• Heureuse époque où les grandes villes établissaient leur politique urbaine en intégrant, peu que peu, quartiers populaires et quartiers bourgeois dans leur perspectives de progrès et leur vision du développement économique. Désormais, une forme de ségrégation autrement radicale contamine toutes les métropoles occidentales : L'apartheid résidentiel. La ville du XXIème siècle s'avère, en effet, entièrement pensée pour séduire les classes réputées productives, s'affranchissant, par tout moyen, du spectacle indécent de sa populace. Seul un citadin à l'esprit étroit trouverait matière à critiquer la multiplication des signes de prestige que symbolisent les musées, les salles de concert et d'exposition à vocation culturelle, les immeubles haussmanniens entièrement rénovés, les boulevards festonnés d'enseignes et de vitrines ou s'étale la splendeur du capitalisme triomphant. Aucun d'entre nous, ne devrait s'offusquer quand le maire d'une grande ville se targue d'attirer, grâce à sa politique, les professions supérieures, les artistes, les intellectuels; si cette conquête de l'élite ne visaient à réduire nos villes en zone inaccessible aux classes populaires personae non gratae au coeur de nos cités.

    Le jour, dans l'hystérie productiviste, les villes grouillent, brassent et trustent 77% des emplois de leur département. Leur pouvoir d'attraction est si grand, qu'on y vient de plus en plus loin pour y travailler. 73% des salariés quittent, en effet, leur commune pour se rendre à leur travail.(1) Mais le soir, quand la ville se «dépeuple», ses habitants se cloîtrent dans l'illusion d'une vie possible et durable à coté du monde qui les entoure. Certes, la spéculation immobilière participe activement à cette épuration sociale, mais les élus locaux profitent de cette opportunité pour en accentuer le phénomène. En 40 ans, Paris a évincé proportionnellement plus de 90% de sa population d'ouvriers et d'employés, contre un accroissement de plus de 73 % de cadres et professions intellectuelles supérieures.(2) Ce bilan déplorable affecte sensiblement toutes les grandes villes françaises. Lille, Bordeaux, Toulouse, Lyon, etc, partout les capitales régionales rénovent à tour de bras (3) Le BTP est sur un nuage. Il n'a jamais autant crée d'emplois, et sa croissance est deux fois supérieure à celle du pays.(4) Marseille, s'enorgueillie du projet « Euro-méditerranée » (5), et de son programme de grands travaux dont l'objectif affiché est d'ouvrir les quartiers populaires de la cité phocéenne à de nouvelles activités, et à de nouveaux habitants. La réhabilitation de la Rue de la République, l'un des plus vaste chantier du territoire, est devenue emblématique de cette politique d'exclusion au profit d'intérêts fantomatiques qui, d'un placement à l'autre, harcellent sans relâche des vieillards se croyant sur-protégés par la loi de 1948, contraints de fuir au carré des indigents périurbains (6). Le cas du chantier de la Rue de la République s'apparente à un processus de violence drastique mis en branle pour libérer, à moindre coût, un espace de plus en plus convoité . Cependant, l'épuration sociale et la discrimination ethnique progressent de façon rampante sur tout le territoire urbains français. L'apartheid résidentiel transforme, peu à peu, nos villes en un lieu fantasmagorique où les classes populaires sont réputées gâcher le paysage.

    Loin de freiner ou de chercher à atténuer l'effet dévastateur de ce phénomène, les ambitions politiques d'une frange importante d'élus locaux s'emploient à le soutenir, voire à l'accélérer. Du roitelet de campagne au maire de grande ville, trop d'élus se prennent à rêver à des projets babylonien aux commandes de leur Sim City paradisiaque. La mégalomanie locale explique, d'ailleurs, pourquoi la loi SRU n'est pas appliquée.(7) Aix en Provence, son complexe de la Rotonde, attire la crème marseillaise, et les dieux retraités du stade olympien. En même temps, la 16ème ville étudiante de France enregistre chaque année une baisse alarmante de ses effectifs à cause des difficultés que rencontrent les étudiants pour se loger.(8) Comme ailleurs, une richesse proche de l'autisme s'y développe, parvenue au faite de l'avarice, résolue à rejeter, crochue, jusqu'à la jeunesse pour préserver sa tranquillité, ses gros ou petits intérêts, sa viellitude, et qui choisit délibérément de vivre sustentée et recuite, baignant dans son propre jus.

