaille le coup de sacrifier une partie de notre Souveraineté : l'Europe des Peuples, pour la Paix et la prospérité dans un capitalisme social et humain et non dans une mascarade de Démocratie et de Justice ...

     

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