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Publié par demos à 16:20:14 dans L'économie de guerre. | Commentaires (16) | Permaliens
Pendant ce temps, le revenus des ménages est en chute libre depuis plusieurs décennies.
En 1985, les cadres gagnaient 4 fois plus que les ouvriers, aujourd'hui ils gagnent 2,5 fois plus.
Le risque de perte d'emploi, c'est à dire la précarité, à doublé en 20 ans, chiffre qui n'est pas prêt de s'améliorer si le CPE devait être légalisé.
Un ménage sur 2 vit avec moins de 1800 E par mois alors que selon l'Insee, pour 2005, un couple avec 2 enfants jusqu'à 14 ans est considéré comme pauvre lorsqu'il gagne moins de 1613 E mensuels.
Par ailleurs, + de 3 millions de personnes vivent sous le seuil de pauvreté fixé à 620E par l'INSEE dont 33% de salariés, ces Wolking-poor qui ne peuvent même pas s'offrir une location.
Les exemples pullulent d'une fracture sociale inimaginable dans un pays qui n'a jamais été aussi riche.
Pendant ce temps en Grande-Bretagne, pays de référence des néolibéraux, les ménages britanniques croulent sous les dettes.
Le nombre de faillites personnelles a augmenté de 45% en 1 an atteignant 67.580 foyers.
Ce record, lui aussi historique, s'explique par la facilité avec laquelle les Anglais accèdent au crédit; richesse de façade, économie virtuelle, les magasins débordent de propositions de prêts de sorte que l'endettement des ménages atteint 1645 milliards avec les conséquences que l'on imagine lorsque les revenus ne suffisent plus à couvrir les intérêts des emprunts (1).
A qui profite tout ce fric que l'on ne redistribue pas et qui ne vient pas même équilibrer la balance des comptes?
Combien de temps allons-nous accepter de se faire plumer purement et simplement, de se faire manipuler par le capitalisme de catastrophe.
Mes chers amis, ce qui se passe en France comme partout en Occident est le résultat de nos choix de société et les conséquences de ces choix n'ont rien d'illogique.
C'est cela le capitalisme sauvage : l'aggravation des inégalités dissimulée derrière la croissance des principaux indicateurs économiques... point final
Sommes-nous capables d'inverser la tendance ?
En avons-nous vraiment la volonté?
Mes chers amis, cette situation est à la fois une honte et un échec.
Une honte pour un pays développé qui abandonne en chemin la partie la plus vulnérable de ses habitants.
Un échec pour notre modèle économique et social incapable d'assumer le bien être minimum à toute la population.
Les moins performants, les moins productifs, les moins instruits, les plus fragiles, n'ont pas leur place dans un système essentiellement matérialiste et destructeur qui sanctionne l'échec sans appel.
Tandis que les politiques publiques s'étiolent sous le coups de butoir du marché et de l'idéologie budgétaire libérale, mal préparés, mal armés, mal défendus, les plus démunis sombrent dans l'indigence.
Nous devons d'urgence réagir contre un système qui n'a de libéral que le nom et qui fabrique de la richesse en produisant de la pauvreté...
1. Sur l'état de l'endettement des ménages français http://www.blogg.org/blog-31810-date-2005-11-16-billet-241758.html
Publié par demos à 18:04:07 dans L'économie de guerre. | Commentaires (17) | Permaliens
Mes chers amis, un sondage réalisé par Ifop pour le compte du salon des entrepreneurs à l'échelle européenne a donné des résultats édifiants.
Les Français se situent dans le peloton de tête européen des créateurs d'entreprise.
25% des personnes interrogées expriment l'intention de créer leur entreprise à 8 points au dessus des Allemands, 6 des Italiens et 13 des Espagnols (28%pour les Anglais).
Par ailleurs, 36% se déclarent prêts à le faire dans les 2 prochaines années, plaçant ainsi les Français en première position des Européens cultivant l'esprit d'initiative (29% pour les Anglais, 27% les Italiens, 33% les Allemands et 32% les Espagnols).
