•  ... C'est pas simple de décrire une chaîne... Ce qui est dur en fin de compte, c'est d'avoir un métier dans les mains.
    Moi, je vois, je suis ajusteur, j'ai fait trois ans d'ajustage, pendant trois ans j'ai été premier à l'école... Et puis, qu'est-ce que j'en ai fait ?
    Au bout de cinq ans, je peux plus me servir de mes mains, j'ai mal aux mains. J'ai un doigt, le gros, j'ai du mal à le bouger, j'ai du mal à toucher Dominique le soir. Ca me fait mal aux mains. La gamine, quand je la change, je peux pas lui dégrafer ses boutons. Tu sais, t'as envie de pleurer dans ces coups-là. Ils ont bouffé tes mains. J'ai envie de faire un tas de choses et puis, je me vois maintenant avec un marteau, je sais à peine m'en servir. J'ai la peau des mains collées à leur marteau. C'est tout ça, tu comprends. T'as du mal à écrire, j'ai du mal à écrire, j'ai de plus en plus de mal à m'exprimer. Ca aussi, c'est la chaîne...

    Christian Corouge dans Avec le sang des autres, 1974...


    4 commentaires
  • Mes chers amis, il est question dans ce petit article de la Justice.
    Les néolibéraux s'évertuent à nous convaincre que la gestion d'une cité se résume à apporter des réponses économiques à des problèmes qui sont, en l'espèce, de nature humaine.
    Or, il existe une dimension sociale et humaine à laquelle aucune société ne peut échapper si elle veut perdurer.
    C'est dire en d'autres termes, qu'on ne gère pas un pays comme l'on gérerait une entreprise.
    C'est le poids de cette dimension humaine qui au pire leur échappe, au mieux leur paraît négligeable et qu'avec certitude, DEmos considère essentielle à la pérennité de toute civilisation même la nôtre.
    Lisez Kant, mes chers amis, « Si la Justice disparaît, c'est chose sans valeur le fait que des hommes vivent sur la terre» (Kant, Doctrine du droit) ...
    Ou pour citer de nouveau J. Rawls « La Justice vaut plus et mieux que le bien-être ou l'efficacité, et ne saurait, fut-ce pour le bonheur du plans grand nombre (on en est loin...) - leur être sacrifiée (Théorie de la justice).
    Sinon, c'est logiquement que les civilisations disparaissent.
    Par conséquent, ce que DEmos met sur la balance n'est autre que la civilisation occidentale ...
    Si nous voulons convaincre, c'est cela qu'il faut dire aux petites gentes ...
    Par ailleurs, nous ne sommes pas seuls, ne l'oubliez pas.
    A côté de la civilisation occidentale, il existe d'autres civilisations ...
    D'ailleurs, il y eu d'autres civilisations et toutes se sont éteintes un jour où l'autre.
    Pour quelles raison, mes chers amis, la nôtre ne s'éteindrait pas sinon en choisissant de consacrer la Justice ce que les autres n'ont jamais su faire dans le lointain passé...?
    Nous devons nous convaincre que le secret d'une civilisation éternelle se trouve dans la consécration du concept de Justice.
    C'est selon le lutin contestataire DEmos, la seule solution susceptible de régler l'impasse dans laquelle la civilisation occidentale s'est enfermée et qui la tire vers le bas...
    DEmos est-il suffisamment explicite, mes chers amis, car il doit trop souvent se rendre à l'évidence de parler constamment à des ânes qui ne comprennent rien à ce qu'il leur dit ...?
    Donc, nous répétons : soit l'on consacre la Justice, soit nous disparaissons ...
    C'est notre argument et i
    l est infaillible car c'est une évidence que nous courons droit dans le mur.

    Les déclinologues peuvent s'époumoner, friser l'apoplexie à vouloir expliquer que nous devons; tantôt nous adapter à l'injustice fusse dans l'espoir de mieux la combattre, tantôt la subir fataliste - comportement irresponsable pour parler lucidement - en ruminant notre triste sort – ce serait un minimum - sous couvert d'une réalité objective posée à côté de nous, et sur laquelle nous n'aurions paraît-il, aucun pouvoir d'action; nous tiendrons toujours ce postulat pour faux, contraire à toute la philosophie depuis 2000 ans, à l'Histoire de notre civilisation qui ne fut que progrès jusqu'à ce jour et qui doit le rester absolument ...

    Ce que DEmos vous explique, mes chers amis, est une banalité, une évidence qu'un enfant de 13 ans serait capable de comprendre...


    99 commentaires
  • Chers amis, chers futurs électeurs, le fantôme de la réalité économique accable le pays,
    neutralise la réflexion et l'action alternative. Le martinet libéral flagelle constamment l'individu de misère et de solitude, le maintien dans un état de panique permanente, l'encourage à l'égoïsme et à la prévarication à la périphérie de la barbarie dans un carcan de société où la Liberté, l'Egalité ont été jeté au sol et piétiné, ou la Fraternité est souillée de méfiance, de préjugés et de reproches ... Le fantôme de la réalité parvient à faire croire à la pensée qu'elle ne  choisit pas. Il a presque gagné.
    Il nous pousse au bord de la fenêtre et nous ne cessons de tomber avec lui. A cet instant de raison, la culpabilité est immense, elle a sauté dans l'autre camps car, toute critique sévère du trop plein de réalité est assimilée à une critique radicale, donc inopérante; utopiste, donc crédule... le plus souvent ridiculisée par une arrogance tranquille et une distanciation faussement mondaine...

    La gauche des notables, affligeante de médiocrité, ne cesse de s'excuser à s'essuyer les pieds des beaux quartiers avant d'entrer, sans jamais oser
    parler à table, priée de finir son assiette en silence dans cette ripaille capitaliste, de peur de rien...? de peur de quoi..? - commettant, elle aussi, son erreur historique en préférant le risque des lâches, cette fois pour de bon, de parjurer le Socialisme et partant l'espoir d'un futur meilleurs -... La direction du parti socialiste a fondu dans un idéalisme de Champagne tiède et d'amuse-bouche rassis. Elle se croit délicate, polie, discrète et démocrate en se regardant ne pas lutter pour vivre mais en vérité, elle se bouche le nez pour ne pas sentir son odeur du fond de teint d'avec lequel les putes de luxe cachent leur laideur et leur salacité.

    De l'autre côté, aux gens qui s'appauvrissent, les néo-libéraux disent qu'ils sont encore bien trop riches. Ils ne le disent pas comme ça. Ils disent "Vous vivez au dessus de vos moyens" et ce discours bien entendu les enrichit. La réalité n'est pas tant ce que les gens subissent mais le pire dont on les
    menace ... Et les dominants prêchent la réalité pour accéder aux tribunes et distiller leur sape en y échappant ou en la subissant non sans de fortes compensations. Ils n'ont pas de religion; ils n'ont pas de pays; ils n'ont pas de morale, encore moins d'éthique; ils s'adonnent à un festin de réel qu'ils consomment avec avidité en s'étonnant de le trouver immangeable ...


    51 commentaires


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique