• Mes chers amis, il y a quelques jours, François Bayrou dénonçait les médias de masse dominé par la concentration économique et le pouvoir de l'argent (*) : depuis des années, entraînés dans la mondialisation néolibérale, les organes de presse subissent une concentration qui génère des géants capables d'orchestrer de gigantesques campagnes de désinformation à l'échelle nationale, et cette situation soulève un problème majeur pour le devenir de notre démocratie.

    A l'instar de la campagne anti-noniste à laquelle se livra la presse française à l'occasion du référendum communautaire, les médias de masse pratiquent la désinformation, réduit comme de vulgaires manipulateurs à s'adonner à de vielles pratiques fumeuses. Ce quatrième pouvoir parvenu au bout de sa logique néolibérale, aspiré par elle depuis près de 20 ans au fond d'un entonnoir qui l'étouffe – ces médias qui n'ont de cesse de manipuler aux exemples quotidiens de la presse écrite, lors de programmes lamentables auxquels le salarié rompu est assujetti en prime-time, pendant les JT surtout, toutes chaînes confondues sans la moindre exception ...



    Mes chers amis, la presse défenderesse des libertés agonise; la presse quatrième pouvoir, la presse contre-pouvoir est au plus mal, elle expire. Aujourd'hui, la quasi totalité des organes de communication sont à la botte du marché. Nous assistons à la complicité d'un pouvoir vidé de sa substance, poussé par la victoire du capitalisme financier sur le capitalisme productif a survivre honteusement grâce à une spéculation hystérique : la surenchère, la bourse, la publicité, l'audimat, la concentration économique, le succès, l'opportunité, le profit; beaucoup de risques mais beaucoup de fric à la clef, mais aussi l'imposture, mais aussi l'information travestie, partout la démocratie en danger, la liberté bafouée.



    C'est un pouvoir inimaginable agissant sur la conscience des opinions publiques qui est désormais détenu par ces entités économiques à vocation mondiale, à stratégie globale - globalisation, pacification sociale, uniformisme - dont l'influence dans les affaires de la planète se trouve très souvent plus efficace que celui des Etats affaiblis, des hommes politiques médiocres, sans ambition, polis comme le sont souvent les faux-vertueux, vaincus par un implacable darwinisme triomphant.



    Ces groupes de communication sont propriétaires de stations de radio, de presses écrites, de chaînes de télévision mais aussi, détenteurs des outils de l'Internet les plus performants, contrôlant tout ce que nous lisons, tout ce nous voyons, tout ce que nous entendons et diffusant leur sape au moyen de tous les canaux existants. Ces colosses deviennent de la sorte, par leur puissance économique, par la force de leur conviction, les protagonistes essentiels de la globalisation libérale. La mondialisation des médias nous étouffe, elle nous prive de réflexion, nous assomme de nouvelles sans intérêt, elles nous matraque, nous affole de façon déraisonnable, elle s'auto-censure quand elle devrait nous interpeller, journalistes complaisants qui participent à cette pantalonnade de liberté en exprimant sournoisement leurs élucubrations introverties, à taire les injustices les plus évidentes, chattering-class n'ayant jamais aussi bien servie le pouvoir et le courant néolibéral, enlisée dans l'audimat, la course à la productivité du futile, de l'inutile et cette situation est à la fois intenable et impossible ... C'est un mensonge, une illusion, un cauchemar d'une réalité fantôme entièrement reconstituée, virtuelle qui ne peut pas perdurer.



    De toute cette merde, il résulte le duel Sarkosy-Royal, la pire des alternatives pour notre modèle, comme si les Français ne pouvaient que subir fatalistes les termes de cette alternative, un choix posé de fait devant lequel ils seraient contrains de se prononcer ... Quelle erreur d'imaginer gagnante une stratégie aussi vile qu'illusoire ...







    *. http://www.blogg.org/blog-31810-date-2006-02-28-billet-300056.html
    http://suchablog.com/index.php?2005/11/20/712-fox-news-bill-o-reilly
    http://www.blogg.org/blog-31810-date-2006-04-17-billet-330373.html
    -on lira aussi chez le monde diplomatique
    http://www.monde-diplomatique.fr/recherche?s=media+et+pouvoir
    http://www.monde-diplomatique.fr/2004/12/BALBASTRE/11719?var_recherche=media%20concentraion






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  • Mes chers amis, la droite néolibérale matraque constamment l'opinion publique, figurant le déclin d'une France sclérosée, incapable de se réformer, vampirisée par un modèle social favorable aux assistés et autres oisifs. Ces macabres prêcheurs ignorent superbement la littérature économique publiant régulièrement les chiffres des principaux indicateurs économiques; et ces chiffres, ne leur en déplaise, contredisent de façon radicale leur discours récurant. (1)



    Par exemple, depuis près de 10 ans, chaque rapport de l'OCDE souligne la forte productivité française du travail, l'une des meilleure au monde, et dernièrement établi que le temps consacré par les Français au travail reste dans la moyenne annuelle mondiale (2). Cela n'empêche nullement ce fourbe Sarkosy de prétendre que les Français ne travaillent pas assez.