Le lutin contestataire Demos entends d'ici les perturbateurs prétextant qu'il ne s'agit que d'un sondage.
Certes, mais il faudra alors nous expliquer la formidable explosion des créations d'entreprise enregistrées en France en 2004 (224.000 entreprises crées soit une hausse de 12% par rapport à 2003 qui était déjà une année record). L'explosion des introductions d'entreprises à la bourse de Paris cette année (+58%).
La proliférations des cabinets d'avocats d'affaires étasuniens sur la place de Paris (+180%) depuis le début de l'année etc...
On est donc loin de l'image d'assistés socialisants et de fainéants bon à rien que le Medef avec la complicité d'un gouvernement archi-menteur et archi-manipulateur tentent de nous inculquer à coups de couvre-feu et d'incantations alarmistes.
Sachant que le salarié français est en plus le plus productif parmi tous nos partenaires économiques y compris les USA, (rapport de l'OCDE) il serait temps que l'on comprenne que toutes ces balivernes sur une prétendue catastrophe économique latente et la nécessité de mettre un terme d'urgence à l'exception française sont de sinistres manipulations destinées à asseoir le néo-libéralisme dans nos têtes.
Le français cultive l'esprit d'entreprise, innove et demeure le plus productif. Les chiffres sont là pour le démontrer alors que nous sommes assommés de travail, qu'on nous demande toujours plus pour toujours moins.
A qui profite le fruit de cette productivité ?
A qui profite les milliards d'euros que la classe moyenne, l'artisanat et les PME payent chaque année pour compenser les cadeaux que fait la droite à cette poignée de capitalistes cupides ?
A qui profite tout ce fric alors que toutes les études font état d'une paupérisation croissance des ménages et d'un démantèlement historique de notre protection sociale?
Pendant combien de temps allons-nous nier l'évidence qui est là, sous nos yeux?
Ils nous bananent sans la moindre pudeur...
Publié par demos à 16:34:23 dans L'économie de guerre. | Commentaires (3) | Permaliens
Mes chers amis, on nous bassine depuis des lustres à propos d'un inconvénient majeur des politiques de relance : elles causeraient une inflation galopante source de déficits inadmissibles dans une économie saine et responsable.
On ne peut, ânonnent en coeur les futurs chômeurs des écoles de commerce et de sciences-économiques, dépenser plus qu'on ne gagne... Fort bien...
Mais alors il faudrait m'expliquer en quoi se serrer la ceinture nous récompense t-il de nos efforts ?
Sommes-nous bénéficiaires en terme économique et en éthique d'abandonner sur le chemin plusieurs millions de nos compatriotes au nom de cette sacro-sainte stabilité, au nom de l'équilibre budgétaire ? Un équilibre qui est une chimère et pour cause...
Non seulement, L'Occident croule sous le déficit, mais ce déficit est bien plus important que celui qui existait à l'époque où l'on pratiquait le Keynésianisme.
Non seulement la maîtrise de l'inflation creuse les inégalités en nourrissant l'exclusion et l'injustice (33% des salariés vivent sous le seuil de pauvreté fixé à 620E par l'INSEE) mais en plus, nous ne parvenons même pas à tirer le moindre avantage individuel ou collectif de ce protestantisme idéo-économique historiquement et statistiquement erroné qui nous pourrit la vie au point de mettre notre civilisation en danger.
Il va de soit que ce constat est mondialisé tout autant que le néo-libéralisme.
A qui profite tout ce fric que l'on ne redistribue pas et qui ne vient pas même équilibrer la balance des comptes?
Publié par demos à 19:49:15 dans L'économie de guerre. | Commentaires (4) | Permaliens
Publié par demos à 18:23:49 dans L'économie de guerre. | Commentaires (10) | Permaliens
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