    En France, non seulement l'on ne construit plus de logements sociaux, mais 3.000 d'entre eux sont détruits chaque année sous prétexte de réhabilitation.(9) Les terrains public sont bradés au profit de promoteurs privés qui s'enrichissent sur le dos de la communauté sans qu'aucune Cour des comptes régionales ne s'en offusque. Comble de l'ironie, les établissements publics comme la Caisse des dépôts et consignations ou la Caisse d'épargne, cette dernière censée gérer l'argent des couches populaires, en principe, dans un but d'intérêt général, participent activement à des opérations immobilières à vocation purement spéculative, en se vantant, sans vergogne, d'être devenues de vraies banques d'investissement ! La Caisse d'épargne des Bouches du Rhône en tant que partenaire du fonds d'investissement Lone Star, participe, par exemple, au programme de la rue de la République, et contribue activement à l'épuration sociale invraisemblable engendrée par ce funeste projet. En France, les cas des trois millions de personnes mal logées, 7,5% de parisiens en surpeuplement aggravé, ou 800.000 SDF enregistrés en 2006 par l'INSEE, n'interpellent ni le gouvernement, ni les élus locaux sur la perversité de cette politique.(10) En quelques années, la production de logement sociaux a été divisée par deux. (11) Pire, le peu de crédit affecté au logement social n'intéresse même plus les promoteurs qui, portés par un marché des BTP en pleine euphorie, rechignent à répondre aux offres publiques de mise en chantier. Les députés votent, ainsi, les crédits, mais l'argent n'est pas débloqué faute d'adjudicataires.(12)

    En réalité, les classes populaires ne sont pas les seules victimes de ce processus sélectifs. Le coût du logement est devenu si élevé qu'il affecte même les classes intermédiaires réduites, elles aussi, à recourir aux HLM pour trouver à se loger. L'exemple évoqué lors du reportage « Envoyé spécial » diffusé dernièrement sur TF1, atteste l'ampleur du phénomène. On y voit, par exemple, un couple de fonctionnaires avec deux enfants, disposant de 3.000 euros de revenu mensuel, contraint de grossir le chiffre des 1.300.000 demandeurs inscrits sur les listes d'attente d'un logement social incapables de se loger correctement dans ce pays. La ville moderne, opaque à la mixité sociale, ne tolère sa classe moyenne qu'à condition qu'elle consente à se surendetter de façon pharaonienne. Au moins, qu'elle se substitue aux classes populaires qui occupent ses HLM dans l'espoir de se débarrasser à n'importe quel prix de ses indésirables. Au cours des années 90, par exemple, 1/3 des logements sociaux ont été attribués aux classes moyennes grâce au PLS que les statistiques incluent insidieusement dans les effectifs du logement social.(13). A ce rythme, d'ici quelques années, même la classe moyenne finira par être évincée des pôles urbains. D'autant que la crise latente de l'immobilier devrait jeter en périphérie des villes un flot de surendettés de plus en plus important. Aux USA, en Grande-Bretagne, en Espagne, où la législation autorise les prêts à très haut risque, dit « subprime », les faillites personnelles sont en passe de jeter sur le carreau des millions de « propriétaires » insolvables.(14) Aux USA, en 2007, l'estimation du nombre de propriétaires expulsables atteint le chiffre effroyable de 2,2 millions. (15) Rendons grâce à la législation française réputée protectrice qui, à l'orée d'une crise immobilière sans précédent, a toujours interdit les prêts dit « subprime », La facture n'en sera que moins lourde pour les surendettés français que les marchands de sommeil se feront un plaisir de loger dans des conditions lamentables, à des prix exorbitants, sur le compte de l'Etat, c'est à dire sur notre compte.(16)

    Payer le loyer a toujours constitué l'obligation principale du locataire. Aujourd'hui, l'exemple éloquent de la rue de la République, à Marseille, montre que payer son loyer ne protège plus de l'expulsion comme produire de la richesse au sein de son entreprise ne garantit plus contre le chômage. La précarité se transforme en mode naturel de vie, quand le pire à venir s'érige en certitude. Avec un m2 aussi disputé, et des élus locaux aussi hystériques, naturellement, le chiffre des expulsions enregistre une progression constante dans les villes. Sur tout le territoire, il est en hausse de 37 % en cinq ans avec un recours à la force publique en forte progression. A Paris, 16,7% des expulsions sont réalisées avec l'aide de la force publique, ce qui attestent du climat spéculatif de la capitale. L'île-de-France reste la région où les expulsions locatives concentrent 64,1% des cas traités par la force publique.(17) En admettant que les expulsés, pris en charge, évidemment par la communauté, retrouvent un logement, ce logement est systématiquement situé en zone périphérique. Pendant ce temps, les groupes financiers, et le simple particulier dans une moindre mesure, utilisent la pierre comme un placement juteux destiné à être vendu au meilleur prix, au bon moment, et donc gardé intentionnellement inoccupé. Ainsi, les logements vacants continuent de progresser dans les centres. En 1962, Paris comptait 20 000 logements vacants, aujourd'hui la capitale en compte plus de 136 000, (un logement sur dix !). En outre, près 1/20 des logements HLM était inoccupé à Paris lors du recensement de 1999 - 9479 logements- (18)