    Le but d'un tel discours consiste à convaincre le peuple d'accepter docilement le détricotage de son modèle sociétal au profit d'un état de plus en plus autoritaire et d'une économie constamment tenue en état de guerre. Les plus radicaux des détracteurs de notre modèle sont Français eux-même. Pour certains, l'idée de créer une entreprise en France leur paraît ridicule alors que selon le célèbre cabinet KPMG « la France offre globalement des coûts d'implantation plus faibles que ses grands voisins européens, non seulement sur l'énergie, les transports et l'immobilier, mais aussi sur la main d'oeuvre. » (3).



    Sans vouloir établir une contre liste idyllique des performances de l'économie française, dans la tradition du lutin contestataire Demos rappelle aux pessimistes, les mêmes qui critiquent la France s'étant installés à l'étranger mais qui reviennent le plus souvent en convoi sanitaire complètement ruinés, bien content de percevoir un RMI , rappeler disais-je, que l'économie française demeure 2ème exportateur européen derrière l'Allemagne (4) , que les trois groupe Français du bâtiment (Vinci, 1er groupe mondial de concessions, de construction et de services associés, Bouygues, Eiffage) positionnent notre pays parmi les premiers bâtisseurs européens, que dans l'industrie pharmaceutique, la France est le 4ème producteur et cinquième exportateur mondial. Encore la France est le troisième exportateur mondial de voitures particulières. Dans le secteur des télécommunications, Alcatel est le quatrième fabricant d'équipements de télécommunications, il occupe la première place dans le secteur des systèmes de transmission et il est leader mondial des réseaux câblés sous-marins, que le coût de l'Internet est un des plus bas au monde, réseaux et équipements explosent depuis 10 ans...



    Est-il nécessaire d'évoquer EDF, fournisseur de 30% de l'électricité européenne récemment privatisé, le plus gros hold up du siècle avec la bénédiction de citoyens en état de servitude volontaire, ou encore la carte maîtresse du nucléaire civil assurant l'indépendance énergétique française à l'orée d'une crise mondiale majeure dans le secteur des énergies. Le réseau autoroutier est le plus dense du monde et le plus long de l'Union européenne avec 990 577 km dont 10 383 km d'autoroutes (deuxième rang européen). Quant aux dépenses nationales de recherche et développement, elles représentent 2 % du PIB, ce qui place l'effort français de recherche au quatrième rang parmi les pays de l'OCDE. Nous sommes le premier formateur de scientifiques pendant que la droite néolibérale affole les gens en prétendant une exode des cerveaux français .... Mes chers amis, qu'est ce qu'on attend pour faire la fête ? Qu'est ce qu'on attend pour être heureux ?




    1. Lire aussi sur ce blog http://www.blogg.org/blog-31810-date-2006-03-06-billet-303488.html

    2. http://tf1.lci.fr/infos/economie/0,,3301505,00.html




    3. http://www.lexpansion.com/art/15.0.143162.0.html




    4. http://www.lemonde.fr/web/chat/0,46-0@2-3234,55-759022,0.html ou http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/france_829/decouvrir-france_4177/france-bref_2271/economie_4457.html
        (même source pour les principaux chiffres évoqués dans cet article)


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    Mes chers amis, le peuple Juif demeure t-il peuple à part? Antisémites, sionistes et modérés s'accordent, chacun ses préjugés ou ses jugements, pour répondre par l'affirmative. Les trois religions monothéistes reconnaissent que le peuple Juif est l'élu de Dieu même si le Coran le considère infidèle. Aucun peuple dans l'histoire de l'humanité ne s'est révélé si proche du divin. Aucun peuple dans l'histoire de l'humanité n'a subi autant de persécutions à l'image de Jésus cloué sur sa croix jusqu'au basculement dans l'abîme inimaginable et la honte éternelle. Le peuple Juif porte en lui cette double légitimité : la gloire de celui qui fut sanctifié et la gloire dans le soleil des morts comme aurait pu dire Balzac s'il avait connu la Shoah.


    Il serait légitime d'avoir foi en ce qu'un tel peuple s'inspirât du divin en nous montrant par l'exemple les chemins de la sagesse; qu'il formât le lien direct entre les pécheurs que nous sommes et la perfection du créateur comme la toile du maître nous relie instantanément à la beauté fatale; que sa grandeur d'âme fût à la hauteur de cette mission universelle. Qui mieux que la victime innocente d'un fratricide outrageant peut prétendre attester l'impératif absolu de préserver en toutes circonstances le respect de la personne humaine, de son âme et de son corps fusse t-elle adversaire?



    Or, à quel spectacle assistons-nous aujourd'hui ? La misère, la violence, l'invasion, l'occupation, la destruction, la déportation, la mise à mort de cadavres, l'ironie devant les chairs mutilées, la vengeance et le jeu morbide sur la souffrance de ses ennemis. Si la gloire est la preuve de la vertu, malheureusement Israël n'a aujourd'hui ni gloire ni vertu pas même de sagesse. Et si le peuple d'Israël est un peuple à part, force est de constater qu'il l'est un peu moins aujourd'hui. Tout juste à même de méditer sur cette pensée de Toulet :  "Tout se paie, et la honte quelquefois aussi cher que la gloire."


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  • Amis lecteurs, si vous partagez les idées développées dans ce blog, vous pouvez faire quelque chose d'utile pour en faire la promotion.

    Une concept est d'abord une idée volatile mais dotée d'un potentiel de puissance inouïe à condition de réunir autour de lui l'enthousiasme et la majorité.
    Si vous partagez l'idée selon laquelle notre monde est accablé d'injustices, que les néolibéraux sont un danger pour la civilisation occidentale en général et la France en particulier, vous pouvez agir, même de chez vous, pour faire en sorte que l'Idéalisme puisse conduire à autre chose qu'à idéaliser.
    Comment pourrions-nous contrer la néolibéralisme triomphant, si nous n'avions pas tous une certaine idée de ce que le monde devrait être...?

    L'idéal est cette impulsion qui seule peut nous conduire à créer au milieu du désert d'idées et du fatalisme affligeant qui nous accablent quotidiennement, à faire oeuvre d'art, mais aussi à jeter sur le monde un regard critique, préalable à tout projet de le transformer, de le rendre plus juste. Notre idéal de justice nous mobilise au service d'autres fins que le succès matérialiste.

    Faites la promotion de ce blog, creez des liens, copiez-collez tous les articles que vous voulez afin de les publier sur les forums du monde entier, au besoin, en les transformant pour les adapter à vos choix de coeur et d'esprit; signez-les de votre pseudo - que nous importe - pourvu que l'émotion créatrice des âmes ouvertes plutôt que de rester dans les limites du groupe et de s'en tenir à la solidarité établie par la nature, se porte vers la condition humaine en particulier dans un élan d'amour capable de contrecarrer le néolibéralisme au nom de l'humanité toute entière....


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  • Mes chers amis, je débuterai cette courte analyse par quelques interrogations légitimes propres à éclairer le champs de mes incertitudes. La liberté politique consiste t-elle à s'affranchir de toutes contraintes normatives : c'est le concept de liberté formelle; ou consiste t-elle, sous réserve de certaines obligations, à mettre à disposition des individus les moyens de satisfaire effectivement leurs aspirations : c'est le concept de liberté réelle ? Parallèlement, traduite au plan purement économique, la libre-concurrence, synonyme de liberté économique, doit elle être totale (concurrence formelle) - quitte à qualifier encore de concurrentiel un marché dans lequel apparaissent des entreprises d'une telle dimension qu'elles exercent de fait un monopole absolue - ou bien la libre-concurrence consiste t-elle à ériger des normes destinées à empêcher toute forme de monopole y compris celui d'une entreprise objectivement plus performante que feu ses concurrentes (concurrence réelle ou plus communément appelée « concurrence parfaite ») ? Le choix de l'une ou l'autre branche de cette alternative ne distingue en aucun cas le libéralisme du socialisme. En politique, comme en économie, cette distinction entre liberté formelle et liberté réelle se pose, en réalité, au sein même de la pensée libérale sans considération des courants opposés à l'économie capitaliste.

    Depuis le crevard Reagan et la vieille peau Thatcher, il apparaît que le concept de liberté formelle domine la pensée libérale. Et durant les quarante dernières années, force est de constater la césure immense qui s'est opérée au sein de la famille libérale; césure que le clivage traditionnel « gauche-droite » a complètement éclipsé. Je le répète : c'est au sein même de la pensée libérale que s'est produit un renversement fondamental au point que les formes de capitalisme pratiquées il y a 40 ans pouvaient comporter des préoccupations sociales ou éthiques devenues complètement désuètes aujourd'hui. Pour en saisir la portée, il est nécessaire de brosser un rapide historique de la pensée libérale.

