• Medias : attention danger ...

    Mes chers amis, daignez prendre en considération une question fondamentale; celle du rôle des médias dans une démocratie digne de ce nom.
    Nulle autorité ne devrait disposer du droit de restreindre arbitrairement la liberté de la presse à condition que l'exercice de ce droit ne porte pas atteinte à d'autres libertés tout aussi fondamentales - droit fondamental ne s'oppose pas à droit fondamental comme ne cesse de l'affirmer le Conseil constitutionnel depuis plusieurs années -  c'est dire en d'autres termes, que la liberté de la presse  trouve comme corollaire le respect pour chaque citoyen de pouvoir accéder à une information non corrompue, une information digne d'être placée sous la protection d'un régime juridique dérogatoire.
    Car l'on ne doit pas confondre la liberté de la presse et le droit de diffuser de fausses informations, ni conduire quelques campagnes de propagande idéologique, de participer même par complicité à des manipulations grossières; ni confondre la liberté d'expression avec un quelconque droit à la vindicte publique, à celui de revendiquer sa foi dans le nazisme ou l'antisémitisme, plus insidieusement, à caricaturer la liberté d'expression en menant des campagnes de haine et de reproches sous couvert de satires et d'ironie.


    Mes chers amis, daignez avec le lutin contestataire Demos porter un regard critique sur nos médias afin de mieux appréhender les dangers auxquels notre démocratie est exposée aujourd'hui-  ce  quatrième pouvoir parvenu au bout de sa logique néolibérale, aspiré par elle depuis près de 20 ans au fond d'un entonnoir qui l'étouffe – ces médias qui n'ont de cesse de nous manipuler aux exemples quotidiens de la presse écrite, lors de programmes lamentables auxquels le salarié rompu est assujetti en prime-time, pendant les JT surtout, toutes chaînes confondues sans la moindre exception ...
    Mes chers amis, la presse défenderesse des libertés agonise; la presse quatrième pouvoir, la presse contre-pouvoir est au plus mal, elle expire.
    Aujourd'hui, la quasi totalité des organes de communication sont à la botte du marché.
    Nous assistons à  la complicité d'un pouvoir vidé de sa substance, poussé par la victoire du capitalisme financier sur le capitalisme productif a survivre honteusement grâce à une spéculation hystérique :  la surenchère, la bourse, la publicité, l'audimat, la concentration économique, le succès, l'opportunité, le profit; beaucoup de risques mais beaucoup de fric à la clef, mais aussi l'imposture, mais aussi l'information travestie, partout la démocratie en danger, la liberté bafouée.
    C'est un pouvoir inimaginable agissant sur la conscience des opinions publiques qui est désormais détenu par ces entités économiques à vocation mondiale, à stratégie globale -  globalisation, pacification sociale, uniformisme - dont l'influence dans les affaires de la planète se trouve très souvent plus efficace que celui des Etats affaiblis, des hommes politiques médiocres, sans ambition, polis comme le sont souvent les faux-vertueux, vaincus par un implacable darwinisme économique triomphant.


    Ces groupes de communication sont propriétaires de stations de radio, de presses écrites, de chaînes de télévision mais aussi, détenteurs des outils de l'Internet les plus performants, contrôlant tout ce que nous lisons, tout ce nous voyons, tout ce que nous entendons et diffusant leur sape au moyen de tous les canaux existants.
    Ces colosses deviennent de la sorte, par leur puissance économique, la force de leur conviction les protagonistes essentiels de la globalisation libérale. La mondialisation des médias nous étouffe, elle nous prive de réflexion, nous assomme de nouvelles sans intérêt, elles nous matraque, nous affole de façon déraisonnable, elle s'auto-censure quand elle devrait nous interpeller,  journalistes complaisants qui participent à cette pantalonnade de liberté en exprimant sournoisement leurs élucubrations introverties, à taire les injustices les plus évidentes, chattering-class n'ayant jamais aussi bien servie le pouvoir et le courant néolibéral, enlisée dans l'audimat, la course à la productivité du futile, de l'inutile et cette situation est à la fois intenable et impossible ... C'est un mensonge, une illusion, le cauchemar d'une réalité fantôme entièrement reconstituée, virtuelle qui ne peut pas perdurer.


    C'est la raison pour laquelle, le lutin Demos agissant comme il le peut a décidé de créer sur ce blog une nouvelle rubrique destinée à dénoncer chaque fois que possible les mensonges et les manipulations de cette nouvelle caste de collabos à la botte d'un système qui nous ruine au profit d'intérêts cupides et égoïstes ...


  • Commentaires

    1
    dinero
    Mardi 28 Février 2006 à 16:56
    bonjour
    bien dit et bravo à votre blog
    2
    Mardi 28 Février 2006 à 16:58
    Mon blog vous remercie
    cher ami, et moi aussi ...
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