    Les conséquences d'une politique aussi sectaire ne peuvent que conduire à la faillite de notre système. Il y a urgence, d'une part à réformer la loi de 1977 par laquelle la législation française a introduit l'aide à la personne au détriment de l'aide à la pierre. Depuis 1977, en effet, l'État a, peu à peu, abandonné les mécanismes régulateurs qui lui permettaient de tempérer les tendances spéculatives du marché. A cette époque, la part de revenu des Français consacrée au logement était de l'ordre de 15%, l'objectif était d'atteindre les 30% afin d'inciter le plus grand nombre à accéder à la propriété. Aujourd'hui, la part du revenu consacrée au logement frise les 50%. Cette loi a pu, à une époque, s'avérer bénéfique, elle est devenue aujourd'hui, un arme dirigée contre ceux qu'elle était censée enrichir

    D'autre part, il y a urgence, à rétablir les conditions indispensables à la mixité sociale dans nos villes au risque d'aggraver la fracture sociale qui ne cesse de se creuser, et qui nous pousse droit dans le mur. D'ici l'hiver prochain, au moins, que les pouvoirs publics encouragent, à l'exemple des ville de Paris ou de Londres, un dispositif de « location /sous-location » d'appartements vacants du parc privé. Même au prix du marché, une telle politique serait possible à mettre en oeuvre en France. Elle coûterait moins cher que le disposition social mis en place pour atténuer les carences du marché et la folie des grandeurs des élus locaux, (19) d'autant que de nombreuses personnes aidées par le Samu social ont un revenu du travail suffisant pour subvenir à leur logement, à condition que rien ne soit entrepris pour rendre plus difficile encore leur réinsertion sociale.(20)

    Enfin, et surtout, une prise de conscience collective autant nécessaire que courageuse serait, sans nul doute, de nature à limiter la mégalomanie locale. Pour cela chacun peut agir selon ses moyens pour faire connaître sa désapprobation. Une seule impulsion s'ajoute à d'autres et peut nous conduire à faire oeuvre d'art, mais aussi à jeter sur le monde un regard critique, préalable à tout projet de le transformer, de le rendre plus juste en nous mobilisant au service d'autres fins que le succès matérialiste. Au nom de l'humanité toute entière, même le dérisoire est plus honorable qu'un silence complice face à une situation qui nous concerne tous et qu'il est de notre devoir de dénoncer en signant, par exemple, la pétition « Un centre ville pour tous » mise en ligne à cette adresse : http://www.centrevillepourtous.asso.fr/article.php?id_article=1006

     

    1.Insee (Metro Mardi 27 mars 2007)

    2. (http://www.paris.fr/portail/viewmultimediadocument?multimediadocument-id=27886) ou ((http://www.globenet.org/dal/index.php3?page=COMIPIDFPARI)

    3. http://www.lexpress.fr/info/region/dossier/gdtravaux/dossier.asp?ida=433690 ou http://www.batiactu.com/data/03102003/03102003-164940.html

    4. (http://www.logement.gouv.fr/article.php3?id_article=5951 ) ou (http://demos.blogg.org/date-2005-11-29-billet-249651.html) pour l'année 2005

    5. http://www.lexpress.fr/info/region/dossier/gdtravaux/dossier.asp?ida=433691

    6. http://www.centrevillepourtous.asso.fr/ ou http://www.centrevillepourtous.asso.fr/rubrique.php?id_rubrique=17

    7. L'article 55 de la loi SRU (Solidarité et renouvellement urbains) du 13 décembre 2000 oblige environ 750 communes à atteindre le pourcentage de 20 % de logements sociaux sur leur territoire.(http://www.assemblee-nationale.fr/12/propositions/pion3571.asp)

    8. L'expresse supplément du n° 2906 « Aix, enquête sur 10 idées reçues »

    9. (http://www.globenet.org/dal/index.php3?page=SOMMPROPFSMIPORTDHLM)

    10. (http://www.lefigaro.fr/france/20061026.FIG000000061__personnes_ont_vecu_dans_la_rue_a_un_moment_de_leur_existence_selon_l_insee.html ) ou (http://tempsreel.nouvelobs.com/speciales/societe/sdf/20070118.OBS7595/la_crise_en_chiffres.html) ou http://www.globenet.org/dal/index.php3?page=COMIPIDFPARI

    11. Ainsi, le nombre de logements sociaux construits par an est passé d'une moyenne annuelle de 89 000 logements sociaux à environ 43 000. En 2005, sur 408 300 logements construits, seulement 31100 étaient de type HLM. Pour mémoire, en 1994 ce sont près de 70 000 de ces logements qui étaient construits, soit plus du double qu'en 2006.

    12. http://ministeredelacrisedulogement.org/index.php/crise-du-logement/logement-social/  ou http://www.humanite.presse.fr/journal/2007-02-21/2007-02-21-846359

    13. http://www.fondation-abbe-pierre.fr/communiques_archives.php?id=36

    14. http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3234,36-875860,0.html?xtor=RSS-3234

    15. http://www.courrierinternational.com/article.asp?obj_id=71776 (http://www.courrierinternational.com/article.asp?obj_id=72007)

    16.(http://tempsreel.nouvelobs.com/depeches/economie/20070323.REU6888/une_crise_du_credit_a_risque_peu_probable_en_europe.html) ou http://www.news.batiweb.com/a.asp?ref=07031402&titre=Le-sc%C3%A9nario-crise-immobilier-am%C3%A9ricain-pas-imaginable-France

    17. http://www.liberation.fr/actualite/societe/214348.FR.php ou http://www.humanite.fr/journal/2006-10-31/2006-10-31-839589 ou http://www.lemoneymag.fr/v4/fiche/s_Fiche_v4/0,5382,4988,00.html

    18. http://www.collectif76.ouvaton.org/articles.php?lng=fr&pg=188

    19. http://www.lautrecampagne.org/article.php?id=111 ou (http://questions.assemblee-nationale.fr/q12/12-56856QE.htm) l'exemple de Paris (http://www.paris.fr/portail/Solidarites/Portal.lut?page_id=98&document_type_id=7&document_id=27373&portlet_id=13191)

    20. (http://www.leperroquetlibere.com/Delanoe-ne-supporte-plus-les-tentes_a148.html)


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  • C
    hers amis, chers électeurs, depuis 1992, sous l'égide de l'ONU, une journée mondiale de la misère est organisée afin de permettre à chacun de nous de réfléchir et d'agir pour faire reculer l'océan de misère qui accable les hommes de tout continent. Dans son numéro 3, « Résistances », journal gratuit du refus de la misère, propose un campagne publique étendue sur une année intitulée « Justice et fraternité, ensemble contre l'exclusion » destinée à promouvoir les politiques mettant l'homme au coeur de tout projet de société en prenant le pari que nous serons plus 1 million, le 17 octobre 2006, à avoir dit oui à plus de justice et de fraternité, à défendre l'idée selon laquelle l'accès aux droits fondamentaux devienne la priorité des politiques publiques (nous y reviendrons tout au long de l'année). Songez, qu'en France, par exemple, 3 millions de personnes sont sans logement ou mal logées, 1 million d'enfants, chez nous, vivent dans la grande pauvreté, (sources observatoire de la grande pauvreté) 3 millions de personnes sont dépourvues de couverture maladie complémentaire. Par ailleurs, 4 médecins sur 10 refusent les bénéficiaires de la CMU (sources Médecins du monde ).


    Chers amis, chers électeurs, je n'ai qu'une exigence : Que l'on m'explique les choses simplement, que l'on réponde des questions légitimes. Pourquoi une société occidentale n'ayant jamais été aussi puissante, n'ayant jamais produite autant de richesses (1) est-elle incapable de maintenir le niveau de vie des individus qui la compose alors qu'elle a pu le faire, pendant des décennies, lorsqu'elle était moins riche, quand son PIB était bien plus faible, quand elle était menacée, et quand elle était moins démocratique ...? N'est-il pas légitime de se demander à quoi peut servir de produire autant de richesses dans un système qui s'enrichit en créant de la pauvreté ...?


    Dans le monde, en 50 ans, la production de maïs s'est accrue de 240 %, la production de riz a grimpé de 175%, la quantité de volailles et de bétail destinés à la consommation est 8 fois supérieure à celle des habitants de la planète. A l'échelle mondiale, tous les économistes affirment que les disponibilités agricoles sont largement supérieures à la demande. En 50 ans, le P.I.B. des USA a été multiplié par 3.3, celui de la Grande-Bretagne par 2.8, celui de l'Allemagne par 6, celui de la France par 9.9 ! et celui du Japon par 23.3 ! Rien qu'en 30 ans, le capitalisme à permis de multiplier par 4 le pouvoir d'achat. Alors pourquoi depuis les années 80, c'est à dire depuis que les étasuniens ont décidé de changer les règles du jeu capitaliste ces progrès sont pannes ? Pourquoi demande t-on plus aux salariés alors que depuis 50 ans les progrès de l'éducation et de la formation de la main d'oeuvre sont considérables avec un niveau de qualification jamais atteint ?


    Nous ne sommes pas en crise parce que dans les années 50 le taux de croissance était de 4 à 5 %; en 1950 le PIB par habitant était de 23.275 dollars par habitant avec une croissance de 4,8%, c'est à dire exactement la même valeur absolue qu'en 1994 pour une croissance de 1,6%. Quand on sait que pendant la Révolution industrielle du XIXème siècle les taux de croissance étaient de moins de 2%, il est clair qu'avec des taux inférieurs nous créons aujourd'hui autant de richesses sinon plus qu'il y a 40 ans. Le fantôme de la réalité néolibérale accable le pays, neutralise la réflexion et l'action alternative.
    Le martinet libéral flagelle constamment l'individu en le tenant dans un état de panique permanente, il l'encourage à l'égoïsme et à la prévarication à la périphérie de la barbarie dans un carcan de société où la Liberté, la Justice sont devenues chimères, où l'évocation de la Fraternité passe pour ridicule. La réalité néolibérale nous pousse au bord de la fenêtre et nous ne cessons de tomber avec elle.Les gens s'appauvrissent et on leur explique qu'ils sont encore trop riches. On prétend qu'ils vivent au dessus de leur moyens. Nous subissons tous, sans exception, le pire dont on nous menace... Les néolibéraux n'ont pas de religion; ils n'ont pas de pays; ils n'ont pas de morale, encore moins d'éthique; ils s'adonnent à un festin de réel qu'ils consomment avec avidité en s'étonnant de le trouver immangeable.


    Nous ne sortirons pas de cette crise majeure sans réitérer sans ambiguïté et, surtout, sans démagogie notre attachement à des valeurs fondamentales sur lesquelles nous ne transigerons pas. Nous devons établir nos politiques en fonction du respect de ces principes de vie... Nous devons le faire rapidement, dès maintenant, sans même attendre 2007. Nous devons exiger immédiatement que ce gouvernement cesse de saboter notre modèle et nos institutions. Car ce gouvernement et ce pitre de Chirac doivent se soumettre à la volonté du Peuple ou se démettre. Nous devons penser, chers amis, chers électeurs, penser à une alternative à ce capitalisme fascisant, et penser dans l'immédiat, c'est dire Non (2). Nous devons dire Non sinon nous finirons par faire semblant de croire à la Liberté et à la Justice, comme les étasuniens, ou par ne plus savoir à quoi nous croyons comme les nihilistes qui nous gouvernent .


    Dans quelques mois, la France élira son Président pour 5 ans,  une pétition sous forme de lettre existe qui sera adressée par "Résistances" aux candidats officiels dès qu'ils seront connus. (texte à copier ici http://www.jeresiste.org/jeresiste/article.php3?id_article=128 . Signez cette pétition car chacun peut agir avec ses moyens pour faire évoluer les choses vers plus de justice et moins de misère. Adressez-la au journal "Résistances"  resistances@atd-quartmonde.org ... merçi ....


    1 http://www.blogg.org/blog-31810-date-2006-02-07-billet-288023.html 
    http://www.blogg.org/blog-31810-date-2005-11-29-billet-249651.html
    http://www.blogg.org/blog-31810-date-2006-09-10-billet-432024.html


    2 http://www.blogg.org/blog-31810-date-2005-11-28-billet-248924.html


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    Mes chers amis, le peuple Juif demeure t-il peuple à part? Antisémites, sionistes et modérés s'accordent, chacun ses préjugés ou ses jugements, pour répondre par l'affirmative. Les trois religions monothéistes reconnaissent que le peuple Juif est l'élu de Dieu même si le Coran le considère infidèle. Aucun peuple dans l'histoire de l'humanité ne s'est révélé si proche du divin. Aucun peuple dans l'histoire de l'humanité n'a subi autant de persécutions à l'image de Jésus cloué sur sa croix jusqu'au basculement dans l'abîme inimaginable et la honte éternelle. Le peuple Juif porte en lui cette double légitimité : la gloire de celui qui fut sanctifié et la gloire dans le soleil des morts comme aurait pu dire Balzac s'il avait connu la Shoah.


    Il serait légitime d'avoir foi en ce qu'un tel peuple s'inspirât du divin en nous montrant par l'exemple les chemins de la sagesse; qu'il formât le lien direct entre les pécheurs que nous sommes et la perfection du créateur comme la toile du maître nous relie instantanément à la beauté fatale; que sa grandeur d'âme fût à la hauteur de cette mission universelle. Qui mieux que la victime innocente d'un fratricide outrageant peut prétendre attester l'impératif absolu de préserver en toutes circonstances le respect de la personne humaine, de son âme et de son corps fusse t-elle adversaire?



    Or, à quel spectacle assistons-nous aujourd'hui ? La misère, la violence, l'invasion, l'occupation, la destruction, la déportation, la mise à mort de cadavres, l'ironie devant les chairs mutilées, la vengeance et le jeu morbide sur la souffrance de ses ennemis. Si la gloire est la preuve de la vertu, malheureusement Israël n'a aujourd'hui ni gloire ni vertu pas même de sagesse. Et si le peuple d'Israël est un peuple à part, force est de constater qu'il l'est un peu moins aujourd'hui. Tout juste à même de méditer sur cette pensée de Toulet :  "Tout se paie, et la honte quelquefois aussi cher que la gloire."