    Au cours de la révolution industrielle du XIXè siècle, au moins en Europe, les libéraux définissaient la liberté politique dans son acception formelle, et le célèbre « laissez faire, laissez aller » prôné par Adams Smith, traduisait économiquement le même concept de liberté formelle au mépris de la théorie de la « concurrence parfaite ». Logiquement, l'état d'injustice généré par cette utopie capitaliste provoqua les réactions sociales les plus radicales et les plus dangereuses; l'anarchisme - et surtout, la version la plus agressive du socialisme: le communisme - ont failli autant que le nazisme engloutir définitivement l'Europe et son capitalisme sauvage dans l'abîme universel. C'est exactement ce qui nous guette quoique l'histoire ne ressert jamais le même plat..

    Dans les années 50, à cause de l'échec cuisant du capitalisme sauvage (ce que nous appelons péjorativement aujourd'hui néolibéralisme), le courant Smithien fut complètement discrédité au sein de la famille libérale. Les néolibéraux étaient considérés dans leur propre famille philosophique comme des utopistes au même titre que les phalanstères de ce brave Proudhon symbolisent l'utopie socialiste. Ils étaient même, à jute titre, assimilés à des illuminés dangereux, à des idéalistes de la première heure, vielles carnes théoriciennes incapables de se réformer. Des années 50 aux années 1980, les néolibéraux se sont organisés en véritables sectes, ouvrant partout dans le monde des écoles, des instituts et toutes sortes de fondations diverses destinées à promouvoir leur idéaux. Il n'entre pas dans le champs de cette analyse d'expliquer comment une minorité d'économistes hystériques est parvenue à une réussite aussi éclatante, mais il est évident qu'ils n'ont pu triompher qu'en s'emparant des consciences : c'est à dire en utilisant les mêmes armes que ceux qu'ils prétendent combattre. Je le dis de la manière la plus abrupte : le néolibéralisme est à la pensée libérale ce que l'évangélisme pentecotiste est au catholicisme et l'intégrisme musulman au Coran : une lecture dans le texte de la pensée Smithienne, de surcroît en la radicalisant, en la travestissant. C'est un retour aux sources rigides et primitives d'un courant qui était pourtant parvenu à se transformer, qui commençait à apporter aux sociétés occidentales le meilleur après des décennies de luttes et d'injustices. Je prétends bien que Smith, lui même, a posé les limites de sa propre théorie sinon, il conviendrait de parler de paléo-libéraux plutôt que de néolibéraux lorsque l'on évoque les théories fumeuses du chafouin Sarko et de sa ribambelle de traites à la nation.

    A partir de 1945, devant la nécessite impérieuse de réformer le capitalisme, trois économistes : Léon Walras, John Maynard Keynes et Paul Samuelson ont contribué miraculeusement à orienter le capitalisme dans une voie susceptible d'espérer un relatif consensus, et surtout, de le mettre au service du plus grand nombre. Comprenez, mes chers amis, que le keynesianisme fut la réponse imparable apportée par les libéraux aux attaques légitimes du socialisme radical ... cet économiste et ses promoteurs ont sauvé les modèles occidentaux (y compris aux USA) en proposant des solutions intelligentes aux erreurs générées par une interprétation radicale des mécanismes de l'économie capitaliste. En aucun cas, l'Etat dit péjorativement « providence » s'apparente à de la planification économique. Keynes était un partisan du capitalisme et ceux qui prétendent que l'Etat providence s'assimile à du communisme nous trompent délibérément. D'ailleurs, au moment du triomphe des économies keynésiennes, jamais les sociétés occidentales n'ont été aussi libres, joyeuses et optimistes.Certes, elles avaient sans doute plus d'inflation qu'aujourd'hui, mais elles n'avaient pas plus de déficits, beaucoup moins de chômeurs, moins de disparités entre les classes sociales, et elles jouissaient d'un taux de productivité à faire rêver les pitres qui prétendent nous représenter.

    Aujourd'hui, comme dans le système stalinien, ceux qui contestent le néolibéralisme sont accusés de tous les mots et de toutes les tares. Discrédités, ridiculisés et calomnier comme le fit Friedrich Hayek, - le plus représentatif des néolibéraux « modernes », défenseur du capitalisme sauvage, à ses yeux, la seule forme de vrai libéralisme - lorsqu'il traitait les keynésiens de « faux libéraux ». De quel droit me traiter de « faux-libéral » pour l'unique raison que je critiquerais un système qui génère de plus en plus de pauvreté et d'injustices? Il y a une ironie insupportable à entendre des individus comme Madelin ou Sarkozy accuser la France d'immobilisme, à qualifier de propositions innovantes et de réformes ambitieuses le retour à des théories archaïques vielles de plus de 100 ans qui, par deux fois, ont échouées, non sans entraîner, à chaque fois, les sociétés occidentales dans la décadence et l'autoritarisme. Nous y sommes aujourd'hui comme à la veille de la Seconde guerre mondiale alors que nous avons les moyens de résister à cette construction surnaturelle de l'économie comme nous avons toujours eu les moyens de résister à toute dictature fusse t-elle la plus radicale et la plus déterminée...


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