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  • Mes chers amis, l'Assemblée nationale s'apprête à examiner le projet du FN masqué Sarkozy intitulé ironiquement « immigration et intégration » dont on se demande bien en quoi il serait de nature à favoriser l'intégration des immigrés dans notre pays. Le lutin Demos rappelle solennellement que l'INSEE fait une distinction entre la population étrangère et la population immigrée. C'est ainsi que toute personne résidant en France qui n’a pas la nationalité française est étrangère, alors que celle qui réside en France étant née étrangère dans un pays étranger a le statut d'immigrée. De telle sorte que tout étranger n’est pas nécessairement un immigré (certains étrangers sont nés en France). Et qu'inversement, tout immigré n’est pas forcément un étranger (certains immigrés ont acquis la nationalité française.) Il faut en effet savoir qu'un individu continue de faire partie de la population immigrée même après avoir acquis la nationalité française; le statut d'immigré, c'est comme celui de divorcé, on le conserve toute sa vie. A titre d'exemple, en France, 50% des immigrés sont issus d'une immigration antérieure à 1974.

    Or, à étudier les chiffres officiels de l'immigration légale, rien ne justifie le durcissement des conditions d'accueil et de séjours des immigrés en France, surtout lorsqu'il s'agit d'aborder ces flux sous fond de déluge comme se plaît à le claironner l'extrême droite dissimulée derrière le masque faussement républicain des Sarkosystes. En 1999, L'INSEE comptabilisait 3,26 millions d’étrangers et 4,31 millions d’immigrés. Les personnes à la fois étrangères et immigrées étaient au nombre de 2,75 millions. Le statut d'immigré représentait donc 7,4 % de la population totale, et celui d'étranger 5,6% soit une proportion constante depuis le recensement de 1975. Ces chiffres devraient être actualisés à partir de fin 2006. Toutefois, les démographes s'accordent pour admettre l'absence de variation considérable des chiffres de l'immigration légale depuis 1999, et il semble probable que le nombre d'étrangers et d'immigrés sera sensiblement le même qu'au dernier recensement, voire sensiblement en baisse. Notons qu'aucun changement important n'avait été constaté entre les recensements de 1990 et 1999, et qu'à titre de comparaison, la proportion d'étrangers est de 9,3% en Autriche, 8,9% en Allemagne et 8,3% en Belgique. Enfin, dans l'UE, seul le Luxembourg a un taux de population étrangère inférieur à la France.

    Mes chers amis, si j'évoque les chiffres officiels de l'immigration légale, c'est parce que le projet de loi Sarko ne vise pas à limiter le flux migratoire des clandestins, il s'agit uniquement de rendre plus difficile le séjour et les conditions d'obtention de la nationalité française pour les personnes légalement présentes sur le territoire, et cette donnée est de la plus haute importance pour comprendre la philosophie de ce projet scandaleux.

    Mes chers amis, les besoins de l'économie française et ses impératifs démographiques nécessitent l'ouverture de nos frontières à l'immigration si nous ne voulons conserver la place qui est la notre et éviter le péril d'extinction qui hante un pays aussi peuplé que l'Allemagne par exemple (1). En 2003, le Commissariat au Plan a rappelé que 70.000 à 100.000 immigrés entrent chaque année en France en toute légalité et qu'il faudrait environs 20.000 entrées supplémentaires par an pour en satisfaire les impératifs économiques et démographiques. La même année, le Conseil économique et social (CES) préconisait une régularisation des clandestins et la création de visas à durée limitée pour "une immigration maîtrisée et organisée".  S'appuyant sur l'avis du CES, le MEDEF ne cesse depuis de réclamer "une nouvelle politique d'immigration fondée sur la qualification des émigrants ou leur capacité à se qualifier rapidement". Or, 73% des titres de séjour délivrés en 2004 l'ont été au titre du regroupement familial (102.619 ) L'immigration de travail en tant que justification du séjour en France ne représente officiellement que 5%, et pour cause .., peu de candidats sont en mesure de justifier d'un contrat de travail pour soutenir leur demande alors qu'il est évident que ces quémandeurs quittent leur terre parce que la misère qui y règne ne permet de subvenir ni à leur besoin, ni à ceux de leur famille.(2) En recommandant "d'ouvrir davantage, compte tenu des besoins identifiés ou prévisibles de notre économie, nos frontières à une immigration maîtrisée et organisée", le CES a mis en exergue la nécessité du recours à l'immigration, tout en préconisant le choix d'une immigration de travail.  La philosophie première du projet Sarkosy est l'expression de cette nouvelle stratégie néolibérale comme le souligne le rapporteur UMP, Thierry Mariani, «Ce texte a le mérite ... de choisir pour la France les immigrés qui auront le plus de facilités à s'intégrer par le travail ».

    Mes chers amis, le projet Sarko consiste à établir des quotats afin de ne permettre l'accès à la nationalité française qu'à une certaine élite quoique si demain le MEDEF avait besoin de crétins de toute urgence, rien n'empêcherait l'exécutif de modifier soudainement les critères d'admission des immigrés afin d'ouvrir plus largement nos portes aux obésicains si ce n'est déjà le cas..

                                   L'immigration de travail où l'immigration choisie.

    Mes chers amis, le recours à la politique des quotats en matière migratoire ne fonctionne dans aucun pays où elle est appliquée. C'est un leurre qui n'a pour conséquence que de créer une immigration clandestine et de précariser les immigrés en situation régulière. C'est une coutume anglo-saxonne qui consiste à profiter de la misère du monde avec les conséquences que l'on sait. C'est une politique de prévaricateurs pour ne pas dire de prédateurs, nous y reviendrons...  Aux USA, depuis le Johnson Act qui introduisit le système des quotas en 1921 pour les besoins économiques du pays, jamais les objectifs fixés n'ont été atteint. Depuis 1990, le gouvernement étasunien s'est fixé un cap de 675.000 personnes par an sans y parvenir le moins du monde. Au contraire, le Washington Post a publié un rapport de l'Agence américaine de l'immigration clandestine qui fait état de 32 millions de clandestins immigrés au Etats-Unis ! Et la nouvelle loi que s'apprête à voter le congrès n'est pas prête de stopper ce flux migratoire. Il en est de même de la Grande -Bretagne qui s'apprête à adopter la même politique scélérate en présentant son projet comme susceptible de limiter l'immigration clandestine. «Nous voulons que des étudiants viennent dans nos universités et nous voulons des travailleurs hautement qualifiés dont notre économie a besoin», clame, Tony Blair, le chouchou de mademoiselle Marie-Ségolène Royal. En réalité, les néolibéraux instrumentalisent l'immigration clandestine pour justifier la précarisation des immigrés dans le but évident de les tenir dans l'asservissement et la passivité sociale. En réalité, l'immigration choisie est une machine à fabriquer de l'immigration illégale, c'est à dire des travailleurs sans droit, incompatible avec l'idée d'intégration dont elle se targue. A titre d'illustration, tous les experts savent que la régularisation de plein droit après dix ans de présence en France fait office de soupape de sécurité. En supprimant ce dispositif, le gouvernement néolibéral français, anhilie tous espoir d'intégration pour un immigré alors que les régularisations effectuées grâce à ce dispositif exceptionnel s'élève péniblement à 2500-3000 étrangers par an ... franchement !

                                     L'immigration subie ou la solution finale.

    Mes chers amis, depuis des années, dans tous les domaines de la vie civile ou politique, nous ne cessons de rogner sur nos droits fondamentaux et nos valeurs essentielles. Nous ne cessons de consentir de peur d'un futur encore plus noir que celui que l'on nous sert quotidiennement. Les libertés publiques sont de plus en plus maltraitées dans notre pays, nos libertés rudimentaires piétinées. Pas seulement celles des immigrés, mais celles de tous les citoyens. Le projet du FN encagoulé Sarkozy s'inscrit dans cette démarche autoritaire. Il entend durcir les règles du regroupement familial, proposer une carte de séjour spécifique pour les étrangers hautement qualifiés, limiter la durée de séjour des étrangers à leur contrat de travail, et abroger le dispositif de régularisation de plein droit après dix années de résidence en France.

    Comment peut on parler d'intégration sans rougir quand il s'agit de laisser des familles entières dans l'incertitude quant à leur possibilité de s'établir durablement en France? Ah ! Elle est belle la Famille tant sacralisée par la droite française. Comment peut-on se targuer de fierté comme le fit Thierry Mariani, le rapporteur du projet Sarko, s'agissant d'affaiblir la protection que la France - pays largement débiteur depuis 50 ans à l'égard de ses immigrés - que la France, disais-je, doit aux demandeurs d'asile en établissant une liste des "pays d'origine dits sûrs" ? Quand il s'agit de créer une « une carte de compétences et talents » avec pour immédiate conséquence de promouvoir l'inégalité entre les catégories d'immigrant ? Quant il s'agit de laisser à l'employeur le pouvoir exorbitant de décider du maintien du salarié étranger sur le territoire national ? Quoi ! Qu'est ce qui justifie de tomber si bas alors que les pays riches sont de plus en plus riches, les pays pauvres crevant littéralement de faim ? Tout est fait non pour intégrer, non pour lutter contre l'immigration illégale, les mariages blancs ou forcés, les filières de travailleurs clandestins, mais pour présenter l'immigré comme un fraudeur en puissance et attiser la xénophobie ambiante.Tout est fait pour favoriser l'arrivée au pourvoir dès 2007 de l'extrême droite en France. Un seconde loi sur l'immigration à quelques mois des élections présidentielles; c'est une provocation ...! Une trahison, c'est du pétainisme, la poignée de main à nos ennemis, un non-sens politique digne du pitre Chirac, gouverneur cyclope à la petite semaine. Ce futur taulard nous aura décidément fait boire le calife jusqu'à la lie !

    Mais il y a pire, mes chers amis, non seulement la mondialisation néolibérale et l'incapacité de nos élus à proposer une alternative provoquent chez nous une crise sans précédent, mais elle pousse les pays riches à faire subir aux peuples des pays pauvres les conséquences de ses choix économiques. « Je n'ai aucune honte à dire que dans la concurrence internationale, la France veut choisir les meilleurs.» s'exclame Thierry Mariani, et DEmos de répondre, que dit-il, de rétorquer qu'il a honte lui, au contraire, à la place et pour le salut de monsieur Mariani, de mettre en oeuvre un projet aussi cupide. Passer d’une immigration censée être «subie» - quelle ingratitude pour un pays qui a fait sa Révolution sans abolir l'esclavage, qui s'est engraissé comme un suidé pendant des siècles sur le dos de ses immigrés ! - à une immigration «choisie», c'est considérer l'individu comme une simple marchandise, c'est ne voir que sa valeur utilitaire, c'est nier son humanité. C'est ignoble et c'est idiot. C'est idiot parce que nous agissons à l'envers de nos intérêts primaires. C'est idiot parce que cette politique est suicidaire pour l'Occident.

    Hier, avec la traite des noirs comme aujourd’hui avec la mondialisation néolibéral, les pays riches font le tri et prélèvent ceux qui répondent à leur besoins en se livrant à un véritable pillage de cerveaux des pays pauvres. Ce darwinisme social proche du nazisme n'a pas d'autre conséquence que de maintenir les pays pauvres dans l'asservissement en planifiant leur perte. Nous ne les laissons plus crever de faim comme dans les années 70, nous agissons maintenant directement sur leur devenir à travers notre législation en accélérant la solution finale. Ne plus « laisser faire, laisser mourir » mais « faire en sorte de faire mourir » Oui le nazisme, mes chers amis, puisque nous légiférons, puisque le Droit sert de plan d'extermination comme si la loi suffisait à faire la Justice, comme si le statut des Juifs français n'était pas légal en 1941, comme si un négrier ne pouvait pas ester en justice au XVIIIème siècle pour réclamer la propriété de son bien négroïde, comme si l'imputabilité de ce crime pouvait disparaître derrière la loi dite républicaine, ignorante des victimes de cette sélection, de cette planification humaine. La précarité comme vertu néolibérale : arme destiné à tenir les individus dans un carcan de non droit. Monter les salariés les uns contres les autres en les isolant, monter les générations les unes contre les autres, les pays les uns contre les autres, monter les continent les uns contre les autres en mettant en oeuvre des politiques migratoires parfaitement criminelles, arguant de la bénéfique « libre concurence ». C'est idiot parce qu'en agissant ainsi, nous donnons la tétine au radicalisme. Nous vivons dans une utopie capitaliste, mes chers amis, car c'est irréaliste de croire que les 3 milliards de claque-faim des pays pauvres n'agiront pas en désespoir de cause pour leur propre survie et celle de leur famille. Les néolibéraux clament les vertus de la précarité, nous ne tarderons pas a en prendre plein les gencives de leur précarité. C'est un conflit sans précédent qui nous attend. Ventre affamé n'a point d'oreilles, qu'on se le dise ... Que l'on évite d'évoquer l'immigration clandestine car ce projet ne la concerne pas. Que l'on évite comme le fit ce fumiste de Mariani d'évoquer la crise des banlieues pour justifier ce projet; la crise des banlieues pose un vrai problème d'intégration et non un faux problème d'immigration.
    Que l'on s'attende au pire, tout simplement, si ce projet voyait le jour ....


    1) La France a le taux de natalité la plus élevé d'Europe tandis que l'indice de fécondité de L'Allemagne s'est effondrée, de 2,3 en 1960, à 1,2 et 0,9 à l'Est aujourd'hui au point que les démographe évoquent un péril démographique pour l'Allemagne à l'échelle des 50 ans à venir.

    2) A titre d'exemple, Les plus de cinq millions d’immigrés de huit pays méditerranéens (Maroc, Algérie, Tunisie, Turquie, Égypte, Liban, Syrie et Jordanie) installés dans l’UE envoient chaque année officiellement dans leur pays d’origine quelque 7,1 milliards d’euros. En ajoutant les sommes transférées de façon « informelle » (argent liquide emporté lors des voyages, transferts par le biais d’organismes non autorisés), le total atteint entre 12,4 et 13,6 milliards par an, selon la Facilité euro-méditerranéenne d’investissement et de partenariat (Femip), qui regroupe les activités de la BEI dans les pays de la Méditerranée. Ces sommes pharaoniennes ne pourraient pas être atteinte si les immigrés se contentaient de vivre de leur droits sociaux quant bien même y inclurait-on la part relevant des clandestins